samedi 9 mai 2015

Camargue – Voyage en terre Bohème



Il est des voyages que l’on attend de faire depuis longtemps, nourri au fil des mois, des années, d’images, de fantasmes colorées et chatoyants. Le sud de la France, terre infinie chargée d’ocres, de rouges et de terre de sienne en fait partie, et chaque nouveau séjour dans l’une de ses villes gorgée de soleil et d’azur est une découverte, une invitation au voyage - physique et spirituel. C’est au détour d’une escapade dans la très catalane ville de Montpellier, que nous avons eu la chance de faire notre première rencontre de la Camargue.

© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Terre isolée, sauvage, presque reclus, entre étangs, rizières, salines et vignobles des Sables, tout n’y est que mystère. Des taureaux sauvages, aux mas et ses chevaux blancs, c’est tout un monde onirique qui s’offre à nous. Odeurs d’herbes folles, contrastes intense de vert et de bleu, cheveux au vent et multiples rangs de pierre pour des virées montées à dos de chevaux Camarguais jusqu’aux portes de l’immaculée Sainte Marie de la Mer. Village célébré pour ses multiples saintes depuis l’époque Médiévale, escale incontournable pour tous les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle, il est aujourd’hui le rendez-vous d’une nouvelle Bohème, venue célébrer plusieurs fois l’an la Sainte Patronne des Gitans, Sainte Sara en sa crypte Romane.

© Les Garçons aux Foulards - Sainte Marie de la Mer


Et quelle découverte, quelle sensation que de descendre de quelques marches dans la crypte obscure de l’église romane, scintillante de centaines de luminions allumés par les fidèles ou les touristes de passage et de flâner, nus pieds, dans les ruelles blanches de chaux aux portes colorées de vert pâle et de bleu profond avant de tomber nez-à-nez face aux sublimes taureaux de Camargue, traversant la ville de l’arène à leur manade, entourés des Gardians montés à cheval – merveilleux cliché tout droit sortit d’un film des années 50 qui m’a suivit tout au long de cette journée.



© Les Garçons aux Foulards - Sainte Sara

Coté look, le cœur vibrant, nourri de cet imaginaire fantasmagorique, l’envie d’accumuler les bijoux, les bracelets, les couleurs et les tissus légers et confortables est venue d’elle même.

© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Chinos Slim clair Zara, base masculine ultra facile servant d’élément sage pour mettre en valeur les autres pièces d’une tenue et apporter une note classique, associé ici à une tunique fluide en sergé de coton fin Sandro. Immense col tunisien que l’on ne souhaite que porter ouvert pour jouer sur les contrastes de la peau nue et des multiples rangs de pierres et chaînes fines en argent.

© Les Garçons aux Foulards - Sandro

Monomaniaque ? Totalement Addict vous avez dit ? Sans doute oui !… Année après année, le nombre de bijoux portés, associés, ne cesse d’augmenter ; racontant chacun un souvenir, un voyage, un cadeau. Des multiples chaînes et pendentifs Corpus Christi que je collectionne amoureusement et qui ne quittent jamais mon cou, aux colliers en perles de rocailles indiennes et soie orange chinés à Lisbonne, à celui en onyx noir rapporté d’un séjour à Madrid, en passant par mes Labradorites et Pierres de Lune porte bonheur signés Taylor Wave et réalisés en Inde, c’est finalement toujours autour des couleurs grises, argent et noires, juste soulignés de détails or que l’histoire se raconte ; mettant en avant ce jour là l’une de mes pièces préférées – mon collier messager Ehawee.


© Les Garçons aux Foulards - OOTD - Camargue

Histoire d’une rencontre il y a quelques années de cela, de sa jeune et talentueuse créatrice Somya Aljamali, qui venait de lancer sa collection de bijoux porte bonheur, pour laquelle nous étions totalement tombé amoureux. Amulette en cuir cousue main, apposée sur un lien tressé ou une rangée de pierres semi-précieuses, elle protège un flacon enfermant en son sain un message de paix calligraphié, toujours différent, à porter contre sa peau, exactement sur le plexus solaire, comme un précieux talisman.
 
© Les Garçons aux Foulards - Collier Messager Ehawee

Depuis Ehawee a grandit, murit et a ouvert sa première boutique au cœur du vieux Montpellier, à l’ombre de Saint Roch, saint patron de la jolie ville ensoleillée, rue du Plan d’Agde, ou elle expose ses trouvailles venant des quatre coins du monde - bijoux en pierres semi-précieuses chinées en Asie, sublimes tapis Beni Ourain tissés à la main apportés des montagnes de l’Atlas, ou objets artisanaux réalisés par des tribus Indiennes d’Amérique, Somya décline son univers bohème, chic et coloré entre ses collections de bijoux et objets de décoration du monde. Impossible de résister, et c’est paré d’un collier Navajo en perle de rocaille turquoise et soie rouge Shashi porté en bracelet multi rang que je suis reparti.

© Les Garçons aux Foulards / Shashi - Serge Thoraval - Gag&Lou - Dinh Van - Hod

Toujours une histoire d’or, de gris et d’argent, il est venu tenir compagnie à mes autres bijoux fétiches. Fil de soie tressé de perles d’argent déniché rue de Sévigné chez Gag&Lou, jonc en vermeil clouté trouvé lors d’une expédition shopping chez Hod, lien en argent Dinh Van m’emmenottant à une très jolie rencontre amicale, et délicat et poétique fil d’argent gravé de l’atelier parisien Serge Thoraval, nous invitant à un moment d’onirisme « S’asseoir et regarder le ciel » que nous ne prenons plus suffisamment le temps de faire.



© Les Garçons aux Foulards - Sainte Marie de la Mer

Nus pieds dans la vieille ville et sur le sable presque noir de Sainte Marie de la Mer, c’est tout de même chaussé et plutôt coloré que de Montpellier le voyage a commencé. Il est pourtant bien rare que vous me voyez ici en basket et autre chaussure de sport, mais je dois avouer avoir totalement succombé (et oui, moi aussi) à la running version ultra pop Roshe Flyknit Nike. Blanc, vert d’eau et virgule jaune fluo, la couleur prends tout son sens sous le soleil Méditerranéen.

© Les Garçons aux Foulards - Nike Roshe Flyknit

L’autre note couleur vient des lunettes de soleil polarisées. Totalement Addict depuis l’année dernière à cette idée ultra métallisée, j’alterne selon les looks entre verre rouge, jaune, bleu et argent. Monture façon corne et verre turquoise métallisé, c’est aujourd’hui le petit coup de cœur H&M de la saison.

© Les Garçons aux Foulards - Solaires H&M


A.

*Maille en cachemire Printemps porté sur les épaules


mercredi 29 avril 2015

Opera Gallery – Voyage initiatique en pays d’Art

© Les Garçons aux Foulards - Yue Minjun - White clouds in blue sky - 2013

Paris est une ville qui réserve décidemment beaucoup de surprises. Chaque jour, qu’il fasse un merveilleux ciel bleu comme c’est le cas ces derniers jours, ou que l’horizon se transforme en son célèbre Gris Souris, nous nous rappelons à quel point nous avons de la chance de pouvoir y habiter. A chaque coin de rue, toujours une surprise ; un nouveau café, une nouvelle boutique, une nouvelle galerie, une nouvelle énergie qui ouvre ses portes, nous invitant à de nouvelles découvertes sensorielles.  Et cette semaine, c’est du monde de l’art que nous vient cette énergie vibrante et créatrice ; et plus précisément d’une galerie d’art – l’Opéra Gallery.

© Les Garçons aux Foulards - Andy Warhol

Nom qui devrait sans doute évoquer tout un univers un certain d’entre vous, tant l’aura de celle-ci a grandit au fil des années et de son développement parisien et même international. En effet, depuis une vingtaine d’année, Opéra Gallery, grâce à une sélection riche et pointue a su devenir un acteur incontournable du monde de l’art contemporain, réunissant un fond d’œuvres aussi éclectique que remarquables, rassemblant les signatures emblématiques du XXème siècle et d’autres parmi les plus prometteuses de notre époque. 

© Les Garçons aux Foulards - Bernard Buffet - Torero bleu - 1987

Une aventure construite pas à pas par Gilles Dyan, son directeur artistique, faisant au fil des années d’Opéra Gallery un réseau international de 12 galeries sur 4 continents, de Paris à New York en passant par Londres, Genève et Hong Kong ou encore Miami et Dubaï offrant à une clientèle composée de collectionneurs fortunés du monde entier un catalogue unique d’œuvres et d’artistes, des toiles de maitres modernes tels que Pablo Picasso, Marc Chagall, Bernard Buffet, Henri Matisse, Alexander Calder ou Andy Warhol - pour ne nommer qu’eux - jusqu’aux œuvres d’artistes contemporains tels que Marc Quinn, Yayoi Kusama, Yue Minjun, David Mach, Gérard Rancinan, Lita Cabellut, Joe Black, entre autres.

© Les Garçons aux Foulards - Botero

Et c’est à Paris, en plein cœur du Triangle d’Or, plus habitué au scintillement des maisons de mode qu’à la discrétion feutrée du monde de l’art, plus précisément au 62 rue du Faubourg Saint-Honoré, que vient d’ouvrir le nouvel espace Opéra Gallery, investissant l’un des lieux mythiques du quartier qui a accueillit, sous son sublime escalier Art Déco, au fil des décennies, les vaisseaux amiraux de Versace ou John Richmond avant de quitter l’univers de la mode pour investir celui plus pérenne de l’art.  

Pablo Picasso - Tête d'homme - 1967
© Les Garçons aux Foulards

Un « cabinet de curiosités contemporain » qui présente sur les même cimaises, dans une correspondance éclairée, maitres et talents émergents, courants et générations, matières et couleurs. Mélange extravagant pour certains, lecture bienvenue pour d’autres, l’art ici n’est plus une histoire d’Écoles, de mouvements artistiques, de mediums, mais bien celle de la découverte, de coups de cœur, de rapports improbables réussis. Un véritable parcours patrimonial inédit offert à la contemplation, à la collection.

© Les Garçons aux Foulards - Federico Uribe - Portrait #1

Et pour cette première exposition au public, Gilles Dayan a souhaité sortir des sentiers battus. Ainsi, au fil de notre déambulation artistique, nous nous retrouvons confronté aux personnages farceurs ou bagarreurs de Robert Combas et à l’esthétique vibrante de Lita Cabellut, aux conversations intimes entre le « Folklore Planétaire » de Victor Vasarely et la mosaïque de ready-mades de Joe Black, au voisinage exaltant entre la schématisation bienheureuse d’André Brasilier et les nuances toutes contrastées, entre ombre et lumière, de Pierre Soulages. 

© Les Garçons aux Foulards - Son Bong-Chae
© Les Garçons aux Foulards - Son Bong-Chae

Que dire enfin des œuvres de la fascinante et inclassable Yayoi Kusama, hors du temps, séduite par la modestie généreuse et la robustesse de citrouilles hallucinogènes, dans lesquelles elle en tire une forme d’autoportrait. Que dire encore de Gérard Rancinan qui fait de la photographie un instrument de la pensée, témoin éveillé des métamorphoses de notre Humanité.

© Les Garçons aux Foulards - Li Tianbing - Yark Racks



Quelle merveille, quel luxe artistique de pouvoir se promener entouré d’une sélection de certaines de œuvres contemporaines les plus iconiques de notre époque. Peintures, sculptures, photographies, design... autant d’artistes, d’œuvres, de pluralités de regards, de propositions qui nous questionnent, nous interrogent, nous soumettent à un imaginaire infini, faisant ainsi d’Opéra Gallery l’un des plus beaux espaces parisien réservé à l’art contemporain. A découvrir sans plus tarder !

A.


Opéra Gallery

Exposition - GRAND OPENING 


62, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris


Du lundi au samedi 10h - 19h30, le dimanche 11h - 19h


http://www.operagallery.com


© Les Garçons aux Foulards