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samedi 16 février 2013

« Dis moi comment tu te parfumes, je te dirai qui tu es » – Les Garçons aux Foulards se dévoilent au fil de leurs essences.



Nombreux sont ceux qui, depuis bientôt deux ans, au fil de nos aventures et de nos articles nous ont demandé à la dérobée d’un message d’en dire un peu plus sur l’identité des Garçons aux Foulards. Fidèles à nos principes, nous ne sommes certes pas encore prêt à nous placarder en 4X3, mais voici en tout cas un début de réponse que les plus fins nez sauront sans doute décrypter. Car comme le disait si justement Brillat-Savarin dans la citation qui l’aura rendu célèbre « Dis moi ce que tu manges et je te dirais qui tu es », ou plutôt, « Dis moi quel parfum tu portes, je te dirai qui tu es »… C’est en partant de ce postulat que nous avons décidé de vous livrer un portrait olfactif à deux plumes, vous dévoilant sans doute l’un des éléments les plus intimes de nos personnalités – nos parfums.



© Histoire de Parfums - Les Garçons aux Foulards


Initié à l’amour des parfums depuis mon enfance par ma maman qui en est toujours une collectionneuse avertie, je n’oublierai jamais le plaisir que j’avais à déboucher ses flacons joliment disposés et en humer les différentes notes et essences qui m’émerveillaient. De cette période, j’ai gardé en mémoire un attrait pour les parfums Chyprés, étonnantes associations de notes vertes et fleuries et pour les Orientaux et leurs notes riches et ambrées. J’ai compris ainsi en me penchant sur l’histoire de certains parfumeurs et leurs plus célèbres créations qu’un parfum n’était, n’en déplaise  à nos amis marketeur, ni rose (pour les filles), ni bleu (pour les garçons) – crime de lèse-majesté parfumé absolu. Vecteur sensoriel à forte charge émotionnel, les parfums pour me séduire, doivent allier profondeur et belles histoires. Fidèle dans mon infidélité (j’en porte quatre différents), j’ai réussi ainsi à trouver au fil des années l’équilibre me permettant d’allier différentes essences et styles, évitant toute lassitude, alternant les parfums au fil des mois et des saisons.

Scent - Costume National

Sans doute l’un des parfums les plus étonnants qu’il m’ait été donné de sentir, il m’aura fallut de nombreuses années pour l’apprivoiser, enfin l’adopter et maintenant ne plus m’en passer. Ou plutôt ne plus m’en passer au fil des longs mois d’hiver durant lesquels je m’y enveloppe avec bonheur, telle une riche et confortable protection qui me réchaufferait de ses effluves ardents.

© Scent - Costume National

Crée en 2002 par le nez Laurent Bruyère, en collaboration avec Ennio Capasa, le Directeur Artistique de la griffe italienne, Scent allait à contre courant de tout ce que l’univers de la parfumerie pouvait proposer  alors. Parfum mixte tout d’abord, l’idée ne pouvait que me plaire, reprenant l’un des principes initiaux de la parfumerie ou les jus n’étaient pas sexualisés.

Son flacon ensuite alliant sobriété et épure d’un flaconnage transparent inversant les proportions classiques de hauteur et de largeur, volontairement sans capuchon, simplement marqué d’une étiquette noire et minimale, faisant écho au style du créateur qui donna ses lettres de noblesses sur les podiums aux références rock et chic.

Le jus enfin, fragrance étonnante, discrète et éclatante à la fois, alliant subtilement notes florales et vertes, met en avant une délicate fleur d’hibiscus en note de cœur, marié à la légèreté du thé et du jasmin en note de tête, pour enfin, une fois ces premières notes dissipées, laisser place à de puissantes notes de fond ambrées et boisées - cuir, musc et santal.

Eau de parfum atypique, discrète et explosive il est quasiment impossible de mettre de mot juste sur ce jus sensuel, ambré et vif qui évolue et change selon les peaux sur lesquelles, lentement il se glisse.

Tom Ford For Men – Tom Ford

Les parfums sont comme les histoires d’amours, ils vont et viennent sans jamais réellement rester. Mais parfois, il y en a qui comptent vraiment. Après avoir expérimenté les Mâle, Black XS et autre One Million à l’heure ou les pistes de danse étaient mes seuls lieux d’amusement et ou les odeurs sucrées sur ma peau faisaient de moi un adolescent invincible en quête de puberté – l’âge aidant, le temps passant et l’amour devenant fidèle, le parfum le devint aussi.

Un peu perdu entre l’adolescent que je ne suis plus et l’homme que je n’étais pas encore, j’ai découvert Tom Ford For Men. Un mélange d’éléments traditionnels et d’influences actuelles, après une campagne aussi tapageuse que douteuse ; Tom Ford roi des Mâles métrosexués, psychorigide déviant control freak promettant à la presse en sueur devant son trois pièces trop étriqué que son premier parfum pour Homme serait « Sale, Sensuel et Sexy ».

© Tom Ford for Men

J’ai d’abord couru, j’ai senti, je me suis laissé apprivoiser par cette fragrance.  Des notes acidulées de mandarine, feuilles de basilic et gingembre au départ, déviant vers un accord classique cèdre patchouli. Les notes de coeur boisées et cuirées convenaient parfaitement à l’homme que j’étais en train de devenir. Même si en portant ce parfum je n’ai à aucun moment le sentiment de me sentir ; « Sale, Sensuel (un peu), et Sexy (bon ok d’accord) » j’ai été et suis toujours séduit par cette mandarine boisée même si les années passant mon cœur quitte lentement for Men pour m’emporter vers Néroli Portofino…
Ciao Bello !

L’eau parfumée au thé blanc – Bulgari

A l’exacte opposée, l’été, bien trop rare et fuyant à Paris, invite à une certaine forme de paresse et de décontraction. Envie de blanc, d’épure et de légèreté, les chaudes journées estivales, c’est avec bonheur que je m’enveloppe dans les délicates notes de l’Eau parfumée au thé blanc du joailler italien Bulgari. Crée en 2003, après le succès quasi imprévu de son pendant féminin au Thé Vert, l’Eau parfumée au Thé Blanc, parfum mixte (une fois de plus), crée par le nez Jacques Cavallier, est un boisé alliant également notes florales et musquées.


© Eau Parfumé au Thé Blanc - Bulgari

L’idée du blanc omniprésente à l’univers de ce parfum domine tout au long de son processus créatif. Les notes de têtes hespéridés composées de poivre blanc et d’armoise, aux propriétés relaxantes, laissent bien vite place à un effet lacté et poudré composé de musc. Une touche d’ambrette et de fleur d’oranger blanche et gourmande en note de cœur apportent leur chaleur  tandis que le bois de cèdre vient apporter une dimension plus sèche en note de fond. Ambre gris et musc enfin, évoquant une discrète et chaleureuse sensualité.

Faussement sage, l’Eau Parfumée au Thé blanc est une délicate eau de Cologne aux nuances chaudes, quasi spirituelles. Et si certains la pense à tort discrète et évanescente, elle promène telle une traînée de poudre, dans son sillage un air musqué.

Terre d’Hermès

Cette rencontre s’est faite par hasard, je cherchais un nouveau parfum, une nouvelle identité, un changement. Tout d’abord rentré pour acheter un parfum à un proche, je me suis mis à sentir chaque flacon qui se présentait à moi ! Une sorte de quête initiatique d’une nouvelle odeur identitaire.


© Terre - Hermès

Et soudain, entre terre et ciel, teinté de silex, de touches amères de pamplemousse, s’ouvrant avec de la bergamote et un accord vert et fruité avec un effet de rhubarbe qui conserve sa fraîcheur assez longtemps. Le Corps ; boisé - cèdre, vétiver et patchouli avec un effet fumé, poivré et cuiré.
Cet édifice étonnamment simple et pourtant harmonieux semble timide et peu puissant au premier abord, mais c’est cette discrétion et cette constance qui lui donnent justement autant d’élégance et de sobriété.

© Terre - Hermès
Poussière ocre pailletée, éternelle colombe, cheveux au vent, torse nu, cheval galopant ; Clément Sibony sublime ce parfum et je dois avouer qu’en me téléportant pendant ces quelques 40 secondes de pur plaisir visuel, cela ne doit pas être pour rien si aujourd’hui chaque matin, je me laisse imaginer que ce parfum peut me transporter n’importe où. Comme si dès lors que je m’en empare, il m’incite à projeter mon propre Eldorado.


L’Homme - Yves Sain Laurent

Et le reste de l’année me direz-vous ? L’Homme tout simplement !

Loin de moi l’idée d’avoir succombé à la campagne publicitaire mettant en avant la beauté plastique imparfaite de l’acteur français Olivier Martinez, j’ai toujours été sensible aux parfums Saint Laurent, ayant d’ailleurs longtemps porté Opium ou encore Rive Gauche. Crée en 2006 à l’époque où Saint Laurent avait encore un prénom, L’Homme, délicat accord de fougère moderne et de notes boisées, se veut un manifeste de l’homme contemporain.
© L'Homme - Yves Saint Laurent

A l’image du flacon, teinté de simplicité et de modernité, translucide, rond et discret, il met en avant le jus, alors que son bouchon, immense écrou couleur acier, porte fièrement le Cassandre cher à la maison.

La composition articulée autour de notes boisées et fleuries, s'ouvre en tête sur une bergamote pétillante,  des notes de basilic, de fougère, de lavande et un gingembre épicé, frais et citronné. En cœur, la feuille de violette apporte un vert très caractéristique et poursuit la métaphore filée masculine jouant sur tous les codes classiques de la parfumerie. Le fond enfin, légèrement poivré, révèle des bois, où la sècheresse du cèdre rencontre la douceur lactée du santal et le solide vétiver.

Classique des temps modernes, pouvant intelligemment évoluer au fil des mois et au fil des années on ne se lasse pas de ces accords alliant profondeur, masculinité et une certaine dose de légèreté - alchimie sensuelle et virile réussie !

Musc Nomade – Annick Goutal

Il y a un parfum que je porte de temps en temps, qui je le sais me rend unique. Il n’est pas du goût de tout le monde, il est un peu sauvage, un peu animal.  Ce parfum c’est Musc Nomade d’Annick Goutal !

Au départ c’était un cadeau qui m’a été fait. C’est drôle, nous avons tous et toutes toujours une histoire à raconter autour de nos flacons. Un jour, cette personne décide de m’offrir un parfum ; un vrai ! Comme lorsqu’une maman offre à sa fille son premier N°5. J’ai réfléchi, senti, pensé… et puis nous sommes arrivé chez Annick Goutal dans ce boudoir feutré place Saint Sulpice, loin des eaux fraîches et notes florales, je voulais quelque chose qui me transporte.

© Musc Nomade - Annick Goutal

Un Musc surnaturel, cet Orient là s’est accroché à moi pour ne plus jamais me quitter, deux années qu’il embaume mes foulards, vêtements, placards… Il est partout !

Une interprétation virtuose, subtile et discrète de muscone qui se révèle doucement sous des teintes poudrées, chaleureuses et rassurantes. La senteur s’enrobe dans un nuage de musc blanc, racines d’angélique boisées et fruitées et graines d’ambrette suaves et lactées, et cette fève tonka légèrement amandée et embrasée au Bois de Bombay.

© Musc Nomade - Annick Goutal

Le flacon est simple, élégant et fonctionnel, inspiré des bagues de cigare, l’étiquette ornée de lierre est dessinée par le père de l’actuel nez, Camille Goutal, fille de la fondatrice de la maison éponyme ; une histoire de famille, une histoire de parfum, une histoire d’Amour ! 

Cet Orientaliste si pur, ode magique à l’Homme, révèle tout ce qu’il y a d’animal en nous. Ce parfum est mon coup de cœur, mon secret, mon plaisir.  

Voyage – Hermès

Depuis les origines de son histoire, Hermès symbolise l’univers du voyage et raconte au travers de chacune de ses créations une histoire. Quel plus beau parfum choisir pour conserver en mémoire ses souvenirs d’ailleurs que le si bien nommé Voyage ? Vous allez sans doute trouver cela quelque peu étonnant, mais il m’ait venu au fil des ans l’envie de m’approprier le plaisir et la saveur du voyage dans une essence que je pourrai avoir au creux de la main. Week-ends à la mer, escapades européennes, vastes étendues de sables blanc, autant de moments précieux, conservé en image pour certain et gardé à jamais de façon olfactive grâce à ce petit flacon métallique qui me suit tout au long de mes périples et en absorbe toute l’essence. 


© Voyage - Hermès

Crée il y a peu, en 2010 ; le célèbre nez Jean-Claude Ellena l’a voulu comme un boisé épicé, mixte (et oui, une fois de plus je m’en rends compte). Abstrait et paradoxal, ce parfum parle du plus beau des voyages, celui que nous n’avons pas encore fait. Le flacon, un étrier coulissant dont le point d'attache est le clou de selle d'Hermès joue sur les contrastes  des matières, l’effet de surprise et l’épure entre acier et verre blanc.


© Voyage - Hermès

© Voyage - Hermès



Le jus, frais, léger et dynamique en note de tête avec des essences de citron et de thé, laisse ensuite place à des notes plus chaudes et épicées de cardamome et d’hédione en cœur. Enfin, le fond composé majoritairement de muscs blancs laisse un voile laiteux quasiment palpable.

Et si pour George Sand « le souvenir est le parfum de l’âme », pour moi, les parfums  symbolisent l’essence même du souvenir, l’âme de ces belles parenthèses, trop rapidement estompées de nos mémoires que sont les Voyages. Voyage d’un jour, d’une semaine, d’une vie, je les veux légers, frais et musqués, aux couleurs éclatantes des gavroches en soie de la maison Hermès. 

Tel un puzzle olfactif dessinant les contours d’une personnalité, à vous de relier à présent essences chyprées ou boisées, fougères et orientaux avec les traits de nos personnages que vous avez appris à connaître un peu plus au fil de ce quelques mois. Et si enfin quelques uns d’entre vous se demandent quelles parties du corps doit-on le plus judicieusement se parfumer ? Je n’aurais qu’une seule réponse à vous apporter, comme le disait si justement Coco Chanel "Partout où vous désirez être embrassée" ! Bons baisers parfumés !

A & W. 

vendredi 26 août 2011

Petite escapade Maltaise

Trêve estivale oblige, Les Garçons aux Foulards ont été peu présents sur la toile ce mois-ci et vous en demande mille pardons.
Pour nous rattraper, nous allons vous proposer dans les jours suivant une sélection d’articles spécial vacances, ou plutôt post-vacances afin de profiter de ce bel été indien qui s’annonce et oublier le (triste) retour, au travail… Si, si…
Et pour débuter, nous allons vous présenter une nouvelle chroniqueuse, de nos amies, Mlle S ! Baroudeuse choc mais toujours très très chic, Mlle S, parcours, le temps d’une escapade, l’Europe et parfois le vaste Monde. Ainsi, au fil de ses périples, Mlle S partagera avec nous ses clichés, ses pensées, mais également ses coups de cœur et ses jolies découvertes, afin de nous faire voyager en quelques instantanés. Et pour ce premier article, direction le cœur de la Méditerranée : Malte !
Mais éclipsons nous et laissons place aux aventures de Mlle S…
Action !
Plus petit état européen, carrefour de la Méditerranée, tout le monde connaît Malte de nom, mais peu sont ceux à avoir déjà été sur l’une des îles qui composent cet archipel.
Histoire riche et tumultueuse, Malte, de par sa position stratégique a toujours été un lieu de convoitise. Phéniciens, Grecs, Carthaginois, Romains, Barbares, Byzantins, Arabes, Chevaliers de l’Ordre et enfin Français et Britanniques se sont succédés sur l’île, emportant avec eux, un peu de leur culture et de leur langue.
Les plus beaux exemples de ce melting pot culturel millénaire sont sans doute la langue, le malti, mélange d’italien, d’arabe et de français, la gastronomie avec ses spécialités de « pastas » à l’italienne et de lapin, mais également son architecture, aux références multiples.
« Etrange » île aux paysages et à la beauté aride, composée d’une succession de criques, de rochers, ne laissant aucune place aux plages de sable fin. Très loin de l’image d’une certaine « jet-set » présente aux quatre coins de la Méditerranée,  et très loin des clichés sur les insulaires ; les gens y sont chaleureux, toujours prêts à vous aider, à communiquer et à partager avec vous leur histoire.
1er jour :
Capitale oblige, le premier jour de ce périple Maltais débute par la visite de Valetta. Ville ouverte sur la mer, mais toujours fortifiée ; la puissante citadelle médiévale abrite en son cœur une architecture retraçant les grandes lignes de son histoire. Bâtiments d’inspirations Gothique, Renaissance, Arabisants, ou encore Baroque, le chef d’œuvre à  pas manquer est la cathédrale Saint Jean, et son incroyable décor baroque, lambris et stucs or tapissent les murs, alors que le sol est recouvert de fresques en marbres. Un joyau du Baroque Italianisant.
© Les Garçons aux Foulards

La vieille ville se caractérise également par ses ruelles étroites et piétonnes, mais aussi par les fameuses cabines téléphoniques rouges, faisant écho à la très forte influence que l’empire britannique a joué ses deux derniers siècles. En effet, Malte fut une colonie de la couronne de 1816 jusqu’à l’indépendance de celle-ci, en 1964.
© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Pour ce qui est des lieux dits « branchés », il faudra sortir de la ville et se diriger vers Saint Julian et Pezzalle, à quelques minutes de bus ou de taxi. Villes estudiantines par excellence, fréquentées par les jeunes du monde entier en quête de cours de langue, mais aussi de soleil et de fête, ces deux villes regorgent de bars plus ou moins lounge et de clubs plus ou moins à la mode, mais je vous avouerai que peu m’ont séduit, et face aux beautés de l’île, ils ne furent qu’anecdotiques.
Changement de décor et d’esprit, et direction Vittoriosa. Petite ville de près de 3000 habitants sur la côte juste en face de Valetta, Vittoriosa se caractérise pour sa douceur de vivre, par ses ravissantes maisons de ville aux balcons en fer forgé, aux confortables bow-windows (habitude architecturale emmenée sur l’île par les britanniques), par ses explosions de fleurs et son charme incroyable. Sans oublier, le port de pêche et l’église Saint Lawrence, de style baroque située face à la mer ; les couchers de soleil y sont fantastiques !
© Les Garçons aux Foulards


© Les Garçons aux Foulards
 
2ème jour :
Direction à présent vers le nord de l’île, plus sauvage, un peu plus excentré, il cache bien des surprises. Et commençons tout d’abord par la petite ville de Mellieha qui nous a donné notre mot du jour : Fenek, spécialité locale…
Ne vous y méprenez pas, car il est également très bien connu chez nous : il s’agit du lapin ! Et quoi de mieux que les pierres chargées d’histoire d’un ancien moulin, vieux de 400 ans, composant le magnifique restaurant Il-Mithna pour y déguster ce plat typique ? Le vin y est excellent, comme partout sur l’île, les poissons frais cuisinés à la plancha, le service particulièrement soigné (comme dans beaucoup d’autres établissements) et la liqueur y est de figue ! … En un mot, ou presque… tout n’y est que « luxe, calme et volupté »…  
Il-Mithna, 45 Trik il-Kbira – Mellieha
Encore un peu plus haut, Comino. Ile vierge de tout, rocher grand format entouré de bleu lagon, abritant seulement 4 habitants, vestige des chevaliers de l’ordre avec ses hautes tours fortifiées pour guetter les éventuels envahisseurs. Spectacle garantie, le temps d’une mini croisière dans les eaux turquoise.


© Les Garçons aux Foulards


© Les Garçons aux Foulards

3ème jour :
Aventurons nous à présent vers le centre de l’île afin de découvrir Mdina, la « Città Notabile » ! Ville de villégiature de l’aristocratie maltaise, depuis la Renaissance, Mdina est sans doute l’une des plus jolies villes de Malte. Citadelle fortifiée fondée en l’an 100 avant JC, elle est entièrement piétonne et abrite de magnifiques palais Gothiques et de style Renaissance Italienne bien sûr. Coupée du bruit, presque du monde, la douceur nous envahit… et le temps y a une dimension totalement différente, lointain, inexistant.
© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Et là, face à une petite place, une jolie découverte pour une petite pause gourmande. Ciappetti, restaurant et salon de thé abrité dans la cour d’une ancienne noble demeure, nous accueille pour déguster une tarte au citron maison et un véritable capuccino italien. Le temps s’arrête, bercés par le bruit de la fontaine de la cour et des carillons chantant au vent, Ciappetti vous invite à la détente et à la méditation… 

© Les Garçons aux Foulards


© Les Garçons aux Foulards

Ciapetti, 5 Wesgha Ta’Sant’Agata - Mdina
4ème jour :
Symbole de Malte : les bus, insolites !
Retour à Valetta, devant la Fontaine des Tritons pour prendre le bus ! Si, si ! Car quoi de mieux que ce symbole de Malte pour découvrir l’île sous tout ces aspects. Unique moyen de transports, les bus, importés pour les premiers en 1905, sont à la fois utilisés pour le service public, tel le ramassage scolaire, et pour l’activité touristique de l’île. Touristes et habitants se côtoient ainsi le temps d’un voyage… Ils sont également une attraction à part entière, chacun customisé par son propriétaire ; photos de famille et breloques côtoient diverses références à la Madone et autres images pieuses, car n’oublions pas que la religion fait partie intégrante de la vie de tous ici, donnant ainsi à l’île des faux airs d’un Cuba Méditerranéen.


© Les Garçons aux Foulards

Oubliez en revanche ses petites habitudes occidentales, ici, pas de plans dans les bus, pas d’horaires fixes, pas de stop prédéfinis, le plus agréable est de monter dans le premier bus et de se laisser guider par le destin, au hasard d’un arrêt, d’un coup de cœur, d’un nouveau village que l’on découvre ainsi, ou d’une nouvelle perspective ! Les bus sont une réelle invitation à l’aventure et au dépaysement.


© Les Garçons aux Foulards
 
« Le moteur rugit, les amortisseurs remplissent avec peine leur fonction, la clochette tinte au fil des arrêts demandés grâce à une corde sur laquelle vous devez tirer, l’aventure commence, bienvenue vous êtes à Malte !! »
Billets vendus à l’unité (46 cents) où à la semaine pour circuler dans toute l’île (14 euros).  Pour les moins aventuriers, les taxis sont nombreux et particulièrement bons marché également ! 
5ème jour :
Un lieu mythique, une femme unique : Tai Marija

En vacances quoi de plus beau que les rencontres ? C’est à Mosta, dans le centre de l’île, que nous avons fait une très belle rencontre. Celle de Marija, star du petit écran, qui a une émission de cuisine à la télévision Maltaise et qui vous reçoit chez elle, dans son restaurant, le Tai Marija.

© Les Garçons aux Foulards

Au menu, mezzés, spécialités Méditerranéennes, poissons grillés, escargots, lapin bien-sûr. Mais aussi folklore local, chanteurs, joueurs de guitare et de mandoline, casseroles en cuivre accrochées aux murs et photos anciennes de sa mère, elle aussi cuisinière émérite et surtout une ambiance très chaleureuse grâce à la présence de la propriétaire des lieux, qui déambule et discute avec tous ses clients.

© Les Garçons aux Foulards

Marija fait partie de ces belles personnes, qui lorsque vous avez la chance de les rencontrer, vous font vivre un moment inoubliable. Bien plus encore, Marija vous fait vivre Malte !... Sincèrement… « Grazzi Marija !»
Tai Marija, Trik il-Ksotituzzjoni – Mosta
6ème jour :
Dernier jour de ce périple Maltais, et pour cela, direction Rabat, connue pour son travail artisanal du verre soufflé mais également pour ses catacombes. Crées par les Phéniciens durant l’Antiquité, Sainte Agathe s’y est cachée au 3ème siècle, lorsque qu’elle a fuit les répressions romaines et leur a ainsi donné son nom. Les catacombes de Sainte Agathe furent utilisées au fil des siècles, et de nombreuses fresques datant du 12ème et 15ème siècle en gardent le témoignage. Visite guidée intime pour trois personnes en anglais, avec un guide qui s’attache à vous décrire avec le plus de détails ce lieu ayant marqué l’histoire de Malte durant près de deux millénaires.

Au bout de ces quelques jours passés à Malte, Valetta, la capitale, cœur du tourisme, ne fut pas l’étape la plus marquante de ce séjour, même s’il faut reconnaître la beauté de cette ville marquée par l’histoire de ses occupants successifs, mais bien au contraire le cœur de l’île dans lequel il ne faut pas hésiter à s’aventurer et les gens ouverts, avec lesquels il faut échanger. Fait étonnant pour un état majoritairement catholique, les grandes églises, richement décorées, de styles baroques, sont payantes. Autre détail, le service dans les restaurants, est toujours impeccable. Les gens sont chaleureux, vraiment prévoyant du bien-être des clients ; comportement totalement différent de la plus part des autres villes touristiques dans lesquelles j’ai été emmenée à aller. Enfin, pour les passionnés de plongée, l’île est entourée de récifs magnifiques, vous permettant de concilier culture et découverte de cette île trop méconnue recelant une richesse humaine incroyable.

© Les Garçons aux Foulards
Bon voyage à vous et à très bientôt pour une prochaine destination.
Mlle S.