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vendredi 23 octobre 2015

A la rencontre de Fred Marzo


© Fred Marzo - FW15/16

Cela faisait déjà quelques saisons que nous suivions de près le travail raffiné du créateur de soulier parisien Fred Marzo. Amoureux de son style élégant et féminin, et de ses modèles d’escarpins répondant aux prénoms joliment surannés de Pierrette, Maguy ou Titine, Frédéric Foubet Marzorati de son vrai nom, nous surprend collection après collection, réinventant des associations d’agneau plongés, de veaux velours et peaux précieuses. Maître depuis plus d’un an au cœur du Marais, d’un boudoir consacré à son univers de sandales, salomés et autres bottines auxquelles succombent une clientèle fidèle à son style retro chic, Fred Marzo franchit le pas et lance pour cette saison une capsule homme proposant trois des modèles essentiels du vestiaire masculin - mocassin, derby et boots – le tout décliné en veau velours et veau glacé noir et argent et mis en scène dans une première campagne choc. L’occasion était trop belle d’interviewer le créateur de soulier et en profiter pour en savoir un peu plus sur son parcours, son univers, ses sources d’inspirations mais aussi sur ce nouveau challenge masculin !

© Fred Marzo

Etudiant au studio Berçot, puis jeune styliste, pouvez-vous nous raconter comment, l’escarpin, cet objet absolu de fantasme féminin, est arrivé dans votre vie ?

Les "chaussures" en général ont toujours eu une place importante pour moi déjà petit, mais l'escarpin représente tellement la femme, certes quelques fois une femme qu'on idéalise (surtout quand on est un homme) mais surtout une femme sexy quelque soit la hauteur du talon. On pense bien sûr tout de suite aux icônes telles que Marilyn Monroe ou Audrey Hepburn. Le déclic d'en faire mon métier s'est fait pendant mes études au Studio Berçot, le jour où une intervenante est venue nous expliquer son métier, je ne pensais pas qu'on pouvait être uniquement styliste chaussure...  

Une solide expérience chez Christian Louboutin et Sartore, comment ces deux maisons au style si différent vous ont-elles inspirées, façonnées ?

Toutes les expériences nous façonnent et nous font avancer, encore aujourd'hui j'apprends beaucoup aux côtés de Catherine Sartore, avec qui je collabore toujours, même si nos univers sont différents. 

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo - FW14

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre désir de vous exprimer et de lancer votre propre collection ?

Travailler pour une maison qui n'est pas la sienne est un travail bien différent, il faut répondre à un cahier des charges, l'univers de celle-ci n'est pas forcement le notre, on reste un exécutant et on peut parfois "tourner en rond" au bout d'un certain temps... Lancer ma propre marque et mes collections m'a permis de prendre du recul, de penser plus au produit tant pour moi que pour mon client, cela a toujours été un souhait, le plus difficile était de se lancer et d'oser!

Boutique Fred Marzo - 11, rue de Thorigny

Un savant mélange de sophistication contemporaine et de références rétro, le tout revisité, comment avez-vous crée cet univers au doux parfum suranné ?

Je n'ai pas cette impression d'avoir créée un univers, je ne me force pas, tout s'est fait et se fait encore très naturellement. 

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo SS15

Une ligne rouge sur l’arrière du soulier peinte à la main, un petit quelque chose de « Suivez moi jeune homme », pouvez vous nous en dire un peu plus sur cette signature stylistique qui caractérise chacune de vos créations?

Pour la petite histoire, durant la seconde guerre mondiale, faute de moyens, les femmes françaises se dessinaient au crayon noir la couture des bas sur la jambe pour rester féminines. J'ai voulu prolonger ce symbole de féminité qui se retrouve donc au dos de chacun de mes modèles femme et désormais homme.

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo FW14

A l’heure de l’hyper sexualisation et du grain de folie à tout va, vous restez dans un registre d’élégance et de finesse, n’est-il pas trop difficile de ne pas succomber aujourd’hui à une forme de facilité commerciale ?

C'est tellement plus sexy d'être élégant et raffiné, il faut savoir être subtil et fidèle à soi-même. Je n'aime pas me forcer, je préfère rester dans mon registre et suivre la ligne rouge que je trace depuis maintenant 5 ans.

© Les Garçons aux Foulards - Fred Marzo - FW15/16

Pourriez-vous définir en quelques mots les tendances souliers actuelles que vous percevez?

Non, je n'aime pas ce mot "tendance" qui ne veut plus trop rien dire. Il faut porter ce qu'on aime et ce qui nous va, se sentir à l'aise dans ses pompes dans tous les sens du terme. 

Toutes vos créations sont signées Made in France, est ce un code important pour vous ?

Bien sûr que c'est un code important pour moi, j'ai fait ce choix dès le départ car il y a un vrai savoir-faire en France et si nous lui tournons tous le dos nous risquons de le perdre. Vous n'imaginez pas tous les métiers passionnants qu'il y a autour du soulier, sans toutes ces personnes une marque ne pourrait exister. #madeinfrance

Face à une industrie du Luxe grandissant sans cesse et toujours en mouvement, n’est-il pas complexe pour un jeune créateur de rester fidèle à ses goûts, ses valeurs, et résister dans un marché ultra concurrentiel ?

 Je pense justement que le luxe c'est de rester fidèle à ses goûts, ses envies, ses valeurs. Le luxe ne devrait pas être une industrie, c'est cela qui est compliqué quand on est petit face aux grands (groupes). On ne nous laisse pas le choix que de résister.

Premier pas cette saison dans l’univers du soulier masculin, quelle est la genèse de ce projet ?

J'avoue que la genèse est un peu égoïste, tout en répondant à une demande des messieurs qui apprécient les collections femme et me réclamaient des modèles homme. 

© Les Garçons aux Foulards - Fred Marzo - FW15/16

Vos sources d’inspiration rétro chics sont-elles les même pour l’homme et la femme Fred Marzo?

Les sources d'inspirations peuvent être les mêmes mais seront traitées différemment. En règle générale, la femme reste plus fantaisie comparativement à l'homme qui osera moins, ça reste une généralité mais l'homme est plus classique.

Une campagne masculine de lancement extrêmement forte, mettant en avant le soulier, uniquement le soulier, sans aucun vêtement autour, comment vous est venue ce coup d’éclat stylistique justement « peu classique » ?

C'est avant tout un travail d'équipe et d ‘échange avec le photographe Tom Buisseret et Stéphanie Buisseret  directrice artistique de ce projet. L'impact de la campagne devait se faire sur la marque, mais aussi sur le produit, qui est le seul élément de stylisme de l'image - donc la nudité s'est imposée assez naturellement

© Fred Marzo - FW15/16
© Fred Marzo - FW15/16

Cette capsule homme a-t-elle pour objectif d’évoluer, de grandir, ou simplement d’habiller le compagnon de la « femme Fred Marzo » ?

Pour le moment la capsule est composée de trois modèles (un derby Fred, un mocassin Titoune et un bottillon Rémy), elle évoluera certainement dans les saisons à venir avec les matières et couleurs mais je voudrais que cela reste une capsule pour le moment, comme une parenthèse.

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo - FW15/16

De futurs projets dans l’univers du soulier ?

Pas de ligne enfant en perspective! (rires)

Un dernier petit mot peut-être sur vos sources d'inspirations pour l'été prochain?

La collection sera très 50's! Girly d'un côté avec une inspiration Hollywood/American dinner et très Parisienne de l'autre avec de jolis clins d’œil au New Look. 

Inutile de vous préciser à quel point nous sommes impatients de découvrir ces prochains modèles qui séduiront à n’en pas douter vos fidèles clientes. Un grand merci à vous Fred Marzo pour cette parenthèse et pour vos mots, à l’images de vos créations, justes et réservées !

A.


FRED MARZO

11, rue de Thorigny - 75003 Paris



© Fred Marzo - FW15/16

lundi 15 décembre 2014

Cours Running Cours !

© Nike FW14



Comme une envie de détente jusque la réservée au week-end, la running est aujourd’hui le nouvel étendard des marques de luxe, après l’avoir vu apparaître dans la rue sur toutes les Fashionista de la planète mode, créant une vague de rébellion anti consensuelle qui prouvait aux hommes que les femmes pouvaient être élégantes en running !

Car oui elles sont élégantes! Même si l'adjectif qualificatif semble être antinomique à l'objet lui-même! Et non, ces demoiselles ne portent pas cela sans avoir réfléchie au préalable. Comme on le sait une tenue met avant tout le corps, représente un état d’esprit. Porter la running c’est jouer avec les codes, être anti conventionnel(le) et se moquer d'une certaine façon du protocole.

© Valentino FW14
© Maison Martin Margiela FW14

Enfin c’était cela au départ, car aujourd’hui les runnings sont légion. Modèles homme et femme, souvent unisex, créateurs ou plus grand public, les runnings nous en font voir de toutes les couleurs, de tous les styles et de toutes les bourses! Afin de vous aider à y voir plus clair, nous avons sélectionnés tout au long de cet article nos coups de cœurs de la saison! 
© Kenzo FW14
© Rick Owens FW14
© Ash FW14 

Tout débute à la fin d'un défilé Céline, rédactrices, journalistes, stylistes et bloggeuses sont surprises de découvrir aux pieds de Phoebe Philo une paire de Stan Smith. Cette britannique de 41 ans ne porte pas d’une part la propre marque pour laquelle elle créée mais des Stan Smith … Une paire de basket « bon marché ». C’est suite à cela que la planète mode va se prendre d’hystérie pour la running. Il était évident qu'à l'heure ou le stress, la rapidité, l'envie de tout faire vite, nous ayons le besoin d'être chaussés d'une paire de running qui ne serait plus un obstacle à notre quotidien mais un allié.  

© Phoebe Philo

Il y a encore 5 ans cela aurait été improbable d’imaginer porter une jupe avec une paire de running, aujourd’hui cela est plus que recommandé. A l’heure ou la femme "run" contre le temps pour rattraper chaque minute de vie, à l’heure ou elle doit jongler entre sa vie de femme, de mère et d’épouse, la running est semble-t-il la chaussure parfaite pour battre le pavé !

© Chanel FW14
© Chanel FW14

Entrée dans le vestiaire quotidien, elles se retrouvent chaque saison de plus en plus mise en avant sur les défilés.  Véritable It shoes de ces trois dernières saisons, grande star de tous les podiums de l’hiver 2014, nous les avions repéré dès l'été 2013 sur les podiums Chanel et Dior, twistant à coup de sequins coutures ou de tweed pop, pour l’un l’incontournable tailleur signature de la maison, pour l’autre modernisant l’ultra féminine silhouette Bar, lui greffant aux pieds des runnings hybrides, rebrodées lui donnant une allure irréelle.

© Chanel SS13                                                       © Christian Dior SS13
© Christian Dior - Running Fusion


Les marques le savent, la running est à la mode, il faut jouer sur la tendance. Voici donc qu’en l’espace de quelques saisons nous avons vu la running s’installer très rapidement dans notre vie. Prenons l’exemple du célèbre grand magasin Printemps Haussmann qui a ouvert cette année un espace dédié uniquement à cet article sur son 4ème étage,  prouvant non seulement que la running est aujourd’hui à la mode mais surtout qu'elle fait vendre!.. 


© Asics FW14

© Nike FW14



© Hammerrun FW14


Ainsi lorsque Nike déclare un chiffre d'affaire de quasi 20 milliards d'euros, restant le leader mondial incontesté de l'équipement sportif, sponsorisant tous les athlètes en vogue et affichant fièrement son logo en jaune fluo et rouge lors des derniers jeux olympique allant jusqu'à négocier avec les athlètes qu'en cas de victoire ils aient l"obligation" de porter leurs baskets autour du cou... on comprend d'autant mieux le marketing parfaitement rodé de la marque qui met en place une politique de communication visuelle de plus en plus importante.
  
Enjeux financiers colossaux, problématiques stylistiques de taille - comment rendre la running désirable et la faire se démarquer dans un marché ultra concurrentiel et une vision de la mode orientée vers le "Normcore", avec comme principe de ne pas trop en montrer, être discret, mais toujours avec le petit "truc en plus". Les partenariats entre marques de sports et créateurs de mode ou personnalités du monde musical, customisant, offrant au public leur vision de la mode et/ou de la basket idéale semble avoir été le pari audacieux choisis. De  Nike en collaboration avec APC en passant par Adidas et Stella Mc McCartney, Raf Simons, ou encore Pharell Williams, tous les grands noms de ces deux industries ont joué la carte de la running, apportant l'énergie du sport dans leurs univers, et permettant à des clients curieux de faire descendre la mode des podiums aux pavés.

© Y-3 FW14
© Raf Simons pour Adidas FW14


© Stella McCartney pour Adidas FW14

Et cette tendance ne se résume pas à l'univers féminin, loin s'en faut. Les hommes ne sont pas en reste et twistent bien volontiers leurs souliers de villes pour une paire de running fluo, à porter avec un jean ou un Chinos, forcement retroussé. Bien loin le temps ou les questions existentielles du « modeux » se résumaient entre un choix cornélien de chaussures naviguant de Dior Homme à Pierre Hardy en passant par Martin Margiela, l’Homme 2014 porte des Stan Smith la semaine, des New Balance le week-end et sort volontiers sa paire de Air Jordan édition limitée pour les vernissages du jeudi soir. L'homme 2015, parions le déjà, sera Running ! Et même si nous sentons le retour d'une certaine forme de dandysme et d'élégance, laissons le temps à la running de faire sa course! 
© Frenchtrotters pour Le Coq Sportif FW14

© Le Coq Sportif FW14 - détail




© Ami FW14


Alors mesdames, messieurs, à vos runnings, prêts, courez !!!

W.

© New Balance FW14

lundi 3 novembre 2014

Jeux Concours The Frye Company – Voyage en terre de légende


Début de l’automne et du ciel gris sur Paris, cette semaine, les Garçons aux Foulards vous invitent au voyage et aussi à participer à un très beau nouveau jeu concours ! Voyage dans le temps, voyage dans l’espace, mais aussi voyage artisanal au cœur d’une culture et d’un savoir faire, nous vous embarquons à nos côtés pour une aventure au cœur des légendes américaines, terres encore hostiles du milieu du 19ème qui accueillaient chercheurs de fortunes en tout genre et immigrants européens en quête d’un monde nouveau riche de toutes opportunités. 

© The Frye Company

Et comme toute jolie histoire, nous allons commencer celle-ci par il était une fois… plus précisément en 1863,  sur la côte est du jeune état américain,  John A.Frye ouvre les portes d’un petit magasin de chaussures sur Elm Street à Marlboro. Son travail a un but simple : produire des chaussures de qualité, durables pour les résidents de la petite ville de nouvelle Angleterre. Mais pas que. L’entreprise se fait une telle renommée que c’est même elle qui va fournir à l’armée américaine les bottes des soldats lors de la seconde guerre mondiale. Avec le temps,  la famille grandit et l’entreprise The Frye Company s’élargit ; chaque génération d’artisans Frye se consacrant à l’art de la confection de chaussures, créant de nouveaux modèles, découvrant de nouveaux matériaux, inventant même une machine de fabrication de chaussures pour simplifier certaines tâches. Aujourd’hui, l’histoire et l’héritage de The Frye Company sont racontés d’une certaine façon à travers chacune des coutures des souliers, bottes et boots sortant des ateliers de la griffe centenaire.

© The Frye Company
Centenaire et bien plus encore, The Frye Company fête ses 150 ans d’existence, mais aussi d’excellence, produisant une partie de ses collections toujours de façon artisanale, dans leur usine de l’Arkansas, fidèle à la tradition bottière et au savoir faire de la maison, faisant de celle-ci la plus ancienne marque de chaussures et d’accessoires américaine ! (Nous vous invitons d’ailleurs a faire un petit saut sur le lien vimeo réalisé par The Frye Company mettant en avant le travail remarquable de ses équipes) 150 et pas une ride, toujours dans l’air du temps, au travers des changements culturels, de générations en générations, l’esprit fonctionnel des premiers colons américains ayant laissé place à une Amérique de légende

© The Frye Company
Route 66, virée en Cadillac, cheveux au vent, mordant la poussière, quelques notes de folk dans la tête, roulant vers l’inconnu, l’aventure – c’est l’esprit de liberté, d’indépendance, d’optimisme, valeurs typiquement américaines, que souhaite véhiculer aujourd’hui Michael Petry, le  directeur artistique de The Frye Company, au travers des collections qu’il dessine. Toujours gage de qualité, chacun des modèles The Frye Company nécessite près de 190 étapes pour être réalisé, mais aussi gage de style affirmé, cet ancien de Prada et Ralph Lauren a su apporter une touche mode, mais non ostentatoire à une marque emblème d’un certain idéal américain. Colons, immigrants, ouvriers, artisans, militaires, étudiants, contestataires, rebelles, mais aussi tout simplement amoureux de qualité, tous on porté un jour ou l’autre une paire de « Frye ».

© The Frye Company

Etonnement absente du territoire français, The Frye Company fait depuis quelques mois des incursions en terre parisienne, mais pas que, développant un petit réseau de distributeurs sélectifs, passionnés de produits de qualité, partageant des valeurs communes, et devenant petit à petit l’une des marques que l’on se fait découvrir de bouche à oreille. Et c’est à présent à notre tour de partager avec vous ce joli coup de cœur, cette belle histoire traversant les générations et les modes, mais aussi de tenter de vous faire gagner, messieurs, l’un des modèles The Frye Company – la boots Logan Cap Toe. Cuir noir, montante sur la cheville, lacets en cuir et surpiqures brutes, c’est elle qui nous a fait craquer et que nous ne quittons plus depuis quelques semaines. Mais comment faire nous demanderez-vous ?

© The Frye Company

Pour cela, rien de plus simple. Tout d’abord, direction Facebook pour « liker » la page The Frye Company ! Ensuite direction votre boîte mail pour nous envoyer un petit message à l’adresse lesgarconsauxfoulards@gmail.com et répondre 3 questions posées ci-dessous.

Questions

- En quelle année John A. Frye  a-t-il fondé l’atelier de bottier du même nom?

- Ou les collections de chaussures The Frye Company sont-elles encore fabriquées de nos jours de façon artisanales ?

- Quel est le nom de l’actuel directeur artistique de The Frye Company ?

- Enfin, question subsidiaire, plus créative, en quelques mots, votre perception de The Frye Company?

En attendant le plaisir de découvrir vos réponses, et le tirage au sort qui aura lieu dans une petite semaine et qui désignera le gagnant de ce nouveau jeu concours, nous vous souhaitons à toutes et à tous bonne chance !!!! ;-)

A.

Ps : et si, malheureusement, vous ne résistez pas à l’envie de vous procurez une paire d’ici là, direction le très mode concept store Merci, ou le site internet de la marque ! ;-)



© The Frye Company

vendredi 1 novembre 2013

FLORIAN WERNERT POUR BATA – PROMENADE PARISIENNE !


120 ans et pas une ride ! C’est du moins ce que nous prouve une fois de plus le chausseur Bata qui lance pour cet hiver une première collaboration avec le créateur de soulier Florian Wernert. Déjà supporter de la création française avec l’organisation depuis plus de huit ans du concours Bata Jeune Création élisant tous les ans un jeune désigner et produisant une petite collection de celui-ci, Bata passe à la vitesse supérieure cette saison en signant à deux mains une collection capsule évènementielle 100% masculine ! L’occasion était rêvé pour nous de pouvoir vous parler de ce créateur, véritable coup de cœur, dont les collections de souliers, à l’élégance intemporelle, nous séduisent depuis plusieurs saisons, et avoir l’occasion de réaliser une mini interview à dimension humaine ou le jeune créateur parisien nous explique d’avantage son parcours mais aussi le plaisir de cette rencontre professionnelle avec le groupe Bata.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

Fruit de la rencontre entre Florian Wernert et l’équipe française de Bata en 2006 lors du concours des jeunes créateurs qu’organise l’enseigne chaque année, Florian Wernert s’est fait remarquer obtenant la 3ème place ; l’idée d’une collection a muri durant plus de six années de confiance respective, années durant lesquelles Florian Wernert a poursuivi sa formation de styliste au sein de l’institut Colbert puis du CFPIC avant de signer ses propres collections de souliers, mais également d’être consultant style pour de nombreuses maisons de mode voulant s’orienter vers des segments chaussures plus élaborées.

Ainsi, à l’occasion de son 120ème anniversaire, BATA a fait appel au créateur Florian Wernert pour réaliser une collection capsule de souliers à la fois chic, sobre et élégante.
Composée de 3 modèles distincts (une paire de richelieu, des derbies semi montantes et une paire de sneakers hautes) aux noms évoquant les parcs chers au créateur - Tuileries, Luxembourg, Buttes Chaumont, la collection Florian Wernert pour Bata est une capsule aux accents définitivement parisiens. Exprimant chacun une vision du style a la française, à la fois simple, chic et décontracté, les modèles sont inspirés par l’univers du surréalisme et de l’élégance décalée des films de Jacques Tati, du graphisme des années 50 et de l’ambiance des cafés parisiens.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata
L’apparente simplicité formelle découvre le soin du détail apporté à chaque modèle, dans leur construction, le choix des peaux, les nuances de coloris. Les veaux lisses aux couleurs nettes (noir, marine, cognac) côtoient les nubucks au toucher souple dans des coloris chauds de terre brûlée et d’ardoise, au traité spazzolato pour un effet vieilli; enfin les veaux velours dans des nuances complémentaires ajoutent de la matité et du contraste dans les jeux de construction. Enfin, le bleu marine intervient comme la signature visuelle de cette collection, présent sur l’ensemble des modèles, à la fois pour l’intérieur de tous les modèles mais également sur la baguette arrière des derbies et richelieu.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata
Véritable petit évènement dans le monde de la chaussure homme par l’association de deux univers et savoir faire respectif pour une collection de grande qualité Made in Italy mais qui a su rester accessible au plus grand nombre ( avec des tarifs allant de 99€ et 109€). Un travail proche par beaucoup de points des collections de souliers en propres du créateur français qui s’est prêté avec joie au jeu de l’interview et a répondu à quelques unes de nos questions.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - Comment s’est décidée votre collaboration avec Bata ?

FW - C’est avant tout une histoire d’amitié qui s’est tissée au fil des ans. Je collabore avec Bata France depuis 2008, mais dans l’ombre… je suis devenu très proche avec beaucoup de personnes de l’équipe. En Janvier 2012, Marie-Hélène Stra la directrice des achats m’a évoqué l’idée de mettre pour une fois l’homme à l’honneur, elle connait bien mon univers, mon style, elle me suit depuis mes débuts dans la chaussure; elle connait ma passion pour la mode masculine mais aussi Paris. Je crois qu’elle avait envie de partager cela avec le plus grand nombre. L’idée a germé rapidement, nous en avons beaucoup parlé. Dès le mois de mars 2012 je lui faisais mes premières propositions de croquis, de matières, de couleurs…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - L’exercice de la création pour une plus grande distribution est-il périlleux, ou du moins différent de votre travail habituel de création ?

FW - L’exercice était d’autant moins périlleux que Bata a mis à disposition les moyens nécessaires pour me permettre de ne surtout pas transiger avec la qualité des matériaux et la fabrication. J’ai moi-même choisi l’usine dans les environs de Vérone en Italie, de même que j’ai choisi les peaux et différents composants. Ensuite, c’est Bata qui se charge de la production et de la commercialisation via son réseau de magasins. Ce contexte est idéal pour un créateur.
D’autre part, Bata m’a donné carte blanche pour tout ce qui entoure la collection, tel que le packaging que j’ai entièrement pensé ou encore les visuels du catalogue. Bata m’a permis de vraiment mettre en œuvre mon univers, ainsi j’ai demandé à des amis de participer à l’aventure, Camille Verrier, une amie photographe de talent, a mis en image la collection tandis que Vincent Schoepfer avait en charge le stylisme, Frédéric Deverchère, l’un de mes meilleurs amis, s’est occupé du graphisme… comme j’en ai l’habitude j’ai travaillé avec ma petite bande d’ami(e)s…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - Peut-on parler d’une synthèse de votre style en quelques modèles ?

FW - Il s’agit effectivement d’une synthèse de mon travail, c’était d’ailleurs mon cahier des charges… je devais réinterpréter les 3 produits par lesquels j’ai commencé à me faire connaître avec les éléments qui dans mes collections interviennent comme autant de signatures : les jeux d’asymétrie, de superpositions, les contrastes de matières, l’omniprésence du bleu, les coutures invisibles…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata


A - Qu’avez vous retiré de cette aventure ? Et seriez-vous partant à l’idée de la recommencer ?

FW - Cette collaboration m’a beaucoup appris car avec le soutien d’une grande enseigne telle que Bata, on vous accueille les bras ouverts, c’est la garantie d’une importante commande. C’est justement à ce sujet que j’ai réalisé l’importance des économies d’échelles et surtout celle d’être à la fois producteur et distributeur, ce qui là encore (en supprimant un intermédiaire) permet de baisser les prix de ventes public… cela a été extrêmement instructif.
Cette collaboration entre Bata et moi est exceptionnelle, et nous l’avons toujours voulu ainsi, cette collaboration est un moment rare mêlant vie professionnelle et personnelle, je ne pense pas que cela puisse se reproduire dans les mêmes conditions… En revanche, je travaille sur d’autres projets qui comme avec Bata me permettent de mettre en œuvre l’ensemble de mon univers et savoir-faire qui vont bien au-delà de la chaussure.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

Alors vite, sans plus tarder, direction la boutique Bata la plus près de chez soi pour découvrir en exclusivité la toute nouvelle collection Florian Wernert ! ;-)

A.