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vendredi 7 août 2015

OOTD - A l’ombre de Lisbonne

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Pour ceux qui nous connaissent déjà depuis quelques temps et qui nous suivent sur Instagram, vous l’aurez sans doute remarqué, nous sommes tombés amoureux de Lisbonne. Pas une saison, pas une année, pas un été, où nous ne fassions pas une parenthèse dans ce que beaucoup appellent « le plus joli secret de l’Europe ». Nul origine cachée, nulle famille, juste quelques amis qui nous ont appris à aimer la ville, ses différents quartiers, ses trésors cachés, sa lumière, sa richesses culturelle et ses roof tops aux points de vue exceptionnels.

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Mais aussi son élégance. En effet, le Portugal, comme tout pays du Sud, proche de la culture Méditerranéenne a conservé au fond de lui une vision, parfois un peu surannée, d’une certaine vision de l’élégance et de certains codes socio stylistiques. Car il s’agit bien d’une certaine forme de sociologie auquel l’homme, mais aussi un peu la femme portugaise répondent. Port de la chemise, du pantalon de toile, des codes couleurs jouant sur une vision estivale, les beiges, camels et bleu ciels font presque partie de l’uniforme BCBG que tout portugais se doit d’une certaine façon de porter.

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15


Mais cette vision de la mode, un degré plus « dressy » ne se limite pas uniquement à l’aspect sociologique de la ville et à sa très belle offre de boutique allant autant du Mass Market aux plus jolis noms de l’industrie du luxe, mais aussi à une forme de respect de soi, de son image, respect des autres auxquels l’on va s’adresser, se présenter, respect des lieux dans lesquels l’on va se promener. Quel plaisir de voir enfin des jeunes femmes, des jeunes hommes joliment apprêtés pour sortir le soir diner, profiter d’une promenade le long du Tage, ou simplement prendre un verre avec leurs amis, loin du sempiternel combo « T-shirt – Denim – Stan Smith » qui a envahit depuis quelques mois les rues de la capitale. Mais laissons Paris pour le moment, et retournons sous le doux soleil Lisboète.

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Terrible sans doute, mais qui parle d’élégance masculine,  imagine nécessaire une veste. Carrure marquée, taille soulignée, posture redressée, à la ville comme en vacances, une veste sera toujours notre meilleure alliée. Version deux boutons cintrée H&M, bleue légèrement grisée, à carreaux ton sur ton, plus légère qu’une version marine

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15


Chemise couleur ciel tel un hommage au bleu infini portugais, en popeline de coton ultra fine de mon petit renard préféré, Kitsuné.

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Quelques degrés plus bas, le pantalon, nécessairement un Chinos clair, en version Slim dans une toile de coton légère Gap, dont on n’oubliera pas de faire un revers afin de dégager nonchalamment les chevilles.

Pas encore en spartiates en bord de mer, ni tout à fait engoncés dans la rigueur d’une chaussure de ville, le mocassin, est sans nul doute le soulier idéal pour battre les pavés et la plage dès le printemps venu. Dans une version ultra souple en cuir couleur « camaïeux de peau bronzée », petite pépite stylistique trouvée chez Fairmount, la classique version du « moc’ à gland de papa » se twiste à coup de franges ultra Preppy – on adore !

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Lien de couleur qui fait le raccord du bleu de la veste au Camel des souliers, notre accessoires indispensable de l’été vient de chez Céline, et se divise d’un trait net en marine et beige pouvant se mixer à l’envie des looks de l’été. Que l’on décide de l’appeler Clutch chez la femme, ou Pouch ou Porte Document chez l’homme, l’idée et l’utilité en est indéniablement la même – transporter tout au long de la journée ses précieux documents, ses précieux secrets, le tout avec une petite touche minimale et graphique en plus.

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Multitudes de bijoux, de chaines, de bagues, de bracelets, chacun racontant son histoire, son voyage, son histoire au fil de laquelle il s’est accroché à moi, et qui ne cesse de s’accumuler, mêlant matières et couleurs. Argent de chez Serge Thoraval, Corpus Christi ou Sebastiao Lobo, Vermeil de chez Hod ou encore Soie tressée de Gag & Lou et Dinh Van, ils me racontent un peu plus. 

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

Enfin, accessoires indispensable de terminer toute silhouette et apporter le petit détail supplémentaire, le foulard, délicate étoffe neutre ou colorée qui anime nos tenues tout au long de l’année. Fond bordeaux, et imprimé  graphique « cravate » gris, aux légères touches ivoire et noire, il vient réveiller une silhouette qui aurait été sans doute sans cela trop sage. Du soleil portugais, aux ateliers traditionnels Thaïlandais de soie dont il est originaire il n’y a qu’un pas. Un pas en twill de soie que nous franchissons avec bonheur et qui me rappellera toujours le souvenir d’amis cher qui me l’ont offert au retour de l’un de leur plus beau voyage.

Bel été à vous! ;-)

A.


* montre Swatch

© Les Garçons aux Foulards - Lisbonne - Eté 15

jeudi 4 juin 2015

Le cabinet de curiosités de Corpus Christi


Pour celles et ceux qui nous connaissent depuis déjà quelques temps, entre le blog et Instagram, vous l’aurez sans doute devinés, nous sommes totalement amoureux de Corpus Christi et de ses créations de bijoux que nous portons jour après jour, les collectionnant année après année, presque avec ferveur. Inutile donc de vous préciser que nous n'avons pu résister à l’invitation à découvrir plus intimement leur atelier parisien, ainsi que le savoir faire de la maison.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Niché au cœur du 11ème arrondissement, au cœur d’un dédale de petites rues donnant sur une façade quasi anonyme, le showroom/atelier Corpus Christi se mérite ! Véritable petit cabinet de curiosités, la surprise de la découverte de l’univers de la maison parisienne n’en est que plus grande, une fois la porte franchie. A l’image de son créateur, Thierry Gougenot, l’atmosphère et le lieu y mêlent à la fois touches de poésie, de rock’n’roll, et même références au monde du sacré!

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Le créateur s'imprègne d’univers différent, que tout semblerait opposer. D'un côté la réflexion sur la vie et la mort et ses imposantes, Croix et Vanités alliées à des poignards ; de l'autre, des touches plus féminines, sensibles, florales avec de délicates fleurs en nacres montées sur des bagues ou des boucles d'oreille, associés à l’argent et au vermeil ciselés, formant un dialogue résolument très rock’n’roll, twistant avec bonheur et beaucoup d’humour les références au religieux, qui on fait connaître la griffe il y a plus de 10 ans de cela avec ses charmant squelettes articulés, ou ses précieux bijoux reliques enfermant des ossements miniatures en vermeil. Petit blasphème audacieux qui nous avait fait fondre.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Loin de se limiter à cet univers du religieux, et sans jamais tomber dans les affres d’un Gothique de pacotille, Thierry Gougenot a élargit au fil des années et des collections son univers créatif, s'inspirant également des voyages, du lointain, et mettant en avant la culture amérindienne entre autre, en intégrant régulièrement dans ses collections des plumes, des flèches, des coiffes indiennes, apportant ainsi à son style une note aux accents parfois Bohème.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Loin d’être une ligne de bijoux supplémentaire dans la sphère Mode, Thierry Gougenot a voulu défendre au travers de Corpus Christi certaines valeurs, de qualité, de créativité et sans doute, même si le terme n’est pas employé au sein de l’atelier, d’éthique. En effet, tous les bijoux Corpus Christi, sont réalisés à la main, au sein de l'atelier parisien, par une petite garde de jeunes artisans talentueux et passionnés, travaillant avec délicatesse et précision l'argent, le vermeil, les pierres semi-précieuses, et parfois même les diamants dans une micro collection Joaillerie, qui ne cesse de grandir, saison après saison.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Précieux avantage d'un atelier au cœur de la capitale, les créations Corpus Christi peuvent être par ailleurs légèrement modifié afin de correspondre au mieux au souhaits et désirs de ceux qui vont les adopter. Changement de détails, de gravures, de couleurs de pierre,  et même pourquoi par de matière, chacune des pièces peut être totalement personnalisée, proposant même une ligne de bagues destinée à y faire graver dans l'acier, une pensée, un mot, un état d'esprit, en somme ce qui nous correspond ; de quoi toujours satisfaire une clientèle fidèle et initiée, composée en partie de collectionneurs (comme nous) qui sont tombés amoureux du style fin et décalé de Corpus Christi.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

Amoureux… et plein de surprises aussi ! Car c’est sur une très jolie note que nous terminerons aujourd’hui… Les Garçons aux Foulards vous offrent -35% de réduction sur l’ensemble du eshop Corpus Christi !!!! Pour cela, rien de plus simple, il suffit juste de choisir son modèle préféré, et d’y entrer le code promo FOULARD (évidemment). Mais attention, celui-ci ne sera valable que jusqu’au samedi 6 juin à Minuit ! Alors vite, vite, vite, direction l’eshop Corpus Christi et n’oubliez pas de nous dire un petit merci ! ;-)


Mlle A.

© Les Garçons aux Foulards - Corpus Christi

samedi 9 mai 2015

Camargue – Voyage en terre Bohème



Il est des voyages que l’on attend de faire depuis longtemps, nourri au fil des mois, des années, d’images, de fantasmes colorées et chatoyants. Le sud de la France, terre infinie chargée d’ocres, de rouges et de terre de sienne en fait partie, et chaque nouveau séjour dans l’une de ses villes gorgée de soleil et d’azur est une découverte, une invitation au voyage - physique et spirituel. C’est au détour d’une escapade dans la très catalane ville de Montpellier, que nous avons eu la chance de faire notre première rencontre de la Camargue.

© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Terre isolée, sauvage, presque reclus, entre étangs, rizières, salines et vignobles des Sables, tout n’y est que mystère. Des taureaux sauvages, aux mas et ses chevaux blancs, c’est tout un monde onirique qui s’offre à nous. Odeurs d’herbes folles, contrastes intense de vert et de bleu, cheveux au vent et multiples rangs de pierre pour des virées montées à dos de chevaux Camarguais jusqu’aux portes de l’immaculée Sainte Marie de la Mer. Village célébré pour ses multiples saintes depuis l’époque Médiévale, escale incontournable pour tous les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, il est aujourd’hui le rendez-vous d’une nouvelle Bohème, venue célébrer plusieurs fois l’an la Sainte Patronne des Gitans, Sainte Sara en sa crypte Romane.

© Les Garçons aux Foulards - Sainte Marie de la Mer


Et quelle découverte, quelle sensation que de descendre de quelques marches dans la crypte obscure de l’église romane, scintillante de centaines de luminions allumés par les fidèles ou les touristes de passage et de flâner, nus pieds, dans les ruelles blanches de chaux aux portes colorées de vert pâle et de bleu profond avant de tomber nez-à-nez face aux sublimes taureaux de Camargue, traversant la ville de l’arène à leur manade, entourés des Gardians montés à cheval – merveilleux cliché tout droit sortit d’un film des années 50 qui m’a suivit tout au long de cette journée.



© Les Garçons aux Foulards - Sainte Sara

Coté look, le cœur vibrant, nourri de cet imaginaire fantasmagorique, l’envie d’accumuler les bijoux, les bracelets, les couleurs et les tissus légers et confortables est venue d’elle même.

© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Chinos Slim clair Zara, base masculine ultra facile servant d’élément sage pour mettre en valeur les autres pièces d’une tenue et apporter une note classique, associé ici à une tunique fluide en sergé de coton fin Sandro. Immense col tunisien que l’on ne souhaite que porter ouvert pour jouer sur les contrastes de la peau nue et des multiples rangs de pierres et chaînes fines en argent.

© Les Garçons aux Foulards - Sandro

Monomaniaque ? Totalement Addict vous avez dit ? Sans doute oui !… Année après année, le nombre de bijoux portés, associés, ne cesse d’augmenter ; racontant chacun un souvenir, un voyage, un cadeau. Des multiples chaînes et pendentifs Corpus Christi que je collectionne amoureusement et qui ne quittent jamais mon cou, aux colliers en perles de rocailles indiennes et soie orange chinés à Lisbonne, à celui en onyx noir rapporté d’un séjour à Madrid, en passant par mes Labradorites et Pierres de Lune porte bonheur signés Taylor Wave et réalisés en Inde, c’est finalement toujours autour des couleurs grises, argent et noires, juste soulignés de détails or que l’histoire se raconte ; mettant en avant ce jour là l’une de mes pièces préférées – mon collier messager Ehawee.


© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Histoire d’une rencontre il y a quelques années de cela, de sa jeune et talentueuse créatrice Somya Aljamali, qui venait de lancer sa collection de bijoux porte bonheur, pour laquelle nous étions totalement tombé amoureux. Amulette en cuir cousue main, apposée sur un lien tressé ou une rangée de pierres semi-précieuses, elle protège un flacon enfermant en son sain un message de paix calligraphié, toujours différent, à porter contre sa peau, exactement sur le plexus solaire, comme un précieux talisman.
 
© Les Garçons aux Foulards - Collier Messager Ehawee

Depuis Ehawee a grandit, murit et a ouvert sa première boutique au cœur du vieux Montpellier, à l’ombre de Saint Roch, saint patron de la jolie ville ensoleillée, rue du Plan d’Agde, ou elle expose ses trouvailles venant des quatre coins du monde - bijoux en pierres semi-précieuses chinées en Asie, sublimes tapis Beni Ourain tissés à la main apportés des montagnes de l’Atlas, ou objets artisanaux réalisés par des tribus Indiennes d’Amérique, Somya décline son univers bohème, chic et coloré entre ses collections de bijoux et objets de décoration du monde. Impossible de résister, et c’est paré d’un collier Navajo en perle de rocaille turquoise et soie rouge Shashi porté en bracelet multi rang que je suis reparti.

© Les Garçons aux Foulards / Shashi - Serge Thoraval - Gag&Lou - Dinh Van - Hod

Toujours une histoire d’or, de gris et d’argent, il est venu tenir compagnie à mes autres bijoux fétiches. Fil de soie tressé de perles d’argent déniché rue de Sévigné chez Gag&Lou, jonc en vermeil clouté trouvé lors d’une expédition shopping chez Hod, lien en argent Dinh Van m’emmenottant à une très jolie rencontre amicale, et délicat et poétique fil d’argent gravé de l’atelier parisien Serge Thoraval, nous invitant à un moment d’onirisme « S’asseoir et regarder le ciel » que nous ne prenons plus suffisamment le temps de faire.



© Les Garçons aux Foulards - Sainte Marie de la Mer

Nus pieds dans la vieille ville et sur le sable presque noir de Sainte Marie de la Mer, c’est tout de même chaussé et plutôt coloré que de Montpellier le voyage a commencé. Il est pourtant bien rare que vous me voyez ici en basket et autre chaussure de sport, mais je dois avouer avoir totalement succombé (et oui, moi aussi) à la running version ultra pop Roshe Flyknit Nike. Blanc, vert d’eau et virgule jaune fluo, la couleur prends tout son sens sous le soleil Méditerranéen.

© Les Garçons aux Foulards - Nike Roshe Flyknit

L’autre note couleur vient des lunettes de soleil polarisées. Totalement Addict depuis l’année dernière à cette idée ultra métallisée, j’alterne selon les looks entre verre rouge, jaune, bleu et argent. Monture façon corne et verre turquoise métallisé, c’est aujourd’hui le petit coup de cœur H&M de la saison.

© Les Garçons aux Foulards - Solaires H&M


A.

*Maille en cachemire Printemps porté sur les épaules


vendredi 25 juillet 2014

Ehawee - « Elle sourit »

  



Il y a un an nous étions sur une plage en Grèce, le blanc des maisons reflétait la chaleur de ce soleil si cher à ce beau pays. Ce jour là, nous avons fait la connaissance Somya, jeune femme française ici pour les vacances, les cheveux longs, la peau bronzée, le soleil, la mer… tout était réuni pour ne pas oublier cette rencontre. A 26 ans, Somya venait de lancer sa marque de bijoux - Ehawee. Nous avons discuté pendant une nuit entière, du Maroc de son enfance, de sa passion pour les Amérindiens, de son univers pavé de coquillages et d’or, de ses voyages en Thaïlande et à Bali…

Un an après cette rencontre nous avions envie de vous faire découvrir son univers ainsi que cette jeune femme où l’orient et l’occident se mélangent au profit de son talent.


© Ehawee Paris 
Diplômée d’ESMOD, une carrière dans le Marketing, la presse, pourriez-vous nous raconter comment est arrivé l’univers des bijoux ?

Partageant ma vie depuis plusieurs années avec un jeune homme d'origine grecque, j’ai souvent l’occasion de revenir sur ces terres que j’ai appris à aimer. Tout est arrivé progressivement, j’aimais me balader pendant des heures sur les marchés à regarder les bijoux fait main par les artisans des îles, le tressage du coton et le gainage du cuir. Je suis rentrée cet été là dans une droguerie, et les idées sont arrivées sans même réfléchir, tout a débuté avec cet œil (Nazar boncuk), mon déclic était devant moi dans ce pays à la limite de l’orient et l’occident.





Pourquoi les bijoux ? 
Que cela représente t-il pour vous ?
© Ehawee Paris
                                                                                  - Les bijoux ont tous ou presque une histoire, chaque femme peut vous raconter d’ou provient son bracelet, ce collier qu’elle porte chaque été, cette pierre fine qui est à son doigt depuis nombres d’années, c’est avant tout ça que j’ai cherchée, créer des bijoux qui racontent des histoires. Et puis il y a toujours une influence maternelle, se souvenir comme une madeleine de Proust des milles colliers et bracelets que l’on voyait briller sur sa mère. Les bijoux ont un imaginaire vaste, ils nous permettent de voyager de part leurs couleurs, leurs formes ou leurs matières et possèdent une force. Je crois en la force des pierres, ce sont elles qui nous choisissent et non l’inverse malgré ce que nous pouvons en penser. J’aime à croire que les pierres nous protègent, nous préservent et créent autour de nous une sorte de rempart qui éloigne les ondes négatives.




© Ehawee Paris


Parlez nous de Ehawee, quelle en est la signification ?

- Ce prénom est arrivé bien avant, passionnée des Amérindiens depuis toute petite, mes recherches m’ont menée à la découverte de ce prénom féminin qui signifie « elle sourit ».  Il m’a accompagné durant de nombreuses années et quant est arrivé le moment de choisir, c’est tout naturellement qu’il s’est proposé à moi. C’est une marque féminine, positive qui défend les valeurs de partage, mettant en avant un univers ethnique et authentique. Mes bijoux sont avant tout crées pour une femme libre, épanouie qui aime rencontrer et partager.





© Ehawee Paris

Cuir, pierres semi-précieuses, pouvez vous nous en dire un peu plus sur la fabrication ?

- Lorsque j’ai débuté ce projet, je ne pensais qu’à une chose, faire du made in France… aujourd’hui je suis fière de cela, Ehawee est une marque de fabrication française, faite à la main soit par des ateliers parisien (notamment un joaillier travaillant pour Cartier) soit réalisé par moi même. Le travail des matières est la chose la plus importante. L’or utilisé est de 24 carat ce qui est de plus en plus rare. Je crée des bijoux à partir de matières authentiques, 100% naturelle, pierres fines, coquillages, or, argent, vermeil…  
Et le fait main est très important, l’irrégularité des objets est le signe d’une attention particulière de la main humaine. Aujourd’hui trop souvent remplacée par des machines, il est important de revenir à ces valeurs.





© Les Garçons aux Foulards

Vous en êtes aujourd’hui à votre seconde collection, racontez nous ?

- Pour ma première collection le coton, les perles de verre ainsi que l’or était la base de cet imaginaire des Cyclades. Le tout entremêlé j’ai voulu retranscrire ces paysages si lumineux et cette énergie si forte que peut transmettre la Grèce. Puis les Amérindiens m’ont rattrapé et le collier messager est né. Une croyance commune qui protège, éloigne les mauvaises ondes et sécurise l’esprit. J’ai longtemps recherché les origines des  traditions, je me suis imprégnée des énergies et cette amulette n’a été que la matérialisation de la loi du Karma : « Le karma représente en même temps l'action et la conséquence de l'action. Il est simultanément la cause et l'effet, car chaque action génère une force qui revient ensuite à nous telle qu'elle a été mise en œuvre. Tout le monde connaît l'expression « Nous récoltons ce que nous avons semé ». Ainsi, à l'évidence, si nous voulons créer le bonheur dans nos vies, nous devons apprendre à semer les graines du bonheur. La meilleure manière de comprendre la Loi du Karma est de devenir conscient de nos choix. » Le collier messager est une amulette contenant une bouteille en verre que l’on porte sur le thorax, libérant un message positif. Il est le lien entre la conscience et le monde qui nous entoure. J’ai fait beaucoup de Yoga et de méditation, un jour en lisant une phrase de Swami Sivananda maître sprirituel hindou « Servir, aimer, purifier, donner, méditer et réaliser. » j’ai décidée d’inclure quatre messages à ce collier, une sorte de mantra que chaque personne garde sur le cœur et peut se répéter chaque jour afin de l’aider à traverser sa vie.


© Les Garçons aux Foulards

Quelle sont ces phrases, que signifie t-elle ?

- Ce sont des messages positifs de personnalités importantes qui ont eu un impact sur notre société contemporaine. Chaque personne peut  choisir sa phrase, elle sont calligraphiées par une personne travaillant notamment pour Chanel et elle introduite dans cette petite bouteille, fermée, préservée afin d’être lue quand bon nous semble.
La première phrase est de Mandela « Ecrivez vous même votre destin et peignez vous comme les étoiles qui ont éclairée la voie vers un avenir meilleurs », puis Oscar Wilde est arrivé avec ces mots « Les folies sont les seuls choses qu’on ne regrette jamais » ensuite Charles Caleb Colton et cette citation « Le moment présent a un avantage sur tous les autres : il nous appartient » et pour finir j’ai fait le choix de Christopher McCandless « Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé » Ces grands Hommes ont tous un lien avec ce que nous sommes désormais, ils ont un jour dans leurs vie réfléchis à comment le monde pourrait être meilleur. 


© Ehawee Paris


Quelles sont les personnes qui vous inspirent aujourd’hui, et pourquoi ?



© Les Garçons aux Foulards
- Ce qui m’inspire ce sont les rencontres et les voyages. J’étais en Thaïlande il y a quelques mois et je reviens de Bali ou les pierres m’ont accompagnée durant tout mon séjour, j’ai envie de découvrir le monde, de me nourrir de chaque tradition et artisanat qui le peuple. Mon prochain grand voyage sera l’Inde en attendant je pars au Maroc très prochainement retrouver le parfum de mon enfance du jasmin et de la fleur d’oranger. Une nouvelle génération de créatrices a ouvert une voix, celle de prendre conscience du monde dans lequel on évolue. On peut faire du commercial vecteur d’image mais l’important est de savoir qui nous sommes et de garder son âme.


Garder son âme, cette phrase résonne dans ma tête depuis plusieurs mois, dans un monde ou tout va très vite, les images défilent, les mots sortent avant d’être pensés, les modes passent avant même d’être portées… Il faut garder son âme, croire en l’avenir de notre monde, mais surtout être soi même et toujours voir le positif dans chaque personne qui nous entoure, c’est une clef, en tous cas aujourd’hui grâce à toi Ehawee : je souris. Merci !


W.


© Les Garçons aux Foulards