samedi 7 janvier 2012

Histoire de Slip...

Tiens, je sens que le titre en intrigue déjà plus d’un(e) ! Et vous avez bien raison, car nous allons parler cette semaine de celui qui, à défaut d’être toujours le roi du ballon rond, est devenu en quelques années le roi du Slip et a fait couler beaucoup d’encre en ce début d’année.




Tout d’abord suite à l’annonce (tragique) de sa non arrivée au sein du PSG et à la déception généralisée que celle-ci a procurée (bah oui, Imaginez les dizaines de milliers de supporters du club parisien qui se réjouissaient à l’idée de Mr Beckham venant sauver le mythique club de son lent endormissement ; Imaginez les Fashionistas en furie, prostrées devant les moindres faits et geste « modesque » de leur idole à l’éternelle taille 34, à savoir Victoria Beckham ; Imaginez le désarroi de toute la presse à scandale française et autres torchons people et de son lot de paparazzis charognards se pourléchant à l’idée du moindre cliché du bien trop célèbre couple Beckham ; Imaginez enfin ma déception personnelle à l’idée de savourer des images cultissimes telles que Victoria Beckham au milieu d’une foule de supporters du PSG, Victoria Beckham dans les tribunes du Parc des Princes, Victoria Beckham dans le Paris Match entourée de ses nouvelles meilleures amies, les épouses des autres footballeurs, et encore, pourquoi pas, Victoria Beckham dans un cocktail, prenant la pose avec Zaiha ; Glamourissime n’est ce pas ?) ensuite, par l’annonce de la collaboration du footballeur britannique avec la chaine de prêt-à-porter Suédoise H&M pour une ligne de sous-vêtements masculins.

Et s’il y une chose que connaît David, à l’exception du ballon rond, c’est bien les slips !

Nous nous souvenons tous d’ailleurs des deux précédentes sulfureuses campagnes publicitaires, ou le joueur du L.A. Galaxy posait, tous muscles au vent, pour la promotion de la ligne Underwear du géant du Prêt-à-Porter Italien Armani.





(Vous êtes vous d’ailleurs déjà rendu compte à quel point l’anglais « Underwear » pouvait être plus sexy que le français « Sous-vêtement » ? Idem pour « Bodywear » qui envoi notre « Vêtements de Corps » se rhabiller chez Damart ? Etrange isn’t it ?...)

Mr Beckham retente à nouveau l’aventure, à une exception près, il a cette fois-ci également dessiné les modèles.

"Ensemble, avec mon équipe design, nous avons consacré beaucoup de temps au choix des textures, des coupes et du style, pour que ces pièces soient non seulement des choses que j’aimerais porter mais aussi auxquelles je serais fier de donner ma signature", explique-t-il avec de renchérir : "Je suis vraiment satisfait du résultat final et j’espère que la clientèle masculine de H&M sera aussi enthousiaste que moi".

Résumons : un slip, un boxer, un caleçon, un boxer américain (dont la coupe XXXXL me laisse perplexe), un pantalon de pyjama (les nuits doivent être froides chez les Beckham..), un t-shirt et un débardeur, dans trois (très) originales non-couleurs, à savoir, blanc, noir, et gris, et avec une belle étiquette apparente David Beckham pour H&M, il y a décidemment de quoi crier au génie !

D'ailleurs, il n'y a pas un soucis de hauteur de nombril entre les deux photos....?




Distribuée dans les 1800 magasins en propre de la marque, la ligne sortira judicieusement à quelques jours de la très romantico-commerciale Saint Valentin, le 9 février. Voilà de quoi permettre à celles (et ceux) qui souhaiteraient consoler leur inconsolable footballeur de salon !

Réjouissons nous cependant, les photoshopés clichés de Mr Beckham ont au moins un intérêt, poursuivre l’étude des ses tatouages toujours grandissant…

Avant....
Après...


Le bonheur a un prix : 9,95 euros!

A.

mardi 3 janvier 2012

L’Artiste Graffeur JonOne s’expose à Paris

Voilà, la trêve de Noel et les festivités de fin d’année étant passées, il est grand temps à présent de nous remettre au travail et de partager avec nous l’une de nos dernière découverte. Et quoi de mieux pour débuter cette nouvelle année que de parler d’Art ? De Street Art pour être plus précis. Et pour cela, direction la Galerie Rabouan Moussion, rue Vieille du Temple dans le Haut Marais, pour nous intéresser au travail de l’Artiste Graffeur JonOne.



D’origine Dominicaine,  JonOne, de son vrai nom John Perello est né à Harlem au début des années 60, grandit dans l’un des Ghetto New-Yorkais et commence ses premières expériences de graffiti au début des années 80 sous le pseudonyme de Jon 156, du nom de la rue qu’il habite, marquant de son passage les murs des immeubles et des trains de son quartier, puis de tout New York. Précurseur dans l’univers du Street Art, il est rapidement Influencé par d’autres artistes-graffeurs New-Yorkais avec lesquels il crée et échange, et dont il observe le travail et l’évolution. Parmi eux,  Bando, A-One (Anthony Clarke) et Jean-Michel Basquiat.

La fin des années 80 marque un tournant dans l’œuvre de JonOne, avec son départ pour Paris et son installation, aux cotés d’autres artistes du mouvement Street, à l’Hôpital Ephémère ; célèbre squat des années 90, situé dans le 18ème arrondissement, ou monde de l’art, plastique et musical se croisait. C’est dans l’un de ses ateliers improvisé qu’on étaient créées ses premières œuvres sur toile, entrainant vif intérêt de la part des professionnels du monde de l’Art avec une série d’exposition au début des années 90 à Paris, Berlin, Monaco, Chicago…

Depuis, l’artiste New-Yorkais n’a cessé de s’améliorer et d’explorer de nouveaux territoires,  s’intéressant notamment à de nouveaux supports pour son travail plastique.

Et c’est là que se situe tout le propos de l’exposition City Breathes..., à savoir, la transposition du Steet Graffiti sur différents types de matériaux et de supports et plus particulièrement du passage de la traditionnelle Bidimensionalité à la Tridimensionnalité.

© Les Garçons aux Foulards


Présenté ainsi, cela pourrait intriguer. Cependant, lorsque l’on comprend que le graffiti, de par son essence repose sur « un dessin » en deux dimensions réalisé sur une surface souvent lisse (mur, parking, métro, etc.), l’idée de transposer cette forme d’art dans une nouvelle dimension est réellement novatrice.

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Ainsi, le graffiti s’épaissit et devient volume sous la forme d’incroyables sculptures alliant plexiglas, bois, aluminium et acier. Chaque trait de bombe de peinture est ici remplacé par une épaisseur de matière, soudées entre elles par de légères visses de facture industrielle, la sculpture devient légère et la couleur devient lumière. Arabesques Street tridimensionnelles, les sculptures de JonOne, sont toujours esthétiquement signées d’une flèche, devenue au fil des ans sa signature stylistique. Le nom enfin, de l’artiste, est quant à lui, finement gravé dans la transparence du plexiglas.

© Les Garçons aux Foulards


© Les Garçons aux Foulards


En parallèle de cette série de « graff’ sculptures » mises en avant par la Galerie Rabouan Moussion, se trouve une autre partie du travail de JonOne sur l’exploration de la matière et du volume.

Immense sculpture représentant l’iconique flèche, composée d’une série de pièces plates en bois superposées, peintes à la méthode Dripping.

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Imposant panneau de marqueterie « street » composé de différentes essences de bois.



Cube jouant sur les reflets et la distorsion géométrique et visuelle.



Toiles en trompe l’œil alliant peinture et collages.

© Les Garçons aux Foulards


Ou encore Tryptique composé de tableaux tridimensionnels alliant miroirs, peinture, collage et effet de transparence et de volume.

© Les Garçons aux Foulards

© Les Garçons aux Foulards

Dans chacune de ses nouvelles œuvres, les différentes « strates » servent à occuper l'espace à trois dimensions, à isoler les formes individuelles ; soulignant leur énergie tout en les mélangeant à d'autres formes pour créer des superpositions de gestes et de mouvements qui paraissent s’en échapper. Energie qui n’est que le reflet de la ville et l’action de l’homme par laquelle elle est crée.

L’évolution de JonOne en tant qu'artiste contemporain est claire, et il est au début de son exploration de la Trois Dimension ; chaque expérience dans ces nouveaux domaines remettant simultanément en question sa pratique créative et les associations faites dans son travail. Chacune de ces œuvres ayant pour objectif de faire ressentir au public, pour reprendre ses mots : « de l'excitation et de l'inattendu».

L’élégant et cosmopolite magazine Air France ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a confié à JonOne la couverture de son numéro de décembre. Un artiste à découvrir ou à redécouvrir, rapidement, l’exposition parisienne se termine en effet, dans une petite dizaine de jours, alors vite,  très vite, direction la rue Vieille du Temple !

Dernier détail, à titre indicatif de la cote ascendante du Street Art, pour celles et ceux qui souhaiteraient par avance acquérir l’une de ses œuvres (et vous auriez d’ailleurs parfaitement raison), il faudra compter autour des 30 000 euros pour l’un de ses grands formats. Mais comme on dit… « Quand on aime, … »

A.


JonOne – The City Breathes…


  Jusqu'au 12 Janvier 2012