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lundi 16 septembre 2013

Wanted - Les Skates Shoes


© Céline by Les Garçons aux Foulards


Septembre 2013, c'est la rentrée, on fait le plein de stylos Bic, on s'achète un nouvel agenda, un nouveau sac et puis si on craquait pour une paire skate shoes ? A 14 ans je portais des Vans, luxe ultime de l'ado des années 2000 qui voulait avoir l'air cool. 2013, rien n’à changé (ou presque!) Qu'on lise, feuillette ou simplement surfe sur le net, on ne peut passer à côté de cette tendance qui pointe le bout de son nez depuis plusieurs saisons déjà.

Né de la Pop Culture Californienne et urbaine Américaine, le style skateur se voit hissé cette saison sur les hauteurs la Fashion par les créateurs de mode du monde entier. Depuis plus de 5 ans la sneakers est à la mode, en réalité indémodable ; la sneakers est désormais l'atout charme des marques de luxe. Véritable étendard Fashion du Trendy Cool, la sneakers est aujourd'hui la It Shoes à posséder ou à collectionner.

Simple mode saisonnière ou la skate shoes va-t-elle s'inscrire dans la continuité des vestiaires féminins et masculins ?

Après avoir vu le jour en 1966 en Californie, Vans se voit être aujourd'hui l'un des leaders de la Skate Shoes sur le marché. Crée par quatre fans de sport de glisse, la marque se voulait être révolutionnaire, donnant naissance un concept unique en son genre pour l’époque : le magasin d'usine proposant quasiment un système de fabrication à la demande. Anticipant les abus de la société de consommation auxquels elle se refuse, la marque pose ainsi les jalons de l'esprit qui ne la quitteras jamais. Par ailleurs définitivement avant-gardiste la marque perçoit avant l'heure les enjeux de la préservation de l'environnement et d'une consommation intelligente, elle surf dès ses débuts sur la vague écolo naissante. Fidèle à ses valeurs, Vans s'attache toujours aujourd'hui à confectionner ses chaussures avec des matériaux respectant l'environnement (comme le PET, un type de plastique recyclé).

© Vans FW13

On peut être cool, branché et respecter l'environnement ? Je dis Oui !!!

En 2009 voit le jour Twins For Peace, trois garçons à l'allure plus que Parisienne, lance la première marque européenne développant le concept simple du "Buy One, Give One". Allier mode et solidarité cela donne des baskets élégantes, simples, intemporelles dont la vente est au profit des enfants du monde (Brésil, Colombie, Inde…), faisant de Twins for Peace l’une des marques made in Europe qui fait aujourd'hui se poser la question de l'éthique dans l’univers de la mode. Leur truc en + ? Les lacets ont un embout peint en rouge, symbole de leur solidarité ou encore les modèles entièrement perlés à la main au Cameroun remixant les motifs traditionnels africains – un must have !

© Twins for Peace FW13



En 2011, nous voilà tous sous le choc après la présentation de la première collection Kenzo par Carol Lim et Humberto Leon ! Fondateurs et créateurs de génie d'Opening Ceremony, ils insufflent un nouvel air et une nouvelle vision dans l'univers du Prêt à Porter. Voilà que pour la première fois une marque haut de gamme s'offre le luxe de collaborer avec un géant du Streetwear : Vans !

© Kenzo SS13

La boucle est ainsi bouclée ! Je n'ai plus 14 ans mais j'ai mes Vans Kenzo au pied. Les saisons passent, les imprimés changent mais la collaboration reste.

Au même moment Juergen Teller photographiait le mannequin Daria Werbowy skate chicissime gainé de cuir sous le bras et Luggage à la main pour la campagne Eté 2011 de Céline, froissant par la même parfois les puristes de la Street Culture. (CF : Kidult) Le street intégrant l’univers du luxe, les codes du sportswear sont définitivement inscrits dans l'ADN actuel du Prêt à porter haut de gamme. Phoebe Philo radicalise ainsi l'image de Céline et apporter une désirabilité sans précédant à l’un des fleurons du groupe LVMH.

© Céline SS11
© Céline SS11

Les skates shoes Céline FW13? Objet de toutes les convoitises, sold out dans toutes les boutiques. Véritable luxe ultime, elles se déclinent en python, astrakan ou pony, en quelques mots on la porte pour regarder les autres faire du sport, rejoignant le concept des "poseurs" idée souvent reprise par les "véritables" skateurs.

Après tout c'est la rentrée on peut « poser » un peu et on reprendra nos skateboards l'été prochain !

D’ici là, de façon à vous aider à faire un choix dans les nombreux modèles de skate shoes en boutique cette saison, nous avons sélectionné une shopping List rien que pour vous ! A vos skates, prêts, foncez !!



1 Lanvin 325€ sur Mr Porter
2 Converse 65€ sur Sarenza.com
3 Balenciaga 395€ sur Balenciaga.com
4 Veja 99€ sur Centre Commercial
5 Nike 120€ sur Nike
6 Céline 750€ (boutique uniquement) 
7 Twins for Peace by Julien David 170€ sur Twinsforpeace.com
8 Saint Laurent Paris 395€ sur Mr Porter pour Hommes et sur Mytheresa pour Femmes 
9 Vans 65€ sur Vans
10 Givenchy 550€ sur Mytheresa

W.

jeudi 6 juin 2013

Verdishopping au cœur du 16ème arrondissement de Paris!



Il existe une histoire d’amour entre les sacs et moi … mais encore plus entre les cabas et moi ! C’est une sorte d’attraction physique, quelque chose d’incontrôlé et  d’incontrôlable… Et quand on parle de Cabas on pense tout de suite au créateur Stéphane Verdino !!

© Stéphane Verdino - 5, rue Gustave Courbet - Paris

Assis un matin, dans une rame de la ligne 9 du métro, je vois en face de moi deux jeunes femmes, la trentaine, rose aux joues, cabas Stéphane Verdino en néoprène Rose pour l’une et 24h en cuir chocolat pour l’autre, curieux j’écoute leur conversation … :

-    - Psss, Psss faut que je te dise quelque chose !!!  Il paraît que dans la rue du mec qui a fait l’origine du monde il se passe un truc !!
-      - Hein ? Quoi ? Je comprend rien ...
-      - Mais siiiii tu sais le truc ou on voit… enfin tu vois quoi… Bon rroooo le minou version XXL qui est au Musée d’Orsay !!
-      -  Ah oui le tableau de Julien Courbet ?
-   - Gustave ! Enfin c’est pas grave … il paraît attend que je te dise que dans sa rue y’a une nouvelle boutique qui va ouvrir !
-       - Ah oui ? Quiiiiiii ?
-       - Stéphane Verdino !
-       - Non ????
-       - Siiiii ?
-       - Noooooon ?
-       - Siiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
-     - Ahhhhhhhhhhh (Hystérie) Moi qui en avait marre de courir dans le centre il était temps très franchement ! Vive le 16, Vive Verdino et ses Verdi-idées !!
-       - Haha tu m’étonnes !
-       - La boutique est ou ?
-       - Au numéro 5 !
-       - Un numéro qui porte bonheur !

© Stéphane Verdino - 5, rue Gustave Courbet - Paris

Étourdi par cette conversation, étonné de cette nouvelle, je rentrais chez moi en me demandant si ce que je venais d’entendre était vrai. Je poussais la porte de mon immeuble, ouvrais ma boite à lettre … Et quel plaisir de recevoir un joli carton d’invitation annonçant l’inauguration de la nouvelle boutique Stéphane Verdino, et pas n’importe ou mais dans le très chic 16ème  arrondissement non loin de la rue de Longchamp et de l’Avenue Victor Hugo plus exactement au numéro 5 de la rue Gustave Courbet !

© Stéphane Verdino - 5, rue Gustave Courbet - Paris

Une boutique fidèle à l’image des codes du créateur, design épuré, contraste du blanc et du noir. Un environnement radical contrastant avec l’explosion de couleurs des collections Cuir ou Néo semblant léviter en pleine lumière, a voir absolument ! 

© Stéphane Verdino - 5, rue Gustave Courbet - Paris

Pour fêter l’ouverture de cette nouvelle boutique incontournable et pour vous remercier de votre fidélité et parce que l’on sait que vous adorez les jeux concours, Stéphane Verdino et Les Garçons aux Foulards s’associent pour vous faire gagner un cadeau de la collection Néo !




Attention les règles sont simples :

1 - Il faut « liker » la page Stéphane Verdino sur Facebook

2 - Nous envoyer par email lesgarconsauxfoulards@gmail.com vos réponses aux 3 questions suivantes 
- A quelle adresse se trouve l’autre boutique parisienne de Stéphane Verdino ?
- Un peu plus culturel, citez nous une œuvre du peintre Gustave Courbet ?
- En quelle année a été inventé le néoprène ?

Vous avez jusqu’au mercredi 12 Juin pour répondre par email, en attendant de vous lire, le soleil pointant le bout de son nez cabas néoprène jaune à la mains je pars m’asseoir au soleil et vous dis à bientôt !

Bonne chance à tous et félicitation encore à Stéphane Verdino pour ce nouvel espace !

W.



Stéphane Verdino
5, rue Gustave Courbet
75116 Paris
01 45 05 18 34
courbet@stephaneverdino.com
du mardi au samedi de 11:30 à 19:00
www.stephaneverdino.com

© Stéphane Verdino - 5, rue Gustave Courbet - Paris

vendredi 16 novembre 2012

Maison Martin Margiela pour H&M – Nous y étions


Voilà des semaines, voire des mois, que nous sommes restés silencieux quant au projet de collaboration de la très secrète Maison Martin Margiela avec le géant Suédois de la Fast Consommation H&M. Cela a sans doute surpris quelques uns de nos plus fidèles lecteurs habitués à nos virulentes diatribes concernant les dernières collections « bling-blingissimes » signées Anna Dello Russo ou encore Versace. Pourquoi ce silence nous demanderez-vous ? Et bien pour le principe premier d’éviter tout préjugé et d’avoir un peu de matière afin de vous livrer une véritable analyse, mais aussi parce qu’en temps que mordus du style Margiela, nous avons secrètement espérés que le résultat serait pour une fois positivement différent. (Qui sait ? Rien n’est impossible paraît-il.) 

© Les Garçons aux Foulards

Et cela jusqu’au mardi 14 Novembre, date de la soirée évènementielle organisée par H&M dans leur flagship de l’avenue des Champs Elysées, pour le lancement de la collection avec en Guest l’ensemble de la Presse, de la Blogosphère, quelques VIP (nous avons entre autre pu y croiser Daphné Burki, Inna Modja ou encore l’acteur français Nicolas Duvauchelle) bref de tout ce que compte Paris de Fashionistas en mal de sensation Mode. DJ, Champagne coulant à flot,  mondanités gentiment échangées, mise en scène et vidéos Margiela pour H&M, rien n’y fait, la déception est palpable et même si le jeu de faire semblant de s’arracher les vêtements de cette collection est de rigueur, rien n’y fait, peu ou prou en sont dupes. Mais avant de nous lancer dans le compte rendu de cette collection, faisons un rapide retour en arrière pour en comprendre les bases.

© Maison Martin Margiela pour H&M


Flashback

12 juin 2012 - H&M dans un ouragan médiatique annonce sa prochaine collaboration avec l’ancienne griffe du créateur belge – Maison Martin Margiela.  Chocking !

La maison de mode par essence la plus discrète, la plus conceptuelle, la plus intellectuelle et sans doute la plus élégante, vend son âme sur l’autel du mirage médiatique mondial. Quel ne fût pas ma déception de voir ses deux univers que tout sépare, que tout oppose se retrouver dans un mariage de raison dont on craint d’avance les résultats. Martin Margiela, créateur secret qui a refusé durant toute sa vie toute interview et qui s’est retiré de la scène mode depuis décembre 2009 (et oui, peu sont ceux à savoir que Maison Martin Margiela a été vendu et fait désormais partie du groupe Only The Brave/ Diesel tenue par l’italien Renzo Rosso - tout comme d’ailleurs la griffe des créateurs Viktor&Rolf ou encore Dsquared…) voulait créer un style plus qu’une mode, un concept plus qu’un vêtement priorisant le travail artisanal (avec sa remarquable collection 0 notamment) sur la production industrielle. 

Absence médiatique, minimalisme et conceptualisation poussée à l’extrême jusqu’au détournement complet des pièces d’une garde robe ou d’objets usuels pour en créer d’autres, réédition de pièces vintages pour leur perfection stylistique ou leur qualité de réalisation ou encore discrète élégance d’un vestiaire pensé pour l’Homme et la Femme, autant de signatures emblématique de l’ADN Martin Margiela qui sont à 1000 lieux  des valeurs prônées, normées, quantifiées et programmées du géant suédois spécialiste du Made in China à bas prix.

Le pire était donc à craindre.

Cependant après un lancement presse des plus Arty à New York et une présentation de la collection, composée essentiellement de modèles rééditées de saisons précédentes, fin octobre en showroom (qui semble-t-il a séduit la presse) ainsi que la révélation de la campagne publicitaire, hymne urbain de poésie et de sobriété nous a fait espérer…

© Maison Martin Margiela pour H&M


  
MMM comme M(auvais) M(ass) M(arketing)

Mais cet espoir s’est vite envolé lorsque déjà sur le trottoir, face à une organisation dépassée par le nombre trop important d’invitation envoyée, il fallut affronter des files d’attente interminables, des flots composées d’une marée humaine de modeuses prêtes à tout pour avoir un bout de leur Graal – du Martin Margiela pas cher ! Déjà la magie s’en était allée. Peu adepte des événements ou l’on se fait piétiner, nous étions prêts à rebrousser chemin (comme l’on fait certains d’ailleurs), juste retenus par la curiosité et le désir de partager avec vous les premiers scoops sur cette collaboration tant attendue.

© Les Garçons aux Foulards - MMMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M

Médiocre – tel est le premier mot qui nous soit venu à l’esprit, lorsque nous avons réussis à pénétrer dans le magasin et à descendre au niveau -1 de celui-ci, nous avons  découvert des podiums et des portants vidés de marchandise, des display éventrés, des tables d’accessoires à moitié renversées et des gens excités à l’idée de t-shirt imprimés trop larges et de robes en tissus synthétiques. Car au final, là ou le bas blesse, c’est la qualité ou le rapport qualité-prix. Matières synthétiques, finitions médiocres, fabrication exclusivement Made in China, cuir trop épais, métaux trop légers, draps de laine 1Er prix, bref l’opposé de la qualité proposée d’habitude par une pièce de créateur et surtout par Maison Martin Margiela qui est encore l’une des rares griffes à proposer des cachemires épais, de vraies popelines de coton pour ses chemises, des draps de laine à l’incroyable chaleur pour ses manteaux ou encore des peausseries d’agneau à la finesse exemplaire pour ses accessoires. Quelle tristesse ces robes un peu molles, n’ayant de Margiela que l’étiquette, dégoulinantes en jersey, transpirant les dérivés de pétrole, ou encore ces draps de laine jamais portés et déjà à demi boulochés.

© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M

Modèles trop marqués, trop connotés, que l’on cataloguera forcément de H&M et non pas de Margiela lorsqu’ils seront portés, ne dépassant jamais le mois durant lequel ils ont été achetés, qui ose d’ailleurs encore ressortir de ses placards un modèle d’une collaboration antérieure ? Où qui peut encore se targuer d’en avoir un de bonne qualité ? Alors que le plaisir de porter encore et encore sa véritable maille ou sa veste originale Margiela est insatiable. Certes, sans doute un peu plus cher, mais comme l’avait si justement dit l’architecte Mies van der Rohe, « Less is more », et cela peut parfaitement s’appliquer à nos dressings vomissant d’achats compulsifs et inutiles – mieux vaut un seul beau pull-over qu’une multitude de modèles approximatifs.

© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M

Je me souviens à ce propos d’un échange que j’ai eu ce jour là, mon interlocuteur me défendant que ce type de collaboration était toujours une sorte de 50/50 entre H&M et la marque invitée. Et effectivement, le calcul est juste : prix classiques H&M 50% plus chers pour des produits plus ou moins Margiela de 50% moins bonne qualité… Navré, mais je ne suis pas sur de trouver cette équation gagnante. Prix ridiculement chers, les bijoux cheap en aluminium à 50 euros, chemises en coton et jeans à 80 euros ou encore vestes et manteaux entre 150 et 400 euros nous ont laissés plus que dubitatifs, avec une palme pour un set nappe et serviettes en lin froissé imprimé à 129 euros faisant rougir de honte n’importe quelle personne adepte du beau linge de maison. Car soyons honnête un instant, toutes ces frusques aussitôt achetées, aussitôt démodées ne seront jamais, jamais du Margiela. Juste une pâle copie H&Misante en version (très) chère.

© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M
© Les Garçons aux Foulards - MMM pour H&M

Fidèles à nous même et à nos valeurs, nous n’avons pas succombé et n’avons rien acheté (comme jamais d’ailleurs depuis la toute première expérience de Masstige organisée avec Karl Lagerfeld) de cette collection. Enfin si… soyons honnêtes… un livre… l’excellente nouvelle édition du Fashion Now des éditions Taschen dont les piles d’exemplaires ne baissaient pas… Bah oui ? Un livre ? A l’heure de l’Ipad roi quelqu’un consulte-t-il encore cet objet étrange et désuet ?.... Non ? Nous si.

A.

Ps : veuillez nous excuser de l’aspect flou de certaines photos, celles-ci ont été prise dans la rapidité d’un clic d’iphone.