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mercredi 16 octobre 2013

Paris Fashion Week – Collections Femme – Nos coups de cœur !



Après une première journée de défilés, dédiée aux jeunes créateurs, très remarquée qui a mit en place le vocabulaire d’une saison sous le signe de la légèreté et de l’épure, place aux maisons parisienne et à leur vision de la mode pour le printemps été 2014.

Guy Laroche

Cela fait déjà plusieurs saisons que nous suivons le travail remarquable du styliste Marcel Marongiu pour la maison Guy Laroche, et une fois de plus nous n’avons pas été déçu par cette très belle collection printemps été 2014. Show épuré par le vent de minimalisme qui court sur les collections, les codes Marongiu pour Laroche sont présents, mais en version plus « clean », jouant avant tout sur les volumes et les effets de matières.

© Guy Laroche SS14
© Guy Laroche SS14

Les codes couleurs chers au styliste sont présents, déclinant les silhouettes en monochromes noir, blanc, gris, poudre avec des touches d’or pour apporter de la lumière dans un vestiaire aux notes sourdes. Mais si les couleurs se font discrètes, c’est pour mieux faire place à la ligne ; point d’orgue de la collection. Jeux de volumes, généreux, les vestes se font hoodie ou bombers couture sur des bases de néoprène (pièce indispensable dans toute garde-robe dès la saison hiver), les zips sortent des vestiaires de sport pour venir sur les podiums, et les jupes raccourcissent à vu d’œil pour devenir patineuses (non mesdemoiselles, vous n’y échapperez pas), avec des effets de godets et de basques asymétriques.

© Guy Laroche SS14
© Guy Laroche SS14

Pour le jour, des pantalons noirs tailles hautes à double pince, des chemises en popeline blanche à plastron boutonné (autre pièce phare des gardes robes), des combinaisons graphiques, le tout porté avec des trenchs impeccablement coupés, amples pour donner de l’aisance mais marqués à la taille afin de toujours dessiner la silhouette – perfection. Pour le soir, place aux tops en peaux précieuses, au poudre et au vert acide, les robes cocktails jouent sur les trompes l’œil et les effets de plissés et de construction – on adore.

© Guy Laroche SS14
© Guy Laroche SS14

Dries Van Noten

Parenthèse gold aux références ethno chic au cœur d’une Fashion Week marquée par un minimalisme ambiant, le défilé Dries Van Noten, toujours l’un des plus attendu de la semaine parisienne, n’a une fois de plus pas déçu les spectateurs du monde de la mode. Mur recouvert de feuilles d’or servant d’écrin feutré à une collection se devinant riche en surprises, le cultissime groupe Radiohead assurait l’ambiance sonore – spectacle garanti.

© Dries Van Noten SS14
© Dries Van Noten SS14


Fidèle à ses sources d’inspirations depuis ses débuts et faisant fi des diktats imposés, le créateur belge évoque en clins d’œil ses multiples influences, allant de la peinture flamande, à l’orientalisme en passant par le folklore andalou, avec ce don unique de savoir les mixer savamment, par petites doses pour créer des silhouettes simples et complexes à la fois, racontant une histoire, toujours identique et toujours différente.

© Dries Van Noten SS14
© Dries Van Noten SS14

Les matières, comme toujours chez Dries Van Noten sont d’une richesse inouïe - cotons froissés, brocarts light, macramés modernisés, délicates mailles frangées, raphias ajourés et cirés, plissés lamés, soies gaufrées… Les ruchés dorés en guirlandes s’enroulent sur des jupes droites et sont cassées par des mailles amples s’inspirant de l’univers du sportswear. Les motifs d’inspiration péruvienne contrastent avec des matériaux plus sobres, les vestes s’inspirent des kimonos aux volumes généreux. L’or présent dans le décor et cher au créateur Anversois, s’invite également dans la collection par touches sur des vestons en cuir ou encore sur des bijoux aux notes ethniques insufflant un vent d’ailleurs sur des silhouettes plus urbaines.  Plus qu’un défilé, c’est une ambiance, un état d’esprit, un voyage auquel nous invite comme à chaque saison, celui qui sera pour toujours l’un de nos créateur favori.
© Dries Van Noten SS14
© Dries Van Noten SS14

Peachoo + Krejberg

Après une seconde journée de Fashion Week riche en événements, les créateurs Peachoo Datwani, d’origine indienne, et Roy Krejberg, né au Danemark, fondateurs de la griffe Peachoo + Krejberg, ont clôturé en délicatesse le calendrier officiel en donnant rendez-vous au Palais de Tokyo pour présenter leur collection printemps été 2014. Décor brut jouant sur l’obscurité des sols gris contrastant avec la lumière intense d’un écran blanc servant de fond, les codes de la collection sont lancés. Épure de la ligne se résumant en un I, la femme Peachoo Krejberg, longiligne, se dessine tel un trait de pinceau japonais - rapide, concis mais toujours élégant.

© Peachoo + Krejberg SS14
© Peachoo + Krejberg SS14
© Les Garçons aux Foulards - Peachoo + Krejberg SS14

Fidèles à leur travail, ils se plaisent toujours à croiser références, styles et codes pour créer une histoire, dont le point de mire se focalise sur l’architecture du vêtement. Ainsi pour cette saison, la référence à l’univers nippon est palpable. Robes foulant le sol, pantalons amples, portés sous des vestes longues à col châle, jeux de superpositions, l’esprit kimono n’est pas loin. Véritable pièce maitresse de la collection, la veste a subi un incroyable travail de recherche, construite, déconstruite, reconstruite, un modèle nouveau, presque hybride, sans manche, à col cranté contrasté voit le jour et habille les silhouettes d’une aura à la féminité stricte et délicate tout au long du défilé.

© Peachoo + Krejberg SS14
© Peachoo + Krejberg SS14
© Les Garçons aux Foulards - Peachoo + Krejberg SS14

Alliance subtile du Ying et du yang propre aux cultures asiatiques, les opposés se rencontrent, s’attirent sans pour autant se mélanger. Ainsi les silhouettes, monochromes noir ou crème, se rejoignent rarement, sauf par quelques détails discrets. Noir profond en total look cuir, crème étincelant en all over sequins, gris perlé parfois pour dynamiser une garde robe aux couleurs sobres, laissant les devants de la scène à la rigueur et à la complexité de la coupe ; l’harmonie entre les formes et les tissus, l’aspect technologique mélangé à certaines techniques artisanales, signent une fois de plus les collections Peachoo + Krejberg, transformant ce manifeste minimaliste en invitation onirique et pure au pays du soleil levant.

© Peachoo + Krejberg SS14
© Peachoo + Krejberg SS14
© Les Garçons aux Foulards - Peachoo + Krejberg SS14


Balenciaga

Second opus signé Alexander Wang pour Balenciaga, ou le styliste new-yorkais d’origine taïwanaise a délivré un sans faute pour la maison parisienne. Respectant les codes mis en place par Cristobal Balenciaga puis développés et modernisés par Nicolas Ghesquière à la tête de la direction artistique pendant plus de dix ans ; les volumes et la forme « œuf » dessinent pour l’été prochain des silhouettes aux proportions plus contemporaines. Après une collection hiver placée sous le signe du noir dominant, illuminé de pointes de blanc, jouant sur les textures et les contrastes des effets marbrées (qui a d’ailleurs fortement marquée une partie des collections présentées à New York, Londres et Paris), Alexander inverse les proportions et fait honneur au blanc.

© Balenciaga SS14
© Balenciaga SS14
© Balenciaga SS14

Blanc optique sur des robes chemises à plastrons aux lignes pures, blanc transparent sur des robes cocktails en organza faussement virginal jouant sur les longueurs, blanc nacré sur des blouses à l’esprit kimono over size, ou encore perfecto couture en cuir blanc découpé au lazer, la plus immatérielle des couleurs est traitée dans ses différents aspects pour une collection maitrisée, ne laissant aucune place au superflu pour se concentrer sur la ligne et le travail des coupes. Un grand bravo ! 

© Balenciaga SS14
© Balenciaga SS14
© Balenciaga SS14

Manish Arora

Au cœur de cette Fashion Week Parisienne marquée par un minimalisme parfois excessif, chaque collection jouant les couleurs, osant une certaine pointe d’exubérance, un grain de folie est une véritable bouffée d’oxygène colorée. Manish Arora, le créateur indien le plus reconnu de la scène mode, dont nous suivons avec bonheur le travail chaque saison, a réinventé une fois de plus un vestiaire hybride, à mi chemin entre lignes occidentales et références à la culture traditionnelle indienne.

© Manish Arora SS14
© Manish Arora SS14

Imprimés graphiques travaillés en all over ou en détail soulignant des robes, des jupes croisées ou des vestes sans manches à l’esprit parka ; les gammes de couleur, pop et acidulées conjuguent intelligemment des silhouettes sagement contemporaines. Loin d’une certaine « improbabilité » que l’on pouvait reprocher au créateur Manish Arora il y a encore peu, le styliste indien a épuré dans la veine minimale ses silhouettes pour ne se concentrer que sur la ligne et le travail de graphisme géométrique, inspiré par l’œuvre du peintre Vasarely.

© Manish Arora SS14
© Manish Arora SS14

Influences sport et contemporain sur des t-shirt en jersey, outerwear très chic composé de vestes/sweats aux détails coutures, mixés avec des jupes courtes effet cache-cœur reprenant les codes d’un sari ultra moderne. Le sac à dos, néo It bag de l’année 2014, habille certains looks et accentue d’avantage encore les références à l’univers de sport, incontournable des collections printemps/été 2014.

© Manish Arora SS14
© Manish Arora SS14

Enfin, quel choix plus judicieux que celui de la plus indienne des chanteuses britannique, M.I.A pour faire vibrer le Palais de Tokyo de ses notes électro pop se mixant à merveille avec une collection électrique et haute en couleur.


Givenchy

Il est une chose qui ne trompe pas ; lorsque un défilé s’ouvre sur un premier look fort qui marque les esprits, tel un bon présage, il annonce une collection qui ne passera pas inaperçue. Ainsi, dans la lignée de l’incroyable défilé homme printemps-été 2014 qui nous avait enchanté, Riccardo Tisci a dessiné pour la femme Givenchy, une collection métissée et colorée, inspirée des différentes cultures que l’on a pu retrouver au fil des années dans le travail du créateur italien. Japon graphique, presque guerrier, symbolisé par la couleur rouge, Afrique rêvée, sensuelle, toute en courbes et en féminité, contrastant avec les détails de coupe quasiment anguleux rappelant les guerriers masaïs ou bien des samouraïs contemporains.
 
© Givenchy SS14
© Givenchy SS14


Jeux complexes de tressés et de drapés sur des jersey fluides dans des nuances de bruns, d’ocres et de kakis, sangles aux références fétichistes qui signent de façon très couture de nombreuses silhouettes, ou encore explosion de couleurs sur des modèles brodés en paillettes all over ; Riccardo Tisci accompagné de la très discrète mais néanmoins influente conseillère artistique Carine Roitfeld, signent à quatre mains, une collection printemps été 2014 époustouflante.

© Givenchy SS14
© Givenchy SS14

Et pour compléter ce tableau déjà brillant, la make-up artiste Pat McGrath a imaginé pour cette collection un masque spectaculaire entièrement fait de sequins, posés délicatement un à un sur la peau des modèles. Ainsi, près de 12 heures de patience et de travail ont nécessité chacun des mannequins. Rappelant autant par leur coté exceptionnel les rites tribaux africains que les masques du théâtre Kabuki japonais, ils finissent de créer le lien entre les différentes références culturelle de cette collection riche et inspirée.

© Givenchy SS14
© Givenchy SS14

Valentino

Voyage dans le temps et dans l’espace chez Valentino en ce dernier jour de Fashion Week, ou les mannequins, cheveux tirés, queue-de-cheval longue et lisse, images de madones contemporaines, portent toutes une même coiffe de cuir clouté, leur donnant l’allure altière des sages icônes Renaissance. Effet sans doute volontaire, « stimulé par une visite accomplie dans les ateliers de l'opéra de Rome" par le duo de créateurs Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli qui ont su reprendre avec talent depuis 2008 la plus parisienne des maisons romaines.
© Valentino SS14
© Valentino SS14
© Valentino SS14

Reines de jour aux atours richement brodés, les silhouettes tout droit sorties de tapisseries Renaissance version 2.0 associent  le noir comme toile de fond, au pourpre, au violet cardinal, au vert profond, au turquoise et au rose intense et aux ocres ensoleillés. Maria Grazia et Pier Paolo nous invitent à un voyage au cœur des traditions siciliennes parsemé de notes colorées et acidulées ayant traversées l’Atlantique après un long périple le long de la Cordillère des Andes.
© Valentino SS14
© Valentino SS14
Faussement sage, la femme Valentino n’en a sans doute que l’image ; vêtue de robes de jour ou de soir jouant sur la transparence des dentelles et des résilles, ainsi que sur les longueurs, arrivant quelques fois aux chevilles d’autres fois à mi-cuisse. Maria Grazia Chiuri et Pier Paolo Piccioli privilégient le détail des motifs d’inspiration ethnique pour créer la surprise de cette collection printemps été 2014. Véritable conjugaison estivale autour de l’alphabet stylistique cher au duo italien, les volumes, les capes, les lignes légères et généreuses qui ont fait de chacune des collections signées par les deux créateurs un véritable succès, les motifs floraux ou géométriques, abstraits pour la plus part, nous ont éblouis par leur couleurs chatoyantes et la justesse des associations de couleurs et de matière et en font sans doute, l’une, voir la plus belle collection de cette Fashion Week Parisienne. Un grand bravo !
© Valentino SS14
© Valentino SS14

© Valentino SS14
A.

jeudi 26 septembre 2013

Paris Fashion Week – Collections Femme – Jour 1



Après New-York, Londres et Milan, la valse des collections poursuit son chemin à Paris. Première grande tendance repérée, le Minimalisme qui a envahit les podiums et a même fait une incursion de force au cœur de la mode italienne, connue d’habitude pour son aspect fastueux et excessif, continue son envolée et donnant le ton aux défilés Parisiens. Day 1 de Fashion Week toujours connue pour mettre en avant la jeune création, les Garçons aux Foulards ont suivi en direct cette première journée placée sous le signe de la mode et vous dévoilent leur Coups de cœur pour le printemps été 2014 !

Moon Young Hee

Matinée superbe d’automne, Ecole des Beaux Arts, Cours des Mûriers, le décor tonne le ton à une collection tout en finesse. Délicats jeux de pliages du tissu façon origami, les mannequins, make up nude et cheveux attachés-détachés, l’idée de transparence et de légèreté des tissus contraste avec la construction quasi architecturale des modèles.

© Les Garçons aux Foulards - Moonyounghee SS14
© Les Garçons aux Foulards - Moonyounghee SS14

Robes, vestes, manteaux, t-shirt se font over size, jouant sur les volumes, parfois exagérés, mais à la ligne toujours maitrisée. La gamme de couleur pure, chère à la créatrice d’origine coréenne, alliant noire, blanc, sable, et kaki rehaussé de bleu dur, donne le ton de ce début de Fashion Week indéniablement sous le signe d’une certaine maîtrise.

© Les Garçons aux Foulards - Moonyounghee SS14
© Les Garçons aux Foulards - Moonyounghee SS14





Christine Phung

Quelques minutes plus tard, c’est sur la terrasse du plus célèbre grand magasin parisien, que la créatrice franco-cambodgienne, Christine Phung, nous a donné rendez-vous pour présenter sa toute nouvelle collection printemps été 2014. En décor, la tour Eiffel et l’azur infini du ciel de Paris, en bande son le groupe Hollydays qui interprétait en live trois de ses morceaux, et en fond, une collection intitulée Liquid Dilusion, imaginant l’histoire d’une femme plongeant dans l’eau avec fracas et effervescence, pour aboutir à une immersion dans une eau à la fois douce et étrange, traversée de rais de lumière. Dissolution, abstraction, les frontières du solide, du liquide et de l’aérien s’estompent ; sentiment mis en exergue par le décor composé de cubes d’eau reflétant à l’infini le ciel et les silhouettes des mannequins.

© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14

Jeux de lumières provoquant ombres, fantasmagorie graphique et dentelles de lumières, l’approche quasiment onirique se traduit sur les textiles, leur matière, leur ligne, leur graphisme, imprégnant la structure des tissus qui s’en ressent : jacquards tissés réversibles, patchworks, imprimés numériques de dentelles..

© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14

Une collection à l’image de la créatrice, lauréate du prestigieux prix de l’Andam 2013, emprunte de sensibilité et de féminité. Douceur infinie des silhouettes bercées par le groupe Hollydays, gamme de couleur fondue en camaïeux de crème et de gris nuage, juste rehaussé de bleu cobalt pour dynamiser l’ensemble, jeux de transparence, travail de plissés, enfin, les imprimés graphiques, chers à Christine, signent comme chaque saison la collection.

© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung SS14
© Les Garçons aux Foulards - Christine Phung


Ground Zero

Troisième très beau défilé parisien pour Eri et Philip Chu, jeunes créateurs de Ground Zero sous les verrières de l’atelier richelieu. Maniant comme toujours les jeux de construction et la force des imprimés, transformant les concepts en réalisations visuelles et esthétiques, les frère Chu se sont intéressés pour la collection printemps été 2014 à l’adolescence. Non pas en la percevant comme cette phase ingrate si souvent crainte, mais plutôt comme une étape de transformation et de mutation.

© Les Garçons aux Foulards - Ground Zero SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ground Zero SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ground Zero SS14

Mutation travaillée au sein de la collection au travers des silhouettes se métamorphosant à chaque passage, se déstructurant, se reconstruisant, cachant ou dévoilant des parties du corps, mais aussi et surtout mutation végétale et florale. Explosion graphique de couleurs et de motifs marquant fortement la collection, les imprimés floraux enrichissent la personnalité de la femme Ground Zero.

© Ground Zero SS14
© Ground Zero SS14

© Les Garçons aux Foulards - Ground Zero SS14
Les silhouettes particulières cette saison jouent sur les asymétries et les oppositions. Ainsi la structure du néoprène se marie avec la légèreté de l’organza, la transparence de la soie avec la richesse des cachemires signant définitivement la collection la plus forte et la plus emblématique de cette première journée de défilé ! 

© Ground Zero SS14
© Ground Zero SS14


© Les Garçons aux Foulards - Eric et Philip Chu




Dévastée

Ophélie Klere et François Alary, les deux jeunes créateurs et fondateurs de la griffe Dévastée, ont choisis comme thématique pour leur défilé printemps été 2014 le cimetière d’Aoyama à Tokyo. Beauté et sensibilité romantique presque post-moderniste, le duo Dévastée voit la beauté en toute chose et surtout là ou ont ne l’attend pas forcement.

© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14
© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14

De ce voyage nocturne au pays du soleil levant, Ophélie Klere et François Alary en ressortent une collection élégante et légère. Manteau court over size, robes fluides en soie ou en jersey, shorts structurés taille haute ou encore chemises à col et poignets contrastés, l’alphabet Dévastée, contemporain, s’inscrit de façon décalée dans les codes urbains parisiens ou tokyoïtes. Ôde à une certaine forme de féminité, désinvolte, insouciante, se moquant de tout et surtout de la mort. Le colorama oscillant exclusivement du noir en blanc en faisant parfois quelques incartades par le gris ; se compose quelques fois de matières unis, mais fait la plus part du temps place à des imprimés graphiques, exclusifs, dessinés par le duo de créateurs.

© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14
© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14

Monstres souriants, gentils fantômes, tombes et allées du cimetière d’Aoyama, tous les sujets relatifs à la thématique principale sont bons pour jouer sur les graphismes et les dessins. Loin de la régularité habituelle d’un imprimé fondu ou retravaillé sur ordinateur, chaque pièce de la collection réserve son lot de surprise et d’émerveillement. Touches d’humour cachées, la fille Dévastée, espiègle se moque bien des codes et entend profiter de son insouciante jeunesse et rire de la mort plutôt que de s’en apeurer, et nous ne pouvons que l’en féliciter ! Bravo !

© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14
© Les Garçons aux Foulards - Dévastée SS14


Converse love Maison Martin Margiela (et inversement)

Fin de journée sur les chapeaux de roue dans le Marais, dans notre concept store masculin préféré – l’Eclaireur, qui le temps d’une soirée a retiré son habit de cabinet de curiosité contemporain pour accueillir le temps le lancement de la collaboration Converse – Maison Martin Margiela. Association étonnante me direz-vous, pas tant que cela finalement. 

© Les Garçons aux Foulards - Converse X Margiela

© Les Garçons aux Foulards - Converse X Margiela


Reprenant les codes de la peinture blanche et de la transformation et de la récupération d’objets chers au styliste le plus discret de son temps, Maison Martin Margiela et Converse ont lancés un modèle de skate shoes (tendance immanquable de ces deux prochaines saisons) de couleur, recouvert de peinture, dont l’aspect blanc, se patinant avec le temps, laissera se découvrir, millimètre par millimètre, la couleur originale de la toile. Trait d’union entre ces deux univers, l’artiste Pimax, reconnu dans le monde entier pour son travail sur la matière et sur le mouvement, a crée pour l’événement trois sculptures, trois figures libres autour des thématiques de blancheur, de peinture et de matière. (A découvrir rapidement dans le boutiques Maison Martin Margiela et converse !)

© Les Garçons aux Foulards - Converse X Margiela

A.