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vendredi 23 octobre 2015

A la rencontre de Fred Marzo


© Fred Marzo - FW15/16

Cela faisait déjà quelques saisons que nous suivions de près le travail raffiné du créateur de soulier parisien Fred Marzo. Amoureux de son style élégant et féminin, et de ses modèles d’escarpins répondant aux prénoms joliment surannés de Pierrette, Maguy ou Titine, Frédéric Foubet Marzorati de son vrai nom, nous surprend collection après collection, réinventant des associations d’agneau plongés, de veaux velours et peaux précieuses. Maître depuis plus d’un an au cœur du Marais, d’un boudoir consacré à son univers de sandales, salomés et autres bottines auxquelles succombent une clientèle fidèle à son style retro chic, Fred Marzo franchit le pas et lance pour cette saison une capsule homme proposant trois des modèles essentiels du vestiaire masculin - mocassin, derby et boots – le tout décliné en veau velours et veau glacé noir et argent et mis en scène dans une première campagne choc. L’occasion était trop belle d’interviewer le créateur de soulier et en profiter pour en savoir un peu plus sur son parcours, son univers, ses sources d’inspirations mais aussi sur ce nouveau challenge masculin !

© Fred Marzo

Etudiant au studio Berçot, puis jeune styliste, pouvez-vous nous raconter comment, l’escarpin, cet objet absolu de fantasme féminin, est arrivé dans votre vie ?

Les "chaussures" en général ont toujours eu une place importante pour moi déjà petit, mais l'escarpin représente tellement la femme, certes quelques fois une femme qu'on idéalise (surtout quand on est un homme) mais surtout une femme sexy quelque soit la hauteur du talon. On pense bien sûr tout de suite aux icônes telles que Marilyn Monroe ou Audrey Hepburn. Le déclic d'en faire mon métier s'est fait pendant mes études au Studio Berçot, le jour où une intervenante est venue nous expliquer son métier, je ne pensais pas qu'on pouvait être uniquement styliste chaussure...  

Une solide expérience chez Christian Louboutin et Sartore, comment ces deux maisons au style si différent vous ont-elles inspirées, façonnées ?

Toutes les expériences nous façonnent et nous font avancer, encore aujourd'hui j'apprends beaucoup aux côtés de Catherine Sartore, avec qui je collabore toujours, même si nos univers sont différents. 

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo - FW14

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre désir de vous exprimer et de lancer votre propre collection ?

Travailler pour une maison qui n'est pas la sienne est un travail bien différent, il faut répondre à un cahier des charges, l'univers de celle-ci n'est pas forcement le notre, on reste un exécutant et on peut parfois "tourner en rond" au bout d'un certain temps... Lancer ma propre marque et mes collections m'a permis de prendre du recul, de penser plus au produit tant pour moi que pour mon client, cela a toujours été un souhait, le plus difficile était de se lancer et d'oser!

Boutique Fred Marzo - 11, rue de Thorigny

Un savant mélange de sophistication contemporaine et de références rétro, le tout revisité, comment avez-vous crée cet univers au doux parfum suranné ?

Je n'ai pas cette impression d'avoir créée un univers, je ne me force pas, tout s'est fait et se fait encore très naturellement. 

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo SS15

Une ligne rouge sur l’arrière du soulier peinte à la main, un petit quelque chose de « Suivez moi jeune homme », pouvez vous nous en dire un peu plus sur cette signature stylistique qui caractérise chacune de vos créations?

Pour la petite histoire, durant la seconde guerre mondiale, faute de moyens, les femmes françaises se dessinaient au crayon noir la couture des bas sur la jambe pour rester féminines. J'ai voulu prolonger ce symbole de féminité qui se retrouve donc au dos de chacun de mes modèles femme et désormais homme.

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo FW14

A l’heure de l’hyper sexualisation et du grain de folie à tout va, vous restez dans un registre d’élégance et de finesse, n’est-il pas trop difficile de ne pas succomber aujourd’hui à une forme de facilité commerciale ?

C'est tellement plus sexy d'être élégant et raffiné, il faut savoir être subtil et fidèle à soi-même. Je n'aime pas me forcer, je préfère rester dans mon registre et suivre la ligne rouge que je trace depuis maintenant 5 ans.

© Les Garçons aux Foulards - Fred Marzo - FW15/16

Pourriez-vous définir en quelques mots les tendances souliers actuelles que vous percevez?

Non, je n'aime pas ce mot "tendance" qui ne veut plus trop rien dire. Il faut porter ce qu'on aime et ce qui nous va, se sentir à l'aise dans ses pompes dans tous les sens du terme. 

Toutes vos créations sont signées Made in France, est ce un code important pour vous ?

Bien sûr que c'est un code important pour moi, j'ai fait ce choix dès le départ car il y a un vrai savoir-faire en France et si nous lui tournons tous le dos nous risquons de le perdre. Vous n'imaginez pas tous les métiers passionnants qu'il y a autour du soulier, sans toutes ces personnes une marque ne pourrait exister. #madeinfrance

Face à une industrie du Luxe grandissant sans cesse et toujours en mouvement, n’est-il pas complexe pour un jeune créateur de rester fidèle à ses goûts, ses valeurs, et résister dans un marché ultra concurrentiel ?

 Je pense justement que le luxe c'est de rester fidèle à ses goûts, ses envies, ses valeurs. Le luxe ne devrait pas être une industrie, c'est cela qui est compliqué quand on est petit face aux grands (groupes). On ne nous laisse pas le choix que de résister.

Premier pas cette saison dans l’univers du soulier masculin, quelle est la genèse de ce projet ?

J'avoue que la genèse est un peu égoïste, tout en répondant à une demande des messieurs qui apprécient les collections femme et me réclamaient des modèles homme. 

© Les Garçons aux Foulards - Fred Marzo - FW15/16

Vos sources d’inspiration rétro chics sont-elles les même pour l’homme et la femme Fred Marzo?

Les sources d'inspirations peuvent être les mêmes mais seront traitées différemment. En règle générale, la femme reste plus fantaisie comparativement à l'homme qui osera moins, ça reste une généralité mais l'homme est plus classique.

Une campagne masculine de lancement extrêmement forte, mettant en avant le soulier, uniquement le soulier, sans aucun vêtement autour, comment vous est venue ce coup d’éclat stylistique justement « peu classique » ?

C'est avant tout un travail d'équipe et d ‘échange avec le photographe Tom Buisseret et Stéphanie Buisseret  directrice artistique de ce projet. L'impact de la campagne devait se faire sur la marque, mais aussi sur le produit, qui est le seul élément de stylisme de l'image - donc la nudité s'est imposée assez naturellement

© Fred Marzo - FW15/16
© Fred Marzo - FW15/16

Cette capsule homme a-t-elle pour objectif d’évoluer, de grandir, ou simplement d’habiller le compagnon de la « femme Fred Marzo » ?

Pour le moment la capsule est composée de trois modèles (un derby Fred, un mocassin Titoune et un bottillon Rémy), elle évoluera certainement dans les saisons à venir avec les matières et couleurs mais je voudrais que cela reste une capsule pour le moment, comme une parenthèse.

© Les Garçons aux foulards - Fred Marzo - FW15/16

De futurs projets dans l’univers du soulier ?

Pas de ligne enfant en perspective! (rires)

Un dernier petit mot peut-être sur vos sources d'inspirations pour l'été prochain?

La collection sera très 50's! Girly d'un côté avec une inspiration Hollywood/American dinner et très Parisienne de l'autre avec de jolis clins d’œil au New Look. 

Inutile de vous préciser à quel point nous sommes impatients de découvrir ces prochains modèles qui séduiront à n’en pas douter vos fidèles clientes. Un grand merci à vous Fred Marzo pour cette parenthèse et pour vos mots, à l’images de vos créations, justes et réservées !

A.


FRED MARZO

11, rue de Thorigny - 75003 Paris



© Fred Marzo - FW15/16

jeudi 12 mars 2015

OOTD – Direction les défilés

© Les Garçons aux Foulards

Il flotte toujours une énergie bien spécifique en période de Fashion Week. Journalistes, buyeurs, photographes, blogueurs du monde entier, se donnent rendez-vous quelques jours dans l’année à Paris pour la semaine des collections, enchaînant les défilés aux 4 coins de la capitale. Excitation toute particulière de découvrir les visions quasi artistiques des créateurs pour la saison prochaine, mais aussi de l’ambiance, des mannequins défilant de façon quasi frénétique sous le crépitement des flash des photographes et la rythmique des sons électroniques. Mais aussi le plaisir, un peu égoïste de s’habiller, avec un petit degré mode de plus. Et en période de Fashion Week, il y a deux écoles. Ceux qui en font des tonnes, prêts à tout pour se faire remarquer, espérant coûte que coûte être photographiés par les street styliste du net ; mixant avec excès couleurs, matières, volumes, imprimés, frisant parfois même les limites du ridicule. Et ceux, plus discrets, adeptes à l’image des écoles belges ou japonaises, du « Less is more », misant sur la discrétion et les détails, préférant jouer une forme de retenue vestimentaire, mettant en avant le travail du créateur et la collection présentée plutôt que sa propre personne. Option vers laquelle comme toujours nous nous sommes orientés, correspondant d’avantage à notre vision personnelle de la mode.

© Les Garçons aux Foulards
© Les Garçons aux Foulards

Une silhouette faussement classique, détournant les pièces emblématiques du vestiaire masculin  avec un twist. Associations de flanelles grise, noire, de popeline de coton blanche et de cachemire noir formant un uniforme radical, mixant pièces de créateurs et trouvailles plus mass market, pour se glisser, sans passer totalement inaperçu, de défilés en défilés. Décryptage de la tête au pied et de pied en cap !

-       Un foulard – accessoire indispensable pour tout Garçons aux Foulards que nous sommes, en version graphique, imprimé sur une étamine noire tachetée de blanc  Damir Doma

© Les Garçons aux Foulards

-       Une veste – noire bien sur, en flanelle de laine pour détourner son côté smoking, avec un jeu de col  châle intégré au bâtis de la veste qui m’a fait définitivement craquer ! Givenchy

© Les Garçons aux Foulards
© Les Garçons aux Foulards

-   Une chemise – en popeline de coton blanche dont le col et les pans dépassent pour apporter de la lumière et une touche graphique à l’ensemble H&M

-       Une maille – en cachemire noir et à col rond, le pull over intemporel se détourne à coups de bords côte et de finitions inspirées de l’univers du sportwear – Lafayette Collection

-     Un pantalon – à l’esprit sarouel, masculin à double pince, presque austère en flanelle grise, bas cigarette et revers forcement court, jeu de pans croisés à l’avant et à l’arrière Zara

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

-       Une pochette – plus encore, une sorte d’uniforme mode qui ne me quitte jamais, et dont j’adapte uniquement la couleur selon la tenue du jour, obligeant à résumer avec style en quelques centimètres carrés ses priorités de la journée - Balenciaga

© Les Garçons aux Foulards

-       Une paire de soulier – pièce favorite de cette tenue et vrai coup de cœur de cette saison, cela faisait bien longtemps que les Fussbett, modèle emblématique Marni, me faisaient de l’œil. Inspirées par une silhouette quasi monacale, unisexe, elles se reconnaissent par leurs semelles cuir, gomme, cordage d’espadrille et les franges de cuir inspirées des mocassins masculins classiques. Hésitant, me posant toujours la question de savoir si elles pourront s’associer facilement ou non avec ma vie quotidienne, il faut parfois savoir s’accorder un petit coup de folie stylistique et surtout s’amuser. En conclusion, avec une paire de chaussettes en cachemire, elles sont parfaites pour cette fin de saison hivernale, et j’attends avec impatience le retour des beaux jours pour les porter encore et encore - Marni


© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards




A.

vendredi 1 novembre 2013

FLORIAN WERNERT POUR BATA – PROMENADE PARISIENNE !


120 ans et pas une ride ! C’est du moins ce que nous prouve une fois de plus le chausseur Bata qui lance pour cet hiver une première collaboration avec le créateur de soulier Florian Wernert. Déjà supporter de la création française avec l’organisation depuis plus de huit ans du concours Bata Jeune Création élisant tous les ans un jeune désigner et produisant une petite collection de celui-ci, Bata passe à la vitesse supérieure cette saison en signant à deux mains une collection capsule évènementielle 100% masculine ! L’occasion était rêvé pour nous de pouvoir vous parler de ce créateur, véritable coup de cœur, dont les collections de souliers, à l’élégance intemporelle, nous séduisent depuis plusieurs saisons, et avoir l’occasion de réaliser une mini interview à dimension humaine ou le jeune créateur parisien nous explique d’avantage son parcours mais aussi le plaisir de cette rencontre professionnelle avec le groupe Bata.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

Fruit de la rencontre entre Florian Wernert et l’équipe française de Bata en 2006 lors du concours des jeunes créateurs qu’organise l’enseigne chaque année, Florian Wernert s’est fait remarquer obtenant la 3ème place ; l’idée d’une collection a muri durant plus de six années de confiance respective, années durant lesquelles Florian Wernert a poursuivi sa formation de styliste au sein de l’institut Colbert puis du CFPIC avant de signer ses propres collections de souliers, mais également d’être consultant style pour de nombreuses maisons de mode voulant s’orienter vers des segments chaussures plus élaborées.

Ainsi, à l’occasion de son 120ème anniversaire, BATA a fait appel au créateur Florian Wernert pour réaliser une collection capsule de souliers à la fois chic, sobre et élégante.
Composée de 3 modèles distincts (une paire de richelieu, des derbies semi montantes et une paire de sneakers hautes) aux noms évoquant les parcs chers au créateur - Tuileries, Luxembourg, Buttes Chaumont, la collection Florian Wernert pour Bata est une capsule aux accents définitivement parisiens. Exprimant chacun une vision du style a la française, à la fois simple, chic et décontracté, les modèles sont inspirés par l’univers du surréalisme et de l’élégance décalée des films de Jacques Tati, du graphisme des années 50 et de l’ambiance des cafés parisiens.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata
L’apparente simplicité formelle découvre le soin du détail apporté à chaque modèle, dans leur construction, le choix des peaux, les nuances de coloris. Les veaux lisses aux couleurs nettes (noir, marine, cognac) côtoient les nubucks au toucher souple dans des coloris chauds de terre brûlée et d’ardoise, au traité spazzolato pour un effet vieilli; enfin les veaux velours dans des nuances complémentaires ajoutent de la matité et du contraste dans les jeux de construction. Enfin, le bleu marine intervient comme la signature visuelle de cette collection, présent sur l’ensemble des modèles, à la fois pour l’intérieur de tous les modèles mais également sur la baguette arrière des derbies et richelieu.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata
Véritable petit évènement dans le monde de la chaussure homme par l’association de deux univers et savoir faire respectif pour une collection de grande qualité Made in Italy mais qui a su rester accessible au plus grand nombre ( avec des tarifs allant de 99€ et 109€). Un travail proche par beaucoup de points des collections de souliers en propres du créateur français qui s’est prêté avec joie au jeu de l’interview et a répondu à quelques unes de nos questions.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - Comment s’est décidée votre collaboration avec Bata ?

FW - C’est avant tout une histoire d’amitié qui s’est tissée au fil des ans. Je collabore avec Bata France depuis 2008, mais dans l’ombre… je suis devenu très proche avec beaucoup de personnes de l’équipe. En Janvier 2012, Marie-Hélène Stra la directrice des achats m’a évoqué l’idée de mettre pour une fois l’homme à l’honneur, elle connait bien mon univers, mon style, elle me suit depuis mes débuts dans la chaussure; elle connait ma passion pour la mode masculine mais aussi Paris. Je crois qu’elle avait envie de partager cela avec le plus grand nombre. L’idée a germé rapidement, nous en avons beaucoup parlé. Dès le mois de mars 2012 je lui faisais mes premières propositions de croquis, de matières, de couleurs…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - L’exercice de la création pour une plus grande distribution est-il périlleux, ou du moins différent de votre travail habituel de création ?

FW - L’exercice était d’autant moins périlleux que Bata a mis à disposition les moyens nécessaires pour me permettre de ne surtout pas transiger avec la qualité des matériaux et la fabrication. J’ai moi-même choisi l’usine dans les environs de Vérone en Italie, de même que j’ai choisi les peaux et différents composants. Ensuite, c’est Bata qui se charge de la production et de la commercialisation via son réseau de magasins. Ce contexte est idéal pour un créateur.
D’autre part, Bata m’a donné carte blanche pour tout ce qui entoure la collection, tel que le packaging que j’ai entièrement pensé ou encore les visuels du catalogue. Bata m’a permis de vraiment mettre en œuvre mon univers, ainsi j’ai demandé à des amis de participer à l’aventure, Camille Verrier, une amie photographe de talent, a mis en image la collection tandis que Vincent Schoepfer avait en charge le stylisme, Frédéric Deverchère, l’un de mes meilleurs amis, s’est occupé du graphisme… comme j’en ai l’habitude j’ai travaillé avec ma petite bande d’ami(e)s…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

A - Peut-on parler d’une synthèse de votre style en quelques modèles ?

FW - Il s’agit effectivement d’une synthèse de mon travail, c’était d’ailleurs mon cahier des charges… je devais réinterpréter les 3 produits par lesquels j’ai commencé à me faire connaître avec les éléments qui dans mes collections interviennent comme autant de signatures : les jeux d’asymétrie, de superpositions, les contrastes de matières, l’omniprésence du bleu, les coutures invisibles…

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata


A - Qu’avez vous retiré de cette aventure ? Et seriez-vous partant à l’idée de la recommencer ?

FW - Cette collaboration m’a beaucoup appris car avec le soutien d’une grande enseigne telle que Bata, on vous accueille les bras ouverts, c’est la garantie d’une importante commande. C’est justement à ce sujet que j’ai réalisé l’importance des économies d’échelles et surtout celle d’être à la fois producteur et distributeur, ce qui là encore (en supprimant un intermédiaire) permet de baisser les prix de ventes public… cela a été extrêmement instructif.
Cette collaboration entre Bata et moi est exceptionnelle, et nous l’avons toujours voulu ainsi, cette collaboration est un moment rare mêlant vie professionnelle et personnelle, je ne pense pas que cela puisse se reproduire dans les mêmes conditions… En revanche, je travaille sur d’autres projets qui comme avec Bata me permettent de mettre en œuvre l’ensemble de mon univers et savoir-faire qui vont bien au-delà de la chaussure.

© Camille Verrier - Florian Wernert pour Bata

Alors vite, sans plus tarder, direction la boutique Bata la plus près de chez soi pour découvrir en exclusivité la toute nouvelle collection Florian Wernert ! ;-)

A.


mercredi 1 août 2012

Habillés pour l'été!


Finit le travail, finit la grisaille, finit le bitume et finit les tristes mines déconfites à l’annonce des prévisions météorologique d’Evelyne Dheliat, l’été pointe enfin le bout de son nez et nous offre une trêve de bien-être légère et colorée. Légère et colorée tout comme la garde robe masculine de cette saison. Juilletistes, Aoutiens ou êtres étranges prenant leurs congés et partant pour d’exotiques contrées à la croisée de ces deux mois fatidiques pour Bison Futée, Les Garçons aux Foulards sont heureusement là, fidèles au poste, vous donnant leurs conseils et leurs coups de cœur pour bien faire sa valise de l’Été !

La Mode devançant comme toujours nos envies, propose pour cet été l’image d’un homme émancipé qui se dévoile tout en subtilité. Ainsi, des plages de Bali aux clubs d’Ibiza en passant par les Ramblas Barcelonaises ou les criques Sardes, quelques règles de Mode « bien pensante » seront à respecter pour ne surtout pas se sentir dépareillé ! Shorts de ville, chemises entrouvertes, nudité suggérée, furtive, évoquée par le biais de chemises en voiles de coton, ou autres mailles courtes ou longues en résilles effet moustiquaires découvrant habilement des détails de peau. Loin de se limiter à ces effets de matière, la guerre des Tendances se livrera entre les adeptes d’épure au contraste graphique de noir et de blanc, et les fervents défenseurs d’une explosion de couleurs vitaminées.

© Dior Homme SS/12

1/ Le Short en ville tu adopteras !

Tendance inévitable pour les plus frivoles comme pour les plus sages, le short, vêtement masculin emblématique de l’été, s’invite (vu depuis déjà quelques saisons sur les podiums) dans nos gardes robes citadines. Finit la ségrégation vestimentaire Homme-Femme, l’heure est à la parité des styles et ces messieurs ont également le droit au confort urbain, dévoilant par la même un mollet qui a tant de fois créer la polémique.

Mais attention, pas question de ressortir de son placard le short Camel multi poche de randonnée ! La version été 2012 se fait élégante et citadine. Plus fité, plus court, il reprend les codes des pantalons de cette saison. Popelines de coton, matières techniques, jean et parfois même en soie comme au très remarqué dernier défilé D&G, le short se coordonne avec sa tenue et se porte de façon systématique avec une chemise pour le rendre plus élégant.

© D&G SS/12
© D&G SS/12

Version très raccourcit comme chez l’élégant Homme Hermès qui le portera négligemment avec une chemise en soie imprimée marine, le short, pour les moins téméraires se portera plus loose accompagné d’une veste coordonnée. Ton sur ton chez Kenzo, ou avec une veste double boutonnage ouverte chez Yves Saint Laurent, le short doit se porter décomplexé, tel une évidence.

© Hermès SS/12
© YSL SS/12

Evident aussi, il l’est au bureau, afin de jeter définitivement aux oubliettes les habits de papy. Porté en costume-short dans un esprit preppy année 50, accompagné d’une veste cintrée, d’une chemise et d’une cravate en maille comme chez Bill Tornade, il devient très chic. Et enfin, si féru de mode, vous vous sentez prêt à jongler avec les différentes tendances de cet été, n’hésitez pas enfin à le mixer avec une maille ou une chemise imprimée, comme chez Kenzo ou chez D&G afin de gagner les palmes du style durement méritées.

© Bill Tornade SS/12
© Kenzo SS/12

2/ En Black & White tu débuteras !

Déclinée de sa version hivernale, la tendance Black and White a envahit les podiums des créateurs les plus Avant-Garde. Total Look White comme chez Dior Homme ou chez Yves Saint Laurent, le White se porte en toute décomplexion. Mixe de tendances à lui seule, le blanc, Off White, proche du blanc cassé, ou optique et se porte autant slim qu’over size, autant épuré que superposé.

© Dior Homme SS/12
© Dior Homme SS/12
© YSL SS/12

Plus évident, et plus facile, le mixe noir-blanc trouve sa place de façon évidente dans un vestiaire urbain aux accents d’été avec une touche edgy contrôlée. Référence à l’univers du rock’n’roll chez Lanvin Homme, le pantalon blanc se porte accompagné de boots montantes effet godillot. Plus cool, dans un esprit estivale très chic, la très élégante ligne Hermès Homme, propose le mix noir en blanc en jouant sur des effets de mailles. Lins tricotés ajourés à porter en contrasté avec un pantalon blanc ou un pantalon noir, la maille se fait très été et se marie de sandales graphiques soulignant une silhouette estivale et contrôlée.

© Lanvin SS/12
© Hermès SS/12


3/ Le Color Block te sublimeras !

A l’opposé du minimalisme et du look summer Edgy mixant blanc et noir, la couleur fait son grand retour et créée la surprise dans une garde robe masculine souvent bien trop sage. Tendance forte des podiums, de Milan à Paris, les créateurs ont fait le pari osé du coloris unique traité en aplat sur l’ensemble de la silhouette. Turquoises, Verts acides, Roses fuchsia ou encore Rouges vibrants, les podiums ont emprunté aux arcs-en-ciel leurs palettes de couleurs vives, voir explosives et nous ont offert des cocktails détonants mais profondément grisants où le vêtement devient couleur et inversement. 

© Bottega Veneta SS/12
© Kenzo SS/12
© Kenzo SS/12

Ainsi les néo yuppies osent la perfection d’un costume trois boutons Azur pour affronter le gris des marchés boursiers, ou le chic décontracté d’un trench porté en total look carmin – effet peps garantie.

© Costume National SS/12

Plus sage, plus élégant et plus facile à porter au quotidien, la tendance Color Block se décline également dans une version plus casual sur les pantalons. Mixé à un veste croisée à double boutonnage chez Dsquared, le pantalon fuchsia réveille une tenue un peu classique, porté nonchalamment avec une maille loose chez Hermès, le chinos corail donne indéniablement un avant-goût de vacances en certaines périodes ou le soleil a pu nous faire cruellement défaut.

© Dsquared SS/12
© Hermès SS/12


Et pour aller avec ceci me demanderez-vous ?

Spartiates, mocassins, sneakers montantes ou derby portés pieds nus, l’homme ose les souliers détournés. Chinos classique porté avec une fine sandale pour lui donner plus de légèreté, short de ville et mocassin pour plus d’urbanité, costume color-block cassé d’une paire de sneakers esprit Néo-Hip Hop ou encore veste sans manche pointue accompagnée d’un très classique mais très pointu soulier à bout fleuri et compensé, chaque style trouvera cet été chaussure à son pied ! Alors, amoureux des couleurs, hipster graphique où preppy chic en short urbain, amusez-vous, osez et profitez de ce très bel été !

A.