samedi 19 novembre 2011

Marc Johnson aux Beaux Arts de Paris - Atlas

C’est avec quelques petits jours de retard (péripéties inattendues oblige), que nous pouvons enfin vous parler du dernier événement culturel qui s’est tenu la semaine dernière à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris ; l’installation éphémère de l’artiste français Marc Johnson (Lauréat 2009 du Prix LVMH des Jeunes Créateur et ancien étudiant de l’école), Atlas.

© Les Garçons aux Foulards

Ou plutôt, double présentation, devrions nous dire. En effet, Atlas, se compose de deux œuvres distinctes, mais liées.
La première est une incroyable construction, réalisée en bambou et en chambres à air, installée au cœur de l’Ecole des Beaux Arts, sous la grande verrière datant de 1867. A mi-chemin entre sculpture, architecture et performance ; le visiteur pénètre, traverse, se promène au sein de l’œuvre immense, happé par son aspect grandiose et par la singularité des duels contemporain-classique, minéral-végétal, clarté-obscurité. Cage ouverte, ossature et architecture primitive, elle avoue sa structure, sa fragilité mais également sa résistance, face aux regards impassible des sculputures classiques du 19ème siècle et d'un Auguste aux traits typiquement Napoléoniens.

© Les Garçons aux Foulards

Atlas est un microcosme ; sa structure reflète l’intérêt de l’artiste pour les systèmes biologiques et leur capacité d’adaptation et d’évolution. Travail donnant l’impression d’être toujours en gestation, Atlas suggère la complexité et l’énergie d’un organisme vivant en évolution, avec le chaos comme principe sous-jacent et met en jeu les rapports de la permanence à l’évanescence et les tensions entre le monument et les éléments naturels.

© Les Garçons aux Foulards

La seconde, plus fugace, fut un ballet, également imaginé par l’artiste Marc Johnson, et qui ne fut joué qu’à deux reprises le soir du vernissage : l’Île déserte/Acte 1/Fondation.  
Inspiré des écrits de Gilles Deleuze, L’île déserte/Acte1/Fondation est un rêve, celui d’une fondation, d’une séparation, mais aussi d’une re-création, d’un re-commencement, « Elle est l’origine mais l’origine seconde. A partir d’elle tout recommence. L’île déserte est le minimum nécessaire à ce recommencement, le matériel survivant de la première origine, le noyau ou l’œuf irradiant qui doit suffire à tout re-produire...»

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Donné au sein de la cour vitrée face à l’installation éphémère de Marc Johnson, sur une scène polygonique séparée du public d’un simple jeu de lumière et de musique, la performance chorégraphique des talentueux danseurs du Conservatoire National de Danse de Paris, fut basée sur le diagramme de Boy qui permet « la modélisation d’une courbe de l’espace-temps ». Composée à partir d’une liste de Mots-Action, qui agit comme des amorces de récit, le jeu chorégraphique donne l’opportunité aux danseurs d’improviser leurs savoirs dans l’espace, au fil d’une succession de mouvements, individuels ou collectifs ; s’éloignant, se rapprochant, s’écartant, s’élançant ou encore se soutenant.

© Les Garçons aux Foulards
© Les Garçons aux Foulards

Quinze minutes incroyables d’énergie, de mouvement et de poésie sur une variation musicale réinterprétant la Toccata et la Suggestion Diabolique de Sergei Prokofiev et la Méphisto Valse de Franz Liszt, intitulée La chimère orchestrale.

© Les Garçons aux Foulards
Jeux de contrastes, de lumières, de couleurs, discours et mises en abîmes multiples, Atlas intrigue et fait réflechir. 
Sublime.
A.

mercredi 16 novembre 2011

Ventes Privées Stéphane Verdino

Troisième volet spéciale Ventes Privées automnales, avec à l’honneur cette semaine, le créateur Stéphane Verdino, qui organise les 17, 18 et 19 novembre dans son espace de la rue Charlot des soldes privées sur la dernière collection Automne-Hiver ! Inutile de vous faire un long discours, tout le monde connait ses sacs et ses cabas aux lignes sobres et au style épuré, qui ont fait sa renommé aux quatre coins du monde.
Pour cet hiver, les classiques 24h et 48h, déclinés en cuirs de veau, d’agneau, mais également en néoprène mate ou encore en matières techniques, se marient à des modèles plus mode aux accents collège anglais. Cuirs façon velours Mille Raies ou Grosse Cottes, peau retournée imprimée tartan ou encore cabas blason en gros coton tissé, tels sont les modèles phares de cet hiver.
Notre coup de cœur, les derbys et bottines montantes coordonnés aux sacs ! On les adore !!!
A découvrir et à s’offrir de toute urgence, à prix très doux, au 10 de la rue Charlot, ou bien, pour celles et ceux qui n’auraient pas le temps de se déplacer, sur le e-shop Stéphane Verdino.
Comme toujours, un petit merci et vos commentaires pour nous faire découvrir vos trouvailles ! ;-)
A&W