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vendredi 18 septembre 2015

Fashion Week de New York – Les Looks à retenir !


Septembre, gris et pluie sur Paris, nul doute, la rentrée est définitivement entamée. Tout comme la saison des défilés qui vient à nouveau de commencer, New York en tête, ou de plus en plus de créateurs se donnent rendez-vous afin de montrer leurs collections à un marché américain de plus en plus demandeur en matière de mode. La preuve en est avec le défilé évènement organisé par Riccardo Tisci pour ses dix ans à la tête de la direction artistique de Givenchy, à la date symbolique du 11 septembre et l’engouement que celui-ci a eu sur le monde de la mode tout comme sur le grand public. Rapide review de nos défilés préférés, des looks à retenir et des attitudes à adopter pour l’été prochain !

© Anna Sui SS16


Michael Kors

C’est une jolie surprise que nous a réservé le créateur Michael Kors pour sa prochaine collection. Elégance plus subtile, attitude fluide, nonchalante, terriblement urbaine, frôlant par certains cotés une forme de minimalisme épuré dans les lignes ; la collection été se décline en blancs optiques, noir graphiques, beiges très clair, solaires, juste rehaussés d’accidents de rouges faisant un clin d’œil à un univers de vacances éternel, un peu Boho, un peu Gypset, qu’on adore !

© Michael Kors SS16
© Michael Kors SS16 

© Michael Kors SS16
© Michael Kors SS16
© Michael Kors SS16

© Michael Kors SS16


Philip Lim

C’est une forme d’hommage à l’Asie éternelle que nous a livré Philip Lim lors de ce défilé pour l’été 2016. Contraste d’un minimalisme contemporain que nous dicte la nouvelle génération mode Made in Korea depuis plusieurs années, avec de subtiles références à la Chine impériale et à son savoir-faire séculaire de la soie, travaillée dans des versions fluides, ou en jacquards floraux modernisés sur des boots open-toe ou des silhouettes jouant sur les contrastes de l’uni et du motif. Blanc et noir, signature graphique minimale du créateur, beige et kaki pour une version Safari totalement revisité, et légers tissus d’inspiration masculine le tout agrémentée de délicates fleurs blanche en soie. La poésie de l’empire du milieu n’est jamais très loin.

© Philip Lim SS16
© Philip Lim SS16
© Philip Lim SS16
© Philip Lim SS16
© Philip Lim SS16


Oscar de la Renta

Pour l’été prochain, la femme Oscar de le Renta sera toute de rouge vêtu ou ne sera pas ! C’est du moins ce qu’en a décidé Peter Copping, nouveau directeur artistique de la maison depuis la disparition du maître. Rouge vif, théâtral, presque sanguin, les références aux origines latines de Mr de la Renta sont évidentes, et il flotte sur Manhattan comme un petit quelque chose d’Andalousie. Boléro volanté sur jupe fendu, sublime guipure ajourée en coton pour une version chicissime de la petite robe de plage, ou encore tulle noire entièrement rebrodée de rouge pour le soir, la couleur fétiche du créateur disparu se décline tout au long de la journée pour un vestiaire spectaculaire. Merci Mr Copping pour ce bel hommage.

© Oscar de la Renta SS16
© Oscar de la Renta SS16
© Oscar de la Renta SS16

Narciso Rodriguez

Maître incontesté du minimalisme américain, Narciso Rodriguez propose pour sa prochaine collection, des silhouettes coupées au cordeau, A Line ou I Line jouant sur les textures, mixant blanc, noir, cuir et quelques touches d’un orange vif mettant en avant détails de coupe délicats – un sans faute.

© Narciso Rodriguez SS16
© Narciso Rodriguez SS16
© Narciso Rodriguez SS16

Vera Wang

C’est une collection étonnement jour et urbaine que nous propose la créatrice Vera Wang pour l’été prochain, généralement plus connue pour ses somptueuses robes de bal que pour son Daywear. Un défilé All Black mixant les codes masculins et féminins, le Tailoring et les soies, l’univers du sport avec le féminin absolue, le jour et le soir, offrant ainsi une collection très géométrique tout en détail et en subtilité.

© Vera Wang SS16
© Vera Wang SS16
© Vera Wang SS16
© Vera Wang SS16

Proenza Schouler

Un seul mot d’ordre Bohème ! C’est ainsi, vers un voyage tout en fluidité et en mouvement, aux très forts accents hispanisant que nous invite le duo Proenza Schouler. Spring break mexicain, ou séjour culturelle andalou, nul doute la femme Proenza Schouler a révisée ses classique et détourne subtilement les codes Sévillans ! 

© Proenza Schouler SS16
© Proenza Schouler SS16
© Proenza Schouler SS16

Travail de volant tout en asymétrie, jeux de volumes, rouge vital présent, jouant sur les contrastes avec les noir et les blancs, très beau travail maille ajourée et de guipures, nul doute, les références de la prochaine collection Eté 2016 nous font indéniablement penser à un Cristobal Balenciaga contemporain.

© Proenza Schouler SS16
© Proenza Schouler SS16
© Proenza Schouler SS16

Anna Sui

Fond de mer imaginaire, cocotiers à l’esprit vintage sur le catwalk, le ton est donné - Aloha ! Bienvenue à Hawaii, terre de tous les excès, paradis des surfeurs et des amoureux de chemises en soie imprimées. Hawaii fantasmé, idéalisé, flirtant avec l’esthétique de son âge d’or dans les années 40, les mannequins défilent en robe dentelles fleuries jouant sur les célèbres motifs floraux qui ont fait la réputation de l’île, mais le tout savamment retravaillé sur des dentelles précieuses spécialement réalisées par la créatrice. 

© Anna Sui SS16
© Anna Sui SS16

© Anna Sui SS16


Mailles ultra fines portées en seconde peau en références aux tatouages tribaux autochtones ; looks à l’élégance surannée et terriblement charmante d’après guerre avec des petits bloomers en crochets ou en dentelles portées avec des blousons court plus Pin Up que militaires. Bloomers, se transformant parfois en néo short de bain en dentelles entièrement rebrodées de sequins aux accents très Couture, faisant ainsi un très joli clin d’œil au sport fétiche de l’Ile. Et pour le soir, de longue robe en soie imprimées d’inspiration Boho, ou de longues robes de tulles et dentelles noires entièrement rebrodées des motifs floraux Hawaïen, un luxe très Gypsetteuse !

© Anna Sui SS16
© Anna Sui SS16
© Anna Sui SS16

Marchesa

Un mot me vient en tête spontanément – évanescence ! Marchesa est réputé ses sublimes silhouettes très Tapis Rouge, et une fois de plus, les deux créatrices à la tête de la direction artistique ne nous déçoivent pas ! Poésie infinie des robes couleurs ciel, orage, ou couleur Lune, les jolies Peau d’Ane des temps modernes devraient être comblées. Kilomètres de tulles transparent, de dentelles délicates, centaines d’heures de broderies main, précieux détails travaillés sur de la soie et du chiffon – un très grand soir et une très belle collection, juste, délicate, féminine mettant en avant l’exceptionnel sans pour autant en faire trop ! Bravo !

© Marchesa SS16
© Marchesa SS16
© Marchesa SS16
© Marchesa SS16

Givenchy

Dix ans à la tête d’une maison déjà ! Celui qui, derrière son coté Gangsta’ Boy de la mode, ayant le premier, aux cotés de Karine Roitfeld, lancé le concept de « Gang » et de « Famille » dans cette industrie, a apporté indéniablement sa patte à l’histoire de la mode. Références quasi infinies sur chaque silhouette, faisant dialoguer sur une même pièce l’univers du sacré, du bondage et de l’ethnique, Riccardo Tisci ne cesse de réinventer, collection après collection la femme Givenchy. Tantôt guerrière, tantôt ultra féminine, les codes des genres, du Tailoring et du Flou s’associent toujours créant un dialogue troublant et parfois même une forme d’androgynéité à la sensualité quasi palpable. 

© Givenchy SS16
© Givenchy SS16
© Givenchy SS16

Et si Riccardo Tisci choisit de défiler à New York à la date symbolique du 11 septembre, avec en arrière fond l’ancien World Trade Center, il ne faut certes pas y voir une simple allusion, mais plutôt l’hommage à une époque, une décennie particulière, marquée autant par la violence que par l’espérance. Une page qui se tourne, dix ans de création sur un catwalk aux dimensions démuserées réunissant quelques unes des créations les plus emblématiques de la maison parisienne, associées de délicates robes en soie, dentelles, satin fluide, jouant sur les transparences et les codes de la lingerie, et smoking fluide que Mr Saint Laurent lui-même n’aurait pas renié, le tout dans une vision manichéenne de blanc virginal et de noir rigoureux. 

      © Givenchy SS16
© Givenchy SS16
© Givenchy SS16

Paris audacieux que de transposer les salons haussmanniens de la maison sous la skyline new-yorkaise et surtout paris réussi. Souhaitons à Riccardo Tisci dix prochaines années de création et d’émerveillement à la tête de cette maison que nous aimons tant !

© Givenchy SS16
© Givenchy SS16

En conclusion, nous retiendrons que pour l’été prochain, des rues de New York à Paris, nous nous ferons un devoir de porter du blanc optique (parce que c’est l’été et que c’est toujours chic), du noir graphique (parce que c’est plus dramatique), une dizaine de nuances délicates de beige (parce qu’avec le teint halé des vacances c’est ce qu’il y a de plus flatteur) et quelques éclats de rouge (parce qu’on adore son pouvoir a mi chemin entre érotisme exacerbé et théâtralité Méditerranéenne) ! Pour l’attitude, élégante, mais toujours décontractée, presque nonchalante, une main dans une poche, juste parfaite ! Quant à la silhouette, pour le jour, une robe à la découpe simple, mettant en avant le travail du tissu, sa légèreté, et pourquoi pas un détail en cuir noir, ou un bomber XS ou XL comme volé dans le dressing masculin, pour le soir, du très long, des jeux de volants, et même des imprimés aux accents rétro, follement désirables nous faisant voyager en un éclair sur les plages d’un Goa ou d’un Ibiza éternel, le tout sur des sandales plates à l’allure quasi monacales – rien à redire, nous allons adorer l’été prochain !!!


A.

samedi 19 janvier 2013

John Galliano, le retour!



La Fashion Week Parisienne ne cessera décidemment pas de nous étonner. Devenue presque une institution, les scoops saisonniers que nous réserve chacune d’entre elles sont autant de nouvelles fracassantes qui irisent le petit monde de la Mode : affaire Galliano, arrivée d’Hedi Slimane chez Saint Laurent, retour de Jil Sander au sein de la marque éponyme, nomination de Raf Simons à la direction artistique de Christian Dior, ou encore plus récemment le remplacement hystérique de Nicolas Ghesquière par Alexander Wang dans la respectable et respectée maison Balenciaga n’ont cessée de créer l’événement. La cession Hiver 2013 ne pouvait pas déroger à la règle, et c’est bien une fois de plus une nouvelle de taille qui fait le buzz – le retour du créateur John Galliano sur les devants de la scène Mode !

John Galliano - période Dior

Et, selon le WWD, c’est le créateur Oscar de La Renta, empereur d’un certain glamour américain qui a décidé d’ouvrir les portes de son studio (sur les conseils avisés de la rédactrice en chef du Vogue américain Anna Wintour chuchote-t-on)  pou une période de trois semaines, à son vieil ami. « John et moi nous nous connaissons depuis de nombreuses années et je suis très admiratif de son travail. Il a travaillé longtemps et dur sur son rétablissement et je suis heureux de lui donner l’opportunité de revenir dans le monde de la mode, de lui offrir cette période d’adaptation » explique Oscar de la Renta au WWD.

Monsieur Oscar de la Renta

Période durant laquelle l’ancien Directeur Artistique Star de Christian Dior aura l’opportunité de démontrer une nouvelle fois son talent, avant de peut-être faire son grand retour dans le monde de la mode.
Décrié par certains suite à l’épisode de La Perle, adulé par d’autres pour son génie créatif ayant fait de lui l’un des maîtres de la Couture de ce début de siècle ; l’incompréhension et les critiques que pourrait valoir cette décision à Oscar de La Renta ne lui font pas peur. Le créateur estime en effet que tout le monde fait des erreurs et que chacun doit avoir la possibilité de se racheter ; surtout lorsque l’on possède le talent de Galliano.

L'annonce de son retour dans l’univers de la Mode a également été l'occasion de sa première interview depuis l'incident qu’il a donné au WWD. "Je suis alcoolique. Je me soigne depuis deux ans. Quelques années avant d'être sobre, j'ai touché le fond de cette maladie. J'ai dit et fait des choses qui ont blessé des gens, spécialement des membres de la communauté juive. J'ai exprimé mon chagrin en privé et en public pour la peine que j'ai causé et je continue de le faire. Je me suis engagé à dédommager ceux que j'ai blessé. (...) Je suis si reconnaissant à Oscar de m'avoir invité à passer du temps avec lui dans l'univers familier d'un studio de design. Son soutien et sa foi en moi est une leçon d'humilité."

Espérons que cette première étape soit la bonne et signe le retour sur les devants de la scène d’un créateur de génie qui a enflammé au fil des années les cœurs de ses riches clientes mais également de plusieurs générations de jeunes stylistes, journalistes ou encore bloggeurs pour qui Galliano est avant tout le symbole d’une Couture colorée, raffinée, exubérante, féminine, au doux parfum de souffre. Affaire à suivre.

A.

mercredi 6 avril 2011

Scoup du jour : la Maison Balmain se sépare de Christophe Decarnin


Il y a des jours comme çà, ou tout n'est que délice et joie de vivre! Des jours où l'on ne travaille pas et ou le soleil resplendit! Des jours où l'on chante à tue-tête de bon matin et où l'on se dit qu'il va se passer des choses formidables!

Cette journée, c'est aujourd'hui! Et la nouvelle formidable que je pressentais, n'a pas tardée à poindre le bout de son nez. Le PDG de la Maison Balmain annonce officiellement que celle-ci se sépare de son Directeur Artistique Christophe Decarnin!

Ooooooh Grâce! Ooooooh Bonheur! Ooooooh Félicité! Entendez-vous les trompettes des anges dans le Ciel? Moi en tout cas, oui! Car, s'il y a bien un créateur que je n'ai jamais, mais alors jamais aimé, c'est bien Christophe Decarnin!!!! Décrire son style, pour moi, en quelques mots : un comble de vulgarité! Mais oui, mais oui! Et je pèse mes mots chers lecteurs!

Il est bien loin le temps ou Mr Pierre Balmain recevait dans ses salons de la rue François 1er, les plus grandes stars Hollywoodiennes, Marlène Dietrich, Katherine Hepburn pour ne citer quelles, où bien encore les têtes couronnées les plus en vue.


Pierre Balmain - Robe du soir brodée - Années 50


Bien loin le temps, où sa vision de la femme était celle d'une élégante Parisienne, en tailleur structuré, taille marquée. Bien loin également le temps ou Oscar de la Renta dirigea la Haute Couture à la fin des années 80.


Pierre Balmain - Tailleur de jour - Années 60

Au lieu de cela, nous avons eu droit à un massacre total et complet depuis l'arrivée de Christophe Decarnin à la tête de la Direction Artistique de Balmain en 2006 et un irrespect pour les codes de cette maison parisienne. Alors certes, vous me direz qu'il a permis à la belle endormie de revenir sur les devants de la scène, et d'habiller encore quelques stars planétaires au gout légendaire : Jennifer Lopez, Rihanna, Beyoncé... Je vous en laisse juge.... Enfin, pour cela, il faut surtout féliciter le travail du service presse!...

Balmain par C.Decarnin - SS/10
Mille pardons encore, chers lecteurs, si vous me trouvez un peu dur dans mon propos, mais le coté, t-shirt mité et robes de guerrière en cote de maille, dignes d'un revival de Tina Turner dans Mad Max, je n'adhère pas, mais alors pas du tout! 

Mad Max - Tina Turner
Mais je crois que le pire a été atteint pour les défilés des saisons SS/11 et FW/11-12 (en gros, collection de cet été et de l'hiver prochain). Car, lorsque la femme Balmain ressemble étonnement à une pâle copie de la femme Isabel Marant, en version Mad Max toujours (oui, c'est difficile de tirer totalement un trait sur ce qui nous inspire...), là on touche le fond!...

Balmain - SS/11
Et c'est donc à ce moment là, que toute la presse féminine, nous prétexte une dépression pour ce pauvre Christophe, apparemment au bout de ses forces, voir au bout du rouleau. La réalité est toute autre, et çà, peu sont ceux qui ont eu le courage de le dire dans le monde de la mode et des médias. La réalité, c'est surtout celle d'une Rédactrice Mode d'un très célèbre magazine français qui était consultante pour la maison  Balmain, et qui, suite à sa promotion à la tête de la Rédaction en Chef du même magazine à due tirer un trait sur ses autres activités professionnelles…
Et là, c'est le drame! Le pauvre directeur artistique, totalement perdue sans sa muse des temps modernes, fond, craque et n'apparait même pas au final du dernier défilé lors de la Fashion Week de Mars pour saluer ses invités. Nous supposons qu'il a due retrouver depuis, son Touquet natal… (cf : faites un saut sur le lien de l’histoire de la Maison Balmain sur le site officiel : http://www.balmain.com/christophe-decarnin-maison-balmain/ - moment magique garantie ! ) afin de se ressourcer, et trouver d’autres sources d’inspirations… C’est d’ailleurs tout le bien que nous lui souhaitons. Quant à la Maison Balmain, nous lui souhaitons de trouver un Directeur Artistique digne de son histoire, de la richesse de ses archives et du talent de son fondateur afin de perdurer et de rester, toujours, sur les devant de la scène !

J'attends avec impatience vos retours et commentaires chers lecteurs.

A très vite.

Votre dévoué A.