Affichage des articles dont le libellé est chic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chic. Afficher tous les articles

mardi 16 septembre 2014

All i want for Christmas is….



A peine rentrés à Paris, ayant quittés les plages dorées de l’été, nous voici déjà la tête dans les fêtes de fin d’année ! Couleurs, tendances, objets mode ou déco, petits prix ou grosse folie, voici quelques unes des petites découvertes  que nous avons eu la chance de faire en avant première, parcourant les salons et autres pressday et qui vous/nous feront sans aucun doute craquer ! ;-)


Graphique chic

Tons élégants et intemporels, le noir et le blanc sont associés, mixés pour plus de modernité. Rayures, motifs floraux, cinétiques ou ethnographiques, ils se mélangent parfaitement dans l’univers des Arts de la Table et de la Mode.

© Monoprix - Christmas Collection
© Tati - Christmas Collection
© Monoprix - Christmas Collection


Ultra coloré

Nuances de rouges et d’or pour un Noel très Noel, avalanche de rouges, de motifs, de couleurs, la tendance pour ce noël nous transporte vers les lointaines contrées Péruviennes. Coussins rayés ou brodés, fourrures en chèvre de Mongolie, ou peluche Lama (absolument adorable), tels de jolis souvenirs que Santa Claus nous auraient apportés de ces froides expéditions aux quatre coins du monde, Noel nous fera voyagé, en terre Aztèque ou Inca, franchissant les cols de la Cordillère des Andes, s’aventurant même jusqu’au confins de l’Himalaya. 


© Monoprix - Christmas Collection
© Monoprix - Christmas Collection
© Piola Footwear - Kart - Christmas Collection
© Kart - Carloti Eyewear - Christmas Collection
© Monoprix - Christmas Collection

Winter time

Petits plaisir hivernaux : laines épaisses, nuances sourdes de gris et de kaki ou tons chauds de bordeaux et de curry, motifs écossais, cachemire ou alpins, on attend le plaisir de voir le thermomètre chuter de quelques degrés et sentir le froid aux joues pour pouvoir se blottir de la tête au pied d’une petite épaisseur de maille en plus. ;-)

© Francesco Smalto - Christmas Collection
© Gant - Christmas Collection
© Stéphane Verdino - Christmas Collection
© Francesco Smalto - Christmas Collection


Wanted

Outsiders de toute tendances, mais absolument trop mignons, on les veut tous !!! ;-)

L’adorable petit hibou en tissu rouge et gris Monoprix à glisser dans son sapin – esprit DIY rétro réussi !

© Monoprix - Christmas Collection

Tout l’esprit de Noel résumé en quelques notes boisés de fin, en quelques heures de cire brulée dans le salon, c’est tout le talent des parfumeurs Annick Goutal, recréer un moment, une émotion, une sensation qui nous est chère et que l’on aimerait vivre encore et encore.

© Annick Goutal - Christmas Collection

Symbole d’une maison, signature d’une élégance intemporelle, à choisir rouge de préférence pour trancher avec la veste de smoking noire ou marine que nous porterons pour les fêtes de fin d’année, l’œillet de soie Francesco Smalto, emblème d’un raffinement hors des modes et des tendances à accrocher à toutes les boutonnières.

© Francesco Smalto & Carloti Eyewear - Christmas Collection

Parce que l’esprit de quartier n’aura jamais été aussi mode, parce que Phoebe Philo s’était ouvertement inspiré du motif emblématique du Nord de Paris pour l’une des ses collections hiver, parce que le sweater n’aura jamais été aussi tendance, on veut absolument le nouveau Barbès signé Tati !!! Si, si ! ;-)

© Tati - Christmas Collection

Pure objet de luxe, impalpable légèreté et douceur; les somptueuses étoles Ambas sont entièrement réalisées à la main, du prélèvement sur les hauteurs de l’Himalaya jusqu’au tissage manuel. Couleurs mélangées dans la trame avec des teintes naturelles dans des gammes d’ivoire et de beige rehaussées pour certaines de motifs d’inspiration ethnique, tissées et confectionnées exactement comme les shatoosh traditionnels, deux semaines sont nécessaires pour la réalisation de l'une de ces étoles - un rêve... de Noël ! ;-)

© Ambas - Christmas Collection



A.



jeudi 2 janvier 2014

« Roman d’une Garde-Robe, le chic d’une Parisienne »



Imaginez-vous pousser la porte de l’une des plus grandes maisons de haute couture parisiennes au début du siècle dernier. C’est ce que nous propose le musée Carnavalet, en collaboration avec le Palais Galliera, avec l’exposition Roman d’une garde-robe, le chic d’une Parisienne de la Belle Epoque aux années 30. Présentée pour la première fois, l’incroyable garde-robe d’Alice Alleaume, première vendeuse de 1912 à 1923 chez Chéruit, révélant des robes griffées Chéruit, Worth et Lanvin, des chaussures du soir d’Hellstern, des chapeaux d’Alphonsine, Marcelle Demay, des bijoux… L’influence familiale, la maison Chéruit, la place Vendôme, la vie professionnelle et les goûts de cette parisienne à la mode rythment le parcours de l’exposition ; et c’est tout le milieu de la couture, auquel la famille d’Alice Alleaume fut étroitement liée dès le Second Empire, qui se dévoile peu à peu. Manuscrits et documents, carnets de vente et listes de clientes font revivre Alice, sa fille Adèle, sa mère « couturière en robes » et Hortense, sa sœur aînée, elle-même première vendeuse chez Worth, rue de la Paix. À travers les dépôts de modèles et échantillons des Archives de Paris, défilent les collections Chéruit, tandis que peintures et estampes du musée Carnavalet font échos et évoquent la rue de la Paix et la place Vendôme, temples du luxe, avant la guerre de 1914-1918. Outre la qualité esthétique des pièces, la collection raconte l’histoire d’une famille, d’une Parisienne, d’une maison de couture et compose « le roman d’une garde-robe » redonnant à la maison Chéruit la place de tout premier plan qui était la sienne au début du siècle dernier.

© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet


Les prémices

Fille d’Adèle Dumas « couturière en robe » (dont un modèle daté vers 1861 est exposé et nous montre le talent), Alice Alleaume (1881 – 1969) est très tôt immergée dans le milieu parisien de la mode. La carrière de sa sœur ainée Hortense, première vendeuse chez le mythique couturier Worth durant de longues années, renforce ce lien familial avec le monde de la couture. Un manchon et une étole en hermine, qui ont conservé leur étiquette Worth, attestent du passage d’Hortense dans cette illustre maison. Et c’est ainsi que sous le regard bienveillant de sa sœur ainée, qu’Alice entre à son tour dans cet univers. Après un séjour de quelques mois à Londres en 1902 pour apprendre l’anglais, elle forge son expérience dans différentes maisons parisiennes - Morin-Blossier, Laferrière, Doucet, Diemert, ou encore Favre avant d’entrer dans la maison Chéruit et d’y passer la majeure partie de sa carrière, de 1912 à 1923.

En parallèle de cette première étape de vie, quelques dessins de l’album Le Vrai et le Faux Chic, publié en 1914, par le caricaturiste Sem fustigent avec humour les couturiers détenteurs du « faux chic » qu’il oppose aux grandes maisons, tandis que l’album Voyage autour de ma colonne cite plusieurs noms de maisons célèbres de la place Vendôme.

© Sem - Le roman d'une garde-robe

© Sem - Le roman d'une garde-robe
© Sem - Le roman d'une garde-robe
© Sem - Le roman d'une garde-robe


Chez Chéruit

Véritable invitation à redécouvrir la maison Chéruit au travers de l’activité d’Alice Alleaume, le cœur de l’exposition met en avant le savoir faire, les créations et la vie quotidienne de l’une des plus belles ambassadrice de l’élégance parisienne. Fondée par Madeleine Chéruit à la fin du 19ème siècle, la maison rencontre rapidement le succès que vient couronner dès 1900 un Grand Prix à l’Exposition Universelle et s’installe, l’une des premières, place Vendôme, au n°21. Sa renommée la conduit à participer chaque mois, dès 1912, à la Gazette du Bon Ton aux côtés de Dœuillet, Doucet, Paquin, Poiret, Redfern et Worth avant de se retirer fin 1914, laissant la cogérance de la maison jusqu’en 1923 à Madame Boulanger et Madame Wormser avant la date de fermeture de l’illustre enseigne en 1933.


En tant que première vendeuse, Alice Alleaume côtoie une riche clientèle française mais aussi internationale venant à chaque collection renouveler leur garde-robe. Elle aura près de six cents clientes parmi lesquelles la reine Victoria-Eugénie d’Espagne, l’infante Béatrice d’Espagne, la reine Marie de Roumanie et la princesse Elisabeth de Roumanie, la duchesse d’Arion ou encore la duchesse de Gramont... Les carnets d’Alice qui sont exposés, où elle note jour après jour le détail de ses ventes, les retouches à effectuer, ainsi que son répertoire d’adresses nous font pénétrer dans son univers quotidien ; registre commun, où les vendeuses consignaient observations prises sur le vif concernant les clientes de passage, évoquant les coulisses d’une maison où les commentaires (parfois savoureux) allaient bon train.


© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet

Une douzaine de modèles Chéruit sont ainsi exposés. Plusieurs proviennent de la garde-robe d’Alice Alleaume tel cet ensemble en lamé or de l’hiver 1921-1922, ou une robe du soir en velours de soie ivoire brodée de motifs de dragons, complétée d’une traîne, de l’hiver 1922-1923. Mais aussi une très riche sélection d’échantillons textiles brodés, aux tons éclatants sont exposés, témoignant du savoir-faire, jusqu’ici insoupçonné, des brodeuses de la maison Chéruit qui utilisent des matériaux aussi insolites que le cuir, la paille, le métal ou les barbes de plumes pour dessiner des motifs d’une étonnante modernité.

© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet

Parisienne à la mode

La garde-robe des années 20 d’Alice Alleaume, femme de son temps, nous permet également de décrypter les tendances de cette période révolutionnaire dans l’histoire de la mode. Elle adopte ainsi dès 1920 le maillot de bain en jersey, elle porte le pyjama d’intérieur alors très en vogue, l’incontournable et confortable sweater aux motifs géométriques, adapté à une vie active. Pour le soir, coiffures scintillantes de perles et de pampilles, bandeau brodé ou perruque en lamé argent sont la signature d’Alice Alleaume, ne portant que rarement la même tenue et ne se départissant jamais de son élégance.

© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet
Et même après avoir quitté  ses fonctions au sein de la maison Chéruit, Alice Alleaume ne cessera jamais d’aimer un univers auquel elle consacra la part la plus importante de sa vie et de transmettre les codes et la passion à sa fille Adèle.  La robe du soir en lamé brodée d’une figure de Japonaise en perles et en strass, dans laquelle Alice Alleaume posa avec sa fille, vers 1928, pour le peintre Louis Hector Demailly en est le parfait exemple. Adoptant les longues robes des années 30, taillées dans le biais, dont la coupe complexe met en œuvre nervures et incrustations, son style est teinté d’originalité comme en témoigne sa garde-robe très diversifiée, qu’elle conserva soigneusement, où une veste en satin ciré, à la coupe extrêmement moderne, voisine avec une robe noire aux poignets terminés par une fermeture à glissière. Ces pièces non griffées, d’une coupe très étudiée, témoignent de la sureté de son goût. Ses bijoux fantaisie, parfois en matière synthétique, souvent d’inspiration Art déco, sont autant d’objets de mode.

© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet

© Détail - Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet

Fréquentant même Lanvin, la plus ancienne des maisons de couture parisienne, fondée à la fin du XIXème siècle au n°22, rue du Faubourg Saint-Honoré, plusieurs modèles du soir portant cette griffe illustre sont exposés, comme la robe «Vestale» de 1932 ou la robe « Idole » de 1935. De la robe «Sèvres» de 1934-1935, dont le dessin est conservé dans le Patrimoine Lanvin, subsistent le plastron et les manchettes garnis de cabochons en Celluloïd ivoire en forme de pointes de diamants – incroyables de modernité.

© Lanvin - Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet


Passé le seuil de l’exposition, l’on pénètre dans un monde mythique qui a fait la réputation inégalée de Paris en tant que capitale de la mode. En compagnie d’Alice Alleaume, fil rouge de l’exposition, quelque 400 pièces exceptionnelles, robes et accessoires, échantillons textiles, peintures, estampes et photos, manuscrits et albums, se dévoilent peu à peu offrant un panorama diversifié de cet univers luxueux où vendeuses, essayeuses et mannequins sont au service d’une clientèle internationale fortunée pendant que, sous les toits et au fond des cours, des centaines de couturières, appelées midinettes, s’activent dans les ateliers. Le parcours professionnel d’Alice Alleaume nous sert de trame au travers des quatre étapes importantes de sa vie. Les années d’apprentissage et l’influence familiale qui l’ont conduite vers le monde de la haute couture tout d’abord, le milieu parisien de la mode dans le quartier de la place Vendôme et de la rue de la Paix, sa carrière au sein de la maison Chéruit, enfin, sa garde robe personnelle datant des années 30 révélant la grande sureté de goût et l’originalité de cette élégante, qui incarna un certain chic parisien.

A.

© Le roman d'une garde-robe - Musée Carnavalet


MUSÉE CARNAVALET
Roman d’une garde-robe, le chic d’une Parisienne de la Belle Epoque aux années 30
Jusqu’au 16 mars 2014
23, rue de Sévigné - 75003 Paris

vendredi 19 juillet 2013

Paris Men Fashion Week SS14 – Le meilleur des défilés – Suite et Fin



Suite et fin de notre périple mode au cœur de la Fashion Week Homme Parisienne, avec un final tout en élégance et en décontraction. Loin des expérimentations stylistiques des créateurs japonais et coréens, la nouvelle garde parisienne et les maisons de mode masculine plus institutionnelles livrent leur vision du vestiaire masculin pour le printemps été prochain, sous le signe d’un décontracté très, très, chic.

Francesco Smalto

C'est sous les ors du prestigieux Hôtel Marcel Dassault, situé au cœur du triangle d'or parisien, qui accueille les collections Artcurial, que nous a donné rendez-vous la maison Smalto pour nous présenter, sous la forme d'un happening élégant et racé, la prochaine collection Printemps Été 2014. Cinq tableaux vivants organisés pour cinq mises en situation; au programme, fragments de séduction et leçon d'élégance masculine.

© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14
© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14


Mais c'est à un voyage plus lointain encore que nous entraîne Youn Chong Bak, la jeune directrice artistique de la maison; celui d'un périple dans le temps. Influence de la fraicheur optimiste des années 70, époque sublimée où le voyage était un art de vivre et son déroulé une fin en soi, et de l’élégance du design racé des années 50 richement représenté par une sélection de mobilier signée Vitra.

© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14
© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14

De ces deux périodes, Youn Chong Bak en a conservé l’essence, pouvant se résumer en deux mots « audace » et « élégance », érigée en véritable art de vivre. Ainsi sous une apparente simplicité tout est étudié, pensé dans les moindres détails. Pureté de la ligne  toujours appuyée, la structure s'allège laissant place aux détails d’une découpe laser ou à la finesses de matériaux nobles se déclinant sur des variations de lins, de soies changeantes et de veaux velours. Les revers et les bas de veste sont travaillés en courbe et adoucissent l'exactitude de l'épaule. Les modèles croisés, emblèmes du style de la Maison, se structurent en costume et en vestes ultra souples pour le week-end. Les couleurs vibrantes de bleu, de vert, de rose, d’orange, travaillées en touches ou en doublures, bousculent la palette des sobres camels et marrons. Le soir quant à lui est traité en "uni désuni".

© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14
© Les Garçons aux Foulards - Smalto SS14

Les accessoires enfin, complètent des silhouettes résolument sport chic, de touches luxueusement fantaisistes - souliers structurés patinés à la main, boots en toile et cuir, slippers et espadrilles portés nu pieds, borsalino en paille tressée que l’on aimerait, sans attendre déjà arborer !


Hermès

Ce ne fut pas exactement un défilé comme les autres que proposa la maison Hermès en cet avant-dernier jour de Fashion Week Parisienne. Marqué par une date anniversaire importante, celui des 25 ans de présence de la Directrice Artistique des collections Homme – Véronique Nichanian.  Et 25 ans dans l’univers de la mode,  c’est un petit bout d’éternité.  Eternité dans laquelle est entrée sans l’ombre d’un doute la plus ancienne maison de maroquinerie du Faubourg Saint Honoré grâce au talent conjugué de ses artisans et  des ses créatifs, dont Véronique Nichanian porte haut et fort l’étendard de l’élégance.

© Hermès SS14
© Hermès SS14

Car une fois le statut de symbole du luxe obtenu au fil de décennies d’un travail remarquable, nul besoin de faire appel à toute emphase stylistique ou à toute surenchère de superstar ; il suffit juste de se concentrer sur la définition et l’essence d’un style contemporain terriblement dans l’air du temps, élégant et décontracté. Car le style a justement bien évolué en l’espace de 25 ans, de Paris à New York en passant par Moscou et Shanghai, l’homme actuel ne définit plus forcement l’élégance par un classique trois pièces uniformisé, mais par un ensemble de détails subtilement associés.

© Hermès SS14
© Hermès SS14

Vestes une ou deux boutons délicatement ajustées, cabans court et clairs à porter dès la mis saison, Chinos en popeline de coton retroucés, portés sur des t-shirt à grandes encolures bateau, ayant définitivement remplacés les chemises, cardigans et autres t-shirt et polo en agneaux plongés luxueusement fins, ou encore mailles en jersey de lin, le tout rehaussés de foulards en twill de soie, signature de la maison, imprimés graphiques, associant d’un trait les différentes couleurs d’une gamme sourde et élégante alliant gris, marine et ocre foncé.

© Hermès SS14

Point final d’une collection aux accents délicieusement sport chic les spartiates et autre slippers en cuir de cerf ultra souple à porter à la ville comme en villégiature, le jour, tout comme le soir, et qui mettent enfin les hommes sur un certain pied d’égalité.


Ami

Bouquet final de cette Fashion Week Homme, Alexandre Mattiussi, le jeune mais néanmoins talentueux créateur de la griffe Ami, a donné rendez-vous à un parterre de privilégiés au cœur du Palais de Tokyo pour une invitation au voyage. Voyage étant le maître mot de cette collection avec en toile de fond, la reconstitution d’un hall d’aéroport à l’esprit très 50’s. Des années 50, Alexandre Mattiussi n’en a conservé que l’esprit glamour d’un homme tiré à quatre épingle, et quelques clin d’œil stylistique à l’aide de touches de Prince de Galles, car le style de l’homme Ami est indéniablement contemporain et désirable.

© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14

Contemporain à l’image de l’homme de la rue, loin de tout cliché, ou de toute norme,  du hipster au skateur, du sportif au baroudeur en passant par le businessman ayant fait tombé la veste, Alexandre Mattiussi habille tous les hommes. Et pour cela, le créateur a fait appel à un casting racé et multi ethnique mettant en avant la personnalité et la singularité de chacun des modèles, plus qu’une vision normée de ceux-ci. Ainsi, coupes afro côtoyaient barbes hirsutes et bras tatoués, des boucles presque sages avoisinaient des chevelures infinies attachées en Bun, et parfois des cheveux poivre et sel se mêlaient aux plus jeunes recrues ; l’homme dans sa multiplicité était défini.

© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14

© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14

Une fois le sujet choisi, il est temps de l’habiller. Et pour se faire, nous tenons remercier Alexandre Mattiussi du génie de la portabilité chic de ses tenues. Tailoring faussement strict, casual au motif tropical, esprit militaire revisité, le vestiaire idéal Ami est habité d’une élégante nonchalance que son apprécie tant. Ainsi, chemises impeccablement coupées et vestons cintrés se portent sur des jeans retroucés, les vestes à carreaux se mixent sans crainte aucune avec des chemises ou des pantalons à larges rayures, l’uni s’associe aux imprimés, quant aux imprimés ils se font riches, denses et tropicaux. 

© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14
© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14
Loin de tomber dans une certaine forme d’exagération, Alexandre Mattiussi nous propose une belle leçon de style, apportant sur chaque tenue, savamment équilibrée, une pointe de modernité, un soupçon de folie afin d’apporter cette touche de « fun » qui manque si souvent au dressing masculin. Collection portable et ultra désirable, Alexandre Mattiussi signe un très bel opus pour l’été prochain et qui fait rentrer indéniablement Ami dans le groupe des marques qui compte dans le paysage mode masculin. Attention It de la prochaine saison, le skate board imprimé tropical que l’on a déjà envie de s’arracher !


© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14

© Les Garçons aux Foulards - Ami SS14

Info de dernière minute, quelques jours après la présentation de cette très belle collection, Alexandre Mattiussi s’est vu décerner le prestigieux prix de l’Andam 2013 – un grand bravo !

A.