Après Londres
et Milan,
rendez-vous à Paris, capitale incontestée de la mode pour terminer en beauté
cette Fashion Week Homme Printemps Eté 2014 tournée vers la modernité et une
certaine vision de l’élégance décontractée. Près d’une soixantaine de maisons
de mode masculine et de jeunes créateurs ont proposées leur vision de l’homme
pour l’été prochain. Plus ou moins classique, plus ou moins coloré, plus ou
moins déshabillé, les Garçons aux Foulards, présents sur la plus part d’entre
eux, vous livrent leurs coups de cœur Mode argumentés !
Jour 1
Alibellus +
C’est à un rêve éveillé que nous convie le créateur d’origine Hongkongaise Titi Kwan.
Proche des cieux, désireux d’un envol inespéré, salvateur, l’homme Alibellus rompt ses chaines, défie le sort. Inspiré par Birdy, le film d’Alan Parker, Titi Kwan,
se plait à parer des hommes « oiseaux », jouant sur les textures et
le chatoiement des coloris. La silhouette est significative, les épaules sont
rondes ; chemises et sweats flottent le long du corps, les pantalons et
les shorts affranchissent la chair. Métaphore
filée de la liberté, les mannequins défilent pieds nus, évoquant le héros d’Alan
Parker, libéré de l’entrave.
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| © Les Garçons aux Foulards |
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| © Les Garçons aux Foulards |
Les tissus deviennent voiles, aériens, non
astreints à l’apesanteur, ils se déclinent dans des gammes de couleur pastel,
roses, amande, jaune pâle, et invitent au bien-être d’une certaine légèreté.
Les chaînes enfin, brisées par l’envol, sont présentes sur les silhouettes
telles le souvenir d’un lointain passé et se font bijoux agrémentant des
boutonnières de veste ou des cols. Véritable lien entre sa Chine natal et le
Paris de sa vie d’adulte, la collection, réminiscence du savoir-faire de son
père – tailleur - interagit entre costumes traditionnels Chinois et couture
Occidentale. Le biais se confronte au droit fil en courbes contre courbes,
comme le souvenir d'une Madeleine Vionnet qui rencontrerait, improbable, un
fantôme chinois, en rêve sans doute.
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| © Les Garçons aux Foulards |
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| © Les Garçons aux Foulards |
Et en supplément, le final du défilé Alibellus + !
Valentino
Jeu de matières et de couleurs à
l’hôtel de Rothschild ou Maria Grazia Chiuri et Pier
Paolo Piccioli,
les talentueux créateurs de la plus romaine des maisons de couture parisienne,
réinventent l’homme contemporain. Costumes impeccablement coupés dans des
nuances de draps de laine froides bleu, mais aussi travail de patchworks, de mix de matières et références au monde militaire. “Cette
collection est inspirée par l’uniforme. Pas par un uniforme en particulier,
mais par l’uniforme en général. L’uniforme de travail, mais aussi l’uniforme
scolaire. Pour nous, l’uniforme est un moyen de mettre tout le monde à égalité”,
explique Maria Grazia Chiuri.
| © Valentino SS14 |
| © Valentino SS14 |
Une égalité des plus élégantes que l’on ne peut
qu’approuver et défendre dans le pays des Lumières. Lumières décidemment des
plus éclairées chez Valentino ou le chic
sait aussi se faire casual. Chinos rajeunis, portés avec des sneakers ou
des nus pieds en caoutchouc et crocodile et mixés avec des sweats en jersey
ultra luxueux parés de détails en cuir. Cuir qui a une place importante dans
cette collection. Travaillé en détail par le jeu de poches de couleur
contrastées ; Valentino réinvente
aussi le blouson aviateur, à l’aide de jeux de contrastes et d’oppositions
de matières. Asymétrie enfin et gamme de couleurs sobre et moderne alliant
marine, gris, kaki et beige, l’homme pour l’été prochain a trouvé l’uniforme idéal à adopter !
| © Valentino SS14 |
| © Valentino SS14 |
John Lawrence Sullivan
Esprit
streetwear et graphique chez John Lawrence Sullivan. Griffe fondée par le
japonais Arashi Yanagawa, créateur
de mode talentueux et original qui se cache derrière la marque et dont le
parcours hors du commun l’aura conduit de sa ville natale d’Hiroshima, au monde
du sport grâce à une carrière de boxeur professionnel pendant 4 ans, jusqu’à
enfin devenir créateur de mode autodidacte sous la signature John Lawrence
Sullivan. Nom qui fait d’ailleurs référence au célèbre champion de boxe
britannique du XIXème siècle et qui aura marqué le parcours d’Arashi Yanagawa. Abstraction et géométrie, c’est par ces
deux noms que l’on pourrait sans doute le mieux décrire la prochaine collection
John Lawrence Sullivan.
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| © Les Garçons aux Foulards |
Coupes « Sharp », retour à l’essence du vêtement dans ses formes les plus radicales,
le vestiaire se compose de shorts amples (éléments indispensables de la
prochaine saison), de chemises, de sweats oversize, de mailles à col montant graphiques
soulignant le visage, d’outerwear à l’esprit sport et de parka boxy, le tout porté avec des pochettes minimales et graphiques.
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| © Les Garçons aux Foulards |
Gamme de couleur forte osant le rouge vif, le vert intense et le bleu cobalt, les silhouettes, parfois monochrome, la plus part du temps marquées des jeux de contrastes et d’aplats de couleurs, font référence à l’Abstraction des années 50. Gris souligné de mélèze, bleu contrasté de rouge, carreaux verts et noir ; on pense indéniablement aux toiles de Rothko ou de Nicolas de Staël. Acmé stylistique du défilé, un imprimé géométrique, synthèse de la collection associe les couleurs primaires dans une explosion abstraite et quasiment pixélisée, on adore.
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| © Les Garçons aux Foulards |
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| © Les Garçons aux Foulards |
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| © Les Garçons aux Foulards |
Et en supplément, le final du défilé John Lawrence Sullivan au Palais de Tokyo!
Jour 2
3.1 Phillip Lim
Voyage au pays du soleil levant chez le créateur sino-américain
Phillip Lim. Touches, détails, proportions, choix des couleurs, rien n’est surjoué,
les références se font dans les détails.
Détail d’une chemise dans sa construction et dans les volumes de la manche
rappelant le kimono traditionnel masculin, détail d’un accident de couleur rouge sur un total look blanc, détail d’un
imprimé floral rappelant indéniablement l’art de l’ikebana mais revisité en
version numérique.
| © 3.1 Phillip Lim SS14 |
| © 3.1 Phillip Lim SS14 |
Contraste du
graphique et du thème floral, déjà vu dans les défilés londoniens et
milanais, l’imprimé, véritable explosion de rouge et de blanc sur une base
sombre, se porte par touches ou en all over sur des mailles oversize à col
jersey, clin d’œil à l’univers du sportswear et du street wear cher au créateur
Philip Lim. Short large porté avec des
spartiates et des pièces à manches ou bien pantalons amples longueur feu de
plancher, les silhouettes sont plus confortables mais ne perdent pas leur
structure. Coup de cœur pour l’une des chemises à l’esprit japonisant que l’on
souhaite adopter dès à présent !
| © 3.1 Phillip Lim SS14 |
| © 3.1 Phillip Lim SS14 |
Rendez-vous dans quelques petits jours sur Les garçons aux Foulards pour la suite des collections homme! ;-)
A.











