dimanche 11 décembre 2011

A la rencontre du créateur Philippe Zorzetto

Rendez-vous devenu incontournable, Les Garçons aux Foulards partent à la rencontre d’un créateur et de son travail afin de partager avec vous son univers créatifs. Et ce mois-ci, nous quittons le monde des Accessoires et du Prêt-à-porter pour nous intéresser à celui des Souliers, avec l’un de ses acteurs les plus élégants ambassadeurs, Philippe Zorzetto.

© Les Garçons aux Foulards

L’homme - Originaire du Sud de la France, et plus précisément de la jolie ville de Carcassonne, issu d’une famille d’artisans ébénistes ayant entre autre travaillée avec la maison Goyard pour la réalisation de malles, Philippe Zorzetto a été élevé dans la tradition du certaine forme de travail manuel bien fait. Odeur de cuir, musique des outils qui frappent le bois, parfum d’atelier, ne le quittent jamais vraiment, et après un début de carrière dans le monde de la publicité, il décide de changer d’univers et de lancer sa propre marque de souliers.

© Les Garçons aux Foulards

Le déclic – Tout début avec une découverte dans le grenier de son grand-père. Une série de formes anciennes de chaussures datant des années 30, réalisées par celui-ci, qu’il récupère, touché par la beauté pure de l’objet et par l’histoire quelles portent en elles. Ni totalement rondes, ni vraiment pointues, elles ont cet équilibre juste de l’élégance des années 30 et 40. Croquées sur papier, imaginées sur une déclinaison de cuirs fauves, Philippe Zorzetto comprend que ce sont les formes de souliers qu’il souhaite porter et qu’il cherchait en vain chez les autres créateurs de chaussures.

© Les Garçons aux Foulards

La boutique – Contraste des murs blancs et du parquet en bois foncé, l’espace aux lignes pures abritant les collections Philippe Zorzetto, niché au cœur du Haut-Marais, est un parfait résumé de l’univers de son créateur. Décoration minimale architecturée, livres d’art, objets anciens, formes en bois servant à la façon des souliers et quelques très beaux agrandissements de polaroids de l’artiste Maripol.

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Le travail - Classiques revisités, modernisés, alliant formes traditionnelles issues de l’une de plus belles périodes de l’histoire de la chaussure masculine, peausserie précieuse, coutures Blake, séries limitées réalisées dans des ateliers espagnols sélectionnés pour leurs savoir faire artisanal ; les souliers Philippe Zorzetto, initialement pensé pour l’homme ont été  rapidement déclinés et affinés pour chausser les pieds féminins. Philippe Zorzetto définit d’ailleurs sa marque comme mixte, offrant ainsi à ses clients un même confort, un même style, une même élégance.

© Les Garçons aux Foulards

Les modèles – Répondant aux doux noms de Arsène, Lily, Mathieu, Charles, Andy ou encore Arno, les souliers Philippe Zorzetto se déclinent en derby, bottines, bottes, richelieu, boots basses ou encore mocassins. Loin des cahiers de tendances et de leur diktat saisonnier, les collections Philippe Zorzetto évoluent au fil du temps, calmement, selon les coups de cœurs de ses clients, les commandes particulières qu’il a pu recevoir, les envies de couleurs et de tannages différentes, les qualités de veaux, mates ou brillants qu’il découvre en Espagne, mais avec un objectif toujours identique, la recherche d’une forme d’équilibre parfaite. Tout cela à bien évidement un coût, non prohibitif, allant de 270 à 390 euros.

© Les Garçons aux Foulards
© Les Garçons aux Foulards

Le coup de cœur – Si nous ne devions en retenir qu’une, et le choix serait difficile, ce serait sans doute les incroyables bottines Lily. Cuir glacé havane, talon Cubain, travail incroyable de plissé ; le soulier devient objet. Objet que l’on aime rester à regarder, désir de le toucher.

© Les Garçons aux Foulards


Les projets - Deux nouvelles ouvertures parisiennes sont annoncées courant 2012, l’une dans le très animé quartier Montorgueil, la seconde dans le très prestigieux quartier Saint Honoré. Mais encore un peu de patience, Les Garçons aux Foulards seront bien sur présents et mèneront l’enquête!

A.

Philippe Zorzetto
106, rue Vieille-du-Temple - 75003 - Paris
www.philippezorzetto.com

11 commentaires:

  1. ils sont simples ces souliers et c'est ce que j'aime ils sont très classe et moderne j'aime beaucoup, comme quoi la simplicité et la qualité il en faut pas plus parfois

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  2. Tout à fait d'accord Sandrine! Simplicité de la forme, qualité des matières, modernité de la ligne ; c'est ça la définition de l'élégance pour moi!

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  3. très intéressant cette article !! je ne connaissait pas mais maintenant si ;)

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  4. Etant donné que je ne vis pas loin de la rue vieille du temps et que j'y passe minimum une fois par semaine...Ca ne me laisse plus le choix la ! J'adore les bottines Camel (avant dernière photo)

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  5. Effectivement, plus aucun autre choix n'est envisageable que celui de découvrir les (très) belles créations Philippe Zorzetto! ;-)

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  6. Alors là, je dis bravo car c'est l'équilibre chic et classe sans chichi que j'apprécie. Je vais dès que possible pousser la porte du Maître Cordonnier, ou cliquer sur le e-site mais ce serait vraiment dommage de ne pas profiter de cette bellissime échoppe.

    Allez hop, une paire de Richelieu Mathieu et mes petits petons seront aux anges...

    Merci les GAF !

    ~P~

    "Si ma chaussure est étroite, que m’importe que le monde soit vaste" (proverbe ottoman)

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  7. Bonsoir cher Pimm's! ;-)

    Merci pour ton commentaire, je te reconnais bien là! Les Mathieu sont magnifiques! Richelieu faussement classiques. La semelle est en gomme blanche inspiré de l'univers du sport et casse les codes du soulier traditionnel. Sais-tu d'ailleurs pourquoi elles s'appellent Mathieu...? ;-)

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  8. Mmmm même s'il manque un "t", je pencherai pour Matthieu Chedid qui est un shoes addict.

    Quant au modèle "Andy", c'est Mister Warhol isn't it ? (à moins que... non quand même pas !)

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    1. bravo Pimm's, 20/20

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    2. ok avec 4 ans de retard mais bon c bien trouvé !!

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